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La hotline du ministère de la Santé saturée ; les protocoles de dépistage confus

Les sites de dépistage sont bondés et les Israéliens ont du mal à comprendre si et quand ils doivent se faire dépister, certains éviteraient l'isolement en ne se faisant pas tester

Des personnes font la queue à l'entrée d'un centre de dépistage de l'antigène rapide COVID-19 du Magen David Adom dans la Cité du Cinéma à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Des personnes font la queue à l'entrée d'un centre de dépistage de l'antigène rapide COVID-19 du Magen David Adom dans la Cité du Cinéma à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

De longues files d’attente ont été observées dimanche dans les centres de dépistage du COVID-19 à travers le pays après l’entrée en vigueur de nouvelles règles. Les centres de service et d’information du ministère de la Santé ont connu des dysfonctionnements et certains Israéliens refuseraient de passer des autotests et de se mettre « volontairement » en quarantaine.

Selon les nouvelles règles de dépistage, les personnes âgées de plus de 60 ans ou à haut risque sont prioritaires dans les stations de dépistage par PCR. Les personnes de moins de 60 ans et entièrement vaccinées sont encouragées à effectuer un test antigénique, soit à domicile, soit dans une station de dépistage et peuvent utiliser ces résultats pour obtenir une exemption de quarantaine si elles sont exposées à un porteur de coronavirus confirmé.

Les Israéliens ont envahi les pharmacies pour acheter des autotests antigéniques depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles, bien que certains experts de la Santé aient averti qu’ils étaient beaucoup moins fiables que les tests PCR, en particulier lorsqu’il s’agit de détecter la souche Omicron du coronavirus.

Les nouvelles règles ont été annoncées dans un contexte de forte augmentation des infections dues à la souche Omicron, hautement infectieuse, qui avait mis à rude épreuve les centres de test PCR, car de plus en plus de personnes venaient se faire tester après être entrées en contact avec des porteurs.

Un test rapide d’antigène COVID-19 est effectué à Jérusalem, le 5 janvier 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Depuis le changement, les centres de test antigénique ont été inondés de personnes venant se faire tester. Dimanche, certaines personnes ont déclaré avoir attendu plus de trois heures dans un centre de Jérusalem à Ein Yael. Pendant ce temps, les pharmacies ont signalé des pénuries de kits de test à domicile.

Plusieurs médias israéliens ont rapporté que la ligne d’assistance téléphonique du ministère de la Santé pour les demandes de renseignements sur les tests et les règles passeport vert avait été saturée et des périodes d’attente interminables se sont soldées par un échec. Certains appels ont été rapidement déconnectés, et aucun service n’a été fourni via le service WhatsApp du ministère.

Selon Ynet, le service du ministère qui gère la ligne d’assistance téléphonique a déclaré qu’il recevait environ 45 000 appels par jour, « ce qui crée effectivement un trafic important. »

De nombreuses personnes ont essayé d’obtenir des informations sur les nouvelles règles de dépistage, ne sachant pas si ou quand elles doivent se mettre en quarantaine ou se faire tester.

Tests antigéniques rapides COVID-19, 29 septembre 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90 )

Le site d’information Walla a cité plusieurs personnes qui ont déclaré que puisque les nouvelles règles font peser la responsabilité de se faire tester sur la population générale, sans application, elles n’ont pas l’intention de se faire tester à moins d’y être contraintes.

« J’ai été malade dans le passé et ce n’était pas grave du tout. Ce qui était terrible, c’était la quarantaine », a déclaré Arielle, une femme de 22 ans de Jérusalem, identifiée uniquement par son prénom. « J’ai l’impression qu’il n’y a aucune raison que je m’isole volontairement pendant 10 jours quand je vois que [le virus] n’affecte pas mes jeunes amis. J’ai l’impression que tout le monde est déjà malade. Je vais simplement faire attention à ne pas voir mes grands-parents au cours des prochaines semaines. »

Les personnes interrogées ont également cité d’autres raisons de ne pas se faire dépister, notamment le manque de fiabilité des tests antigéniques – en particulier contre la souche Omicron – le prix des kits des autotest et l’absence de compensation pour les jours de travail perdus.

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