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Le ministre des Affaires étrangères de l’AP visite le mémorial de la Shoah à Berlin

Ce geste de Riyad al-Maliki intervient 3 mois après que Mahmoud Abbas, lors d'une visite dans la même ville, a accusé Israël d'avoir commis "50 holocaustes" contre les Palestiniens

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riad al-Maliki, à gauche, et l'ambassadeur palestinien en Allemagne, Laith Arafeh, visitant le mémorial de la Shoah à Berlin, le 17 novembre 2022. (Crédit : Laith Arafeh/ Twitter)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riad al-Maliki, à gauche, et l'ambassadeur palestinien en Allemagne, Laith Arafeh, visitant le mémorial de la Shoah à Berlin, le 17 novembre 2022. (Crédit : Laith Arafeh/ Twitter)

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, a effectué une rare visite au mémorial de la Shoah à Berlin, alors qu’il se trouvait en Allemagne jeudi pour une visite diplomatique.

« Nous nous sommes souvenus des victimes du crime le plus atroce de l’histoire de l’humanité », a écrit l’ambassadeur palestinien en Allemagne, Laith Arafeh, dans un tweet qui comprenait une photo de la visite.

Cette visite a eu lieu trois mois après que le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a été critiqué pour avoir déclaré, lors d’une conférence de presse à Berlin avec le chancelier allemand Olaf Scholz, qu’Israël avait commis « 50 Holocaustes » contre les Palestiniens au fil des années.

Cette remarque a suscité des condamnations de la part de responsables israéliens, américains et européens, et la police allemande a annoncé quelques jours plus tard qu’elle avait ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer si cette déclaration constituait un acte illégal. La banalisation de la Shoah est un délit pénal en Allemagne.

Aucune annonce d’une enquête approfondie n’a cependant été faite. Abbas aurait de toute façon bénéficié de l’immunité diplomatique. Néanmoins, il est revenu sur ses propos dès le lendemain, en utilisant le même langage que celui employé par Arafeh jeudi, en qualifiant la Shoah de « crime le plus atroce de l’histoire humaine moderne ».

Abbas avait alors déclaré qu’il voulait à tout prix « souligner que sa réponse n’avait pas eu pour objectif de nier la singularité de la Shoah survenue au siècle dernier » et qu’il « condamnait » le génocide « dans les termes les plus forts ».

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, à droite, et le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d’une conférence de presse conjointe à la Chancellerie, à Berlin, le 16 août 2022. (Crédit : Jens Schlueter/AFP)

Abbas avait déjà, par le passé, suscité un tollé pour ses propos sur la Shoah, affirmant notamment en 2018 que « le comportement des Juifs » – et non l’antisémitisme – avait été à l’origine du génocide des Juifs européens par l’Allemagne nazie. Il avait ultérieurement présenté ses excuses et réitéré son « respect pour la foi juive. »

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