La première partie du plan de relance économique approuvée
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La première partie du plan de relance économique approuvée

Le plan "permettra aux salariés et aux indépendants de recevoir directement de l'argent sur leur compte et ceci pour les 12 mois à venir", a indiqué Benjamin Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse sur le coronavirus à son bureau de Jérusalem, le 9 juillet 2020 (Capture d'écran :  YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse sur le coronavirus à son bureau de Jérusalem, le 9 juillet 2020 (Capture d'écran : YouTube)

Accusé de mauvaise gestion de la pandémie de Covid-19, le gouvernement israélien a voté dimanche en faveur d’un plan d’aide, annoncé jeudi soir, visant à affronter les conséquences économiques de la crise sanitaire, à destination des travailleurs indépendants.

« Ce jeudi, nous avons annoncé la création d’un filet économique pour l’année à venir et ce matin, nous avons voté la première partie de ce plan en accordant des avances immédiates aux indépendants », a indiqué le Premier ministre, Benjamin Netanyahu sur Twitter.

L’annonce intervient au lendemain d’une manifestation à Tel-Aviv ayant rassemblé des milliers de personnes, protestant contre la gestion de la pandémie par le gouvernement.

« Les personnes qui n’ont pas reçu un seul shekel sur leur compte en banque ces quatre derniers mois sombrent doucement mais sûrement dans le désespoir », a affirmé dimanche Roy Cohen, président de la Chambre israélienne des organisations et entreprises indépendantes. « L’argent aurait dû être versé rapidement et les gens (en confinement) auraient dû pouvoir sortir doucement » de chez eux, a-t-il lancé à la radio israélienne.

Le taux de chômage en Israël a bondi ces derniers mois, passant de 3,4 % en février à 27 % en avril, avant de redescendre légèrement en mai à 23,5 %. Les chiffres de juin n’ont pas encore été publiés.

Des milliers d’Israéliens manifestent sur la place Rabin à Tel Aviv, appelant au soutien financier du gouvernement israélien au milieu de la crise des coronavirus, le 11 juillet 2020. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, Israël avait imposé mi-mars un strict confinement durant lequel seuls les professionnels exerçant des métiers jugés essentiels avaient été autorisés à travailler et tout rassemblement public était interdit.

Si des salariés ont pu demander des allocations chômage, les travailleurs indépendants arguent que nombre d’entre eux attendent depuis des mois l’aide promise par le gouvernement.

« Nous allons accorder immédiatement une aide aux travailleurs indépendants », a promis dimanche M. Netanyahu au début du conseil des ministres hebdomadaire, précisant que cette aide serait au maximum de 7 500 shekels (1 920 euros).

L’aide s’inscrit dans un plan global annuel de 90 milliards de shekels (environ 22,5 milliards d’euros) annoncé jeudi et qui doit être adopté lundi par le gouvernement et le Parlement.

Le plan « permettra aux salariés et aux indépendants de recevoir directement de l’argent sur leur compte et ceci pour les 12 mois à venir », a indiqué M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

tzik Shmuli à une conférence à Tel Aviv, le 14 janvier 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Itzik Shmuli (Parti travailliste), se serait querellé avec le Netanyahu lors de la réunion. « Il n’est pas étonnant qu’il y ait actuellement un manque de confiance de la part des indépendants », a déclaré M. Shmuli lors de la réunion, selon la Douzième chaîne, ajoutant que c’est « à cause de ce que nous avons promis jusqu’à présent, parce que la compensation dans ce schéma n’est pas assez élevée et que les indépendants ont donc raison ».

« Il n’est pas étonnant que l’on ait le sentiment d’avoir jeté un nœud de pendu dans leur direction, plutôt qu’une bouée de sauvetage », a-t-il déclaré.

Netanyahu aurait riposté : « Écoutez, jeune ministre, ne me parlez pas en slogans. Je ne suis pas prêt à parler des nœuds de pendu parce que c’est ce qui finira par se faire savoir [dans les médias]. Vous avez de grandes responsabilités ici ; vous êtes ministre au sein du gouvernement ; vous ne pouvez pas parler en termes aussi généraux ».

Le gouvernement a levé certaines restrictions à la fin du mois de mai, mais en a annoncé de nouvelles la semaine dernière, comme la fermeture des bars, des boîtes de nuit et des salles de sports, après avoir constaté une hausse rapide du nombre de cas d’infection au Covid-19.

Les autorités ont officiellement recensé plus de 38.200 malades, dont plus de 350 sont décédés, selon un bilan communiqué dimanche.

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