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La fouille des téléphones des ex-assistants de Netanyahu approuvée

Mais un panel de 9 juges critique la police pour avoir illégalement lancé l'examen des téléphones de Yonatan Urich et d'Ofer Golan

De droite à gauche, Ofer Golan, le manager de la campagne du Likud, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le conseiller numérique Topaz Luk et le porte-parole du Likud Jonatan Urich à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 20 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
De droite à gauche, Ofer Golan, le manager de la campagne du Likud, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le conseiller numérique Topaz Luk et le porte-parole du Likud Jonatan Urich à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 20 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Cour suprême a approuvé mardi une perquisition de la police dans les téléphones de deux assistants de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu qui sont accusés d’avoir tenté d’intimider un témoin clé du procès contre leur ancien patron, même si une précédente perquisition a été menée illégalement.

La décision a été prise par un panel élargi de neuf juges, confirmant les décisions prises il y a un an par un panel plus restreint de la Cour suprême et il y a deux ans par le tribunal de district de Tel Aviv. L’enquête sur les anciens conseillers de Netanyahu, Yonatan Urich et Ofer Golan, avait été gelée jusqu’à ce qu’une décision finale du tribunal sur la perquisition téléphonique soit prise.

Bien qu’ils aient approuvé la perquisition téléphonique, les juges ont critiqué la police, déclarant que leur décision « n’atténue pas la nature inacceptable » des actions des enquêteurs et qu’ « il faut s’attendre à ce que de tels cas ne se répètent pas. »

Avec l’un des neuf juges – Yosef Elron – dissident, les juges ont établi des lignes directrices pour assurer la protection de la vie privée dans les enquêtes futures, exhortant la Knesset à légiférer sur la question dès que possible.

Shlomo Filber, directeur général du ministère de la Communication, arrive pour une audience au tribunal de première instance de Rishon Lezion, le 18 février 2018. (Crédit : Flash90)

À l’origine, le tribunal de première instance de Tel Aviv avait décidé en janvier 2020 que la police pouvait effectuer une fouille limitée du téléphone du directeur de campagne de Netanyahu, Ofer Golan, et ne pouvait pas fouiller le téléphone du porte-parole du Likud, Jonatan Urich, soulignant que la demande de mandat de perquisition pour ce dernier appareil était basée sur des preuves obtenues lors de précédents examens non autorisés des appareils.

Cette décision a fait l’objet d’un appel par l’État, qui a fait valoir qu’il y avait suffisamment de preuves pour justifier la perquisition au moment où le mandat a été demandé. Les décisions ultérieures signifient que la police peut fouiller les téléphones personnels des deux hommes.

Les assistants sont soupçonnés d’avoir harcelé le témoin Shlomo Filber, ancien directeur de campagne du Likud et confident de longue date de M. Netanyahu.

Filber est un témoin clé dans l’affaire 4000, dans laquelle le Premier ministre est accusé d’avoir fait avancer des décisions réglementaires bénéficiant à Shaul Elovitch, l’actionnaire majoritaire du géant des télécommunications Bezeq, en échange d’une couverture positive du site d’information Walla, appartenant à Elovitch. Filber était alors directeur général du ministère des Communications, que M. Netanyahu a dirigé en tant que ministre pendant une partie de la période examinée par les procureurs.

L’homme d’affaires israélien Shaul Elovitch arrive pour une prolongation de sa détention provisoire dans l’affaire 4000 au tribunal de première instance de Rishon Letzion, le 18 février 2018. (Flash90)

Filber a été arrêté et interrogé sur son implication dans l’affaire avant de devenir un témoin de l’État. Les responsables du Likud sont soupçonnés d’avoir envoyé une camionnette au domicile de Filber avec des haut-parleurs, diffusant des allégations selon lesquelles il aurait menti sur l’affaire.

La perquisition des téléphones avait déjà été vivement critiquée par des politiciens du Likud ainsi que par l’ancien Premier ministre lui-même, qui l’avait qualifiée d’ « attaque terroriste contre la démocratie israélienne et le droit à la vie privée de chaque citoyen ».

Outre l’affaire 4000, dans laquelle Netanyahu est accusé de corruption, de fraude et d’abus de confiance, il est également accusé de ces deux derniers délits dans deux autres affaires le concernant.

M. Netanyahu nie tout acte répréhensible et affirme être victime d’une chasse aux sorcières impliquant l’opposition, les médias, la police et les procureurs de l’État.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

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