L’armée toujours à la recherche du tireur de Barkan
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L’armée toujours à la recherche du tireur de Barkan

Sept personnes ont été arrêtées lors d'opérations militaires qui sont toujours en cours dans le village de Shuweika, près de Tulkarem

Sept Palestiniens ont été arrêtés en Cisjordanie aux premières heures de la journée de mardi, au troisième jour de la recherche de l’auteur présumé de la fusillade meurtrière qui a eu lieu dans la zone industrielle de Barkan.

L’armée israélienne, le Shin Bet et la police des frontières ont mené des opérations conjointes dans le village de Shuweika, près de Tulkarem, au domicile d’Ashraf Na’alowa, 23 ans, qui a tué dimanche deux de ses collègues, Kim Levengrond-Yehezkel, 28 ans, et Ziv Hajbi, 35 ans, et a blessé Sara Vaturi, 54 ans, avec son arme de type Carlo.

Après la fusillade, Na’alowa a fui la scène. Une chasse à l’homme de grande ampleur a été mise en place et des troupes ont été déployées en Cisjordanie afin d’empêcher d’autres attaques, a indiqué l’armée.

Opération de l’armée israélienne dans le village de Shuweika, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018. (Crédit : armée israélienne)

L’armée a mené une seconde opération dans le village de Beit Sira, près de Ramallah, à la recherche d’une cellule de financement du terrorisme. Dans la nuit de lundi à mardi, les soldats israéliens ont découvert des milliers de shekels en espèces qui, selon l’armée, étaient destinés à financer des réseaux terroristes en Cisjordanie.

Les autorités n’ont fourni aucun détail sur la recherche de Na’alowa mardi matin.

Opération de l’armée israélienne dans le village de Shuweika, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018. (Crédit : armée israélienne)

Les responsables pensent que Na’alowa, qui aurait laissé une lettre de suicide avant l’attentat, est prêt à tirer sur les soldats qui l’épingleront et qu’un échange de tirs serait mortel.

Après l’attentat de dimanche, des membres de la famille de Na’alowa et d’autres personnes ont été arrêtées par l’armée puis interrogés par les services de sécurité du Shin Bet afin de déterminer s’ils ont pris part à la fusillade ou ont participé à sa fuite, a indiqué l’armée.

Le Shin Bet a confirmé lundi que le frère et la sœur du suspect avaient bien été arrêtés. Le frère a été arrêté et la sœur a été interrogée puis relâchée, a précisé le Shin Bet. Au total, l’armée israélienne a arrêté 19 personnes au cours des opérations menées avant l’aube en Cisjordanie lundi.

Opération de l’armée israélienne dans le village de Shuweika, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018. (Crédit : armée israélienne)

Lundi soir, les proches du tireur ont publiquement appelé Na’alowa à se rendre aux autorités israéliennes, sur plusieurs radios israéliennes.

Lundi, une source au sein de l’Autorité palestinienne a déclaré au site d’information Ynet que la police de l’AP prenait part aux efforts déployés pour retrouver Na’alowa. Cette même source a ajouté que les responsables de sécurité de l’AP préféreraient le remettre à leurs homologues israéliens.

Ashraf Walid Suleiman Naalowa, un Palestinien soupçonné d’avoir perpétré un attentat terroriste meurtrier le 7 octobre 2018 dans la zone industrielle de Barkan au nord de la Cisjordanie. (Autorisation)

L’armée a lancé une enquête pour déterminer, entre autres, comment l’arme a pu entrer dans la zone industrielle, et si le terroriste avait l’intention de garder Levengrond Yehezkel en otage, étant donné qu’il a utilisé des attaches en plastique pour la menotter.

Levengrond Yehezkel était secrétaire du PDG et Hajbi travaillait au service de comptabilité. Na’alowa travaillait comme électricien pour le groupe Alon.

L’armée a également indiqué que Na’alowa n’avait pas d’antécédents terroristes et n’était affilié à aucun groupe terroriste, même si plusieurs d’entre eux ont salué son acte.

Sa mère, Hava, des proches et des amis lors des funérailles de Kim Levengrond Yehezkel, 28 ans, l’une des deux victimes d’un attentat terroriste survenu dans la matinée du 7 octobre 2018, à Rosh Haayin. (Crédit : AFP PHOTO / Gil COHEN-MAGEN)

Les familles de Levengrond Yehezkel et de Hajbi ont fait don des organes de leurs proches.

Les entreprises du parc industriel de Barkan, situé non loin de la ville-implantation d’Ariel, emploient près de 8 000 personnes, dont la moitié sont des Palestiniens.

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