Le Grand Orient de France juge « inacceptable » tout hommage à Pétain
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Le Grand Orient de France juge « inacceptable » tout hommage à Pétain

La principale obédience maçonnique française s'est indignée qu'un tel hommage puisse être rendu celui "qui fut un ennemi de la République, qui a trahi et déshonoré notre pays"

L'entrevue de Montoire, le 3 octobre 1940, entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler (Crédit : wikimedia commons)
L'entrevue de Montoire, le 3 octobre 1940, entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler (Crédit : wikimedia commons)

Le Grand Orient de France (GODF), principale obédience maçonnique française, a qualifié jeudi d' »inacceptable » tout hommage rendu au maréchal Pétain « quel qu’en soit le prétexte », en réponse aux propos polémiques d’Emmanuel Macron sur le chef du gouvernement collaborationniste de Vichy.

« Le Grand Orient de France s’indigne qu’un tel hommage puisse être rendu par la Nation à Philippe Pétain, qui fut un ennemi ouvertement déclaré de la République, qui a trahi et déshonoré notre pays », a indiqué le GODF dans un communiqué.

Le président de la République a suscité une vive polémique mercredi autour du maréchal Pétain, en jugeant « légitime » d’inclure celui qui fut « un grand soldat » durant la Première Guerre dans un hommage aux chefs militaires samedi aux Invalides.

« La parenthèse scélérate et collaboratrice de Vichy reste une tache indélébile de notre Histoire qui rend inacceptable tout hommage à son chef, quel qu’en soit le prétexte », a ajouté l’organisation franc-maçonne.

Ces propos ont également soulevé l’indignation de nombreuses personnalités politiques et du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Logo du Grand Orient de France.

L’exécutif a tenté mercredi d’apaiser les esprits, l’Elysée soulignant que le chef d’état-major irait samedi « fleurir la tombe des cinq maréchaux qui sont aux Invalides où il n’y a pas Pétain ».

En avril dernier, le GODF avait déjà interpellé le chef de l’Etat après son discours devant les évêques au collège des Bernardins, lors duquel M. Macron avait appelé à « réparer » le lien « abîmé entre l’Église et l’État ».

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