L’Autorité palestinienne dit avoir déjoué « l’accord du siècle » de Trump
Le porte-parole d'Abbas a affirmé que la proposition n'était pas encore morte et averti qu'elle pourrait s'avérer être un accord régional aux conséquences imprévisibles
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L’Autorité palestinienne (AP) a estimé samedi qu’elle avait contrecarré les efforts de paix américains, même si elle a estimé que « l’accord du siècle » n’avait pas encore complètement sombré.
Un porte-parole du président de l’AP Mahmoud Abbas a affirmé que le plan de paix de la Maison Blanche aurait des implications régionales s’il devait être adopté, comme l’affaiblissement de la souveraineté des états régionaux.
Nabil Abu Rudeineh a déclaré dans un communiqué transmis par l’agence de presse palestinienne officielle Wafa que l’initiative de paix américaine avait été déjouée par la « fermeté » des Palestiniens et l’engagement de l’AP en faveur de sa population, et il a appelé les Etats palestiniens et arabes à « se rassembler… pour empêcher la transformation de l’accord du siècle » en une réalité régionale aux conséquences imprévisibles.
Il a estimé que les progrès du plan de paix américain, qui doit encore être rendu public, « ont été ralentis mais ils ne sont pas terminés ». Il a fustigé Washington pour sa « partialité flagrante en faveur d’Israël et le déséquilibre du pouvoir [créé] ».
« La région se trouve dorénavant à un carrefour pour décider du sort de questions de principe qui touchent les intérêts des populations », a ajouté Abu Rudeineh.
Les Palestiniens, ces derniers mois, n’ont cessé de fustiger la proposition de paix du président américain Donald Trump et ils ont accusé ses envoyés d’oeuvrer à renverser l’AP et de séparer de manière permanente la Cisjordanie de la bande de Gaza dirigée par le Hamas que les Palestiniens envisagent dans le cadre de leur futur état, avec Jérusalem-est comme capitale.
Jared Kushner, haut-conseiller et gendre de Trump, a riposté aux critiques palestiniennes au cours d’une visite à Jérusalem effectuée le mois dernier, disant que l’AP « a peur » du plan de paix américain parce que les Palestiniens salueraient par ailleurs certainement ce qu’il offre.
Kushner et l’envoyé américain Jason Greenblatt n’ont pas rencontré Abbas ou d’autres responsables palestiniens durant ce voyage. L’AP boycotte la Maison Blanche depuis la décision prise par Trump, au mois d’octobre, de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d’Israël.
Dans sa déclaration, Abu Rudeineh a affirmé que l’absence d’un état palestinien dont la capitale se trouverait à Jérusalem-est était responsable du « chaos prévalent » dans la région.
« Tant que Jérusalem brûle, le monde arabe continuera à brûler, ce qui est contraire aux nécessités de la sécurité régionale », a-t-il dit.
Abu Rudeineh a également mis en garde contre des « répercussions soudaines » dans la région, comme la « partialité flagrante » des Etats-Unis envers Israël.
« Ils ont créé de lourds fardeaux que nous devons tous porter et affronter pour établir la sécurité et offrir un meilleur avenir pour la région et pour ses populations », a-t-il dit.
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