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Le sénateur américain Robert Menendez accusé de trafic d’influence au profit du Qatar

La justice fédérale l'accuse d'avoir facilité un investissement qatari dans un projet immobilier dans le New Jersey, près de New York, contre des pots-de-vin

Le sénateur Robert Menendez s'exprimant lors d’une audience du Comité sénatorial des banques, du logement et des affaires urbaines sur la loi CARES au Capitole Hill, à Washington, le 28 septembre 2021. (Crédit : Kevin Dietsch/Pool via AP)
Le sénateur Robert Menendez s'exprimant lors d’une audience du Comité sénatorial des banques, du logement et des affaires urbaines sur la loi CARES au Capitole Hill, à Washington, le 28 septembre 2021. (Crédit : Kevin Dietsch/Pool via AP)

Le sénateur américain Robert Menendez, déjà inculpé de corruption et de trafic d’influence au profit de l’Égypte, est désormais accusé de faits similaires au bénéfice du Qatar, selon un document judiciaire dévoilé mardi.

La justice fédérale l’accuse d’avoir facilité un investissement qatari dans un projet immobilier dans le New Jersey, près de New York, contre des pots-de-vin.

Selon l’acte d’accusation, Menendez a fait « plusieurs déclarations publiques soutenant le gouvernement du Qatar », déclarations qu’il s’empressait d’envoyer au promoteur du projet immobilier pour que ce dernier les partage avec ses contacts qataris.

Il aurait aussi présenté ce promoteur, Fred Daibes, à un membre de la famille royale qatarie, l’un des dirigeants de la société d’investissement.

Le sénateur démocrate, âgé de 70 ans, aurait accepté et reçu, avec sa femme, « des centaines de milliers de dollars de pots-de-vin », dont des lingots d’or, d’importantes sommes d’argent et d’autres biens de valeur, selon les procureurs fédéraux de Manhattan, qui ont rassemblé le dossier déjà connu lié à l’Égypte avec ce nouveau volet impliquant le Qatar.

En septembre, l’élu avait nié en bloc les précédentes accusations, rejetant les appels à sa démission. Il avait toutefois renoncé à la présidence de la puissante commission sénatoriale des Affaires étrangères.

L’homme politique d’origine cubaine, vieux routier de la politique, avait déjà plaidé non coupable fin septembre sur les précédentes accusations. Un procès doit s’ouvrir le 6 mai.

Ce n’est pas la première fois que le riche émirat gazier est cité dans ce type d’affaires. Fin 2022, le « Qatar Gate » avait éclaboussé le Parlement européen, avec des accusations de « corruption » impliquant « un pays du Golfe », très vite identifié comme étant le Qatar, soupçonné d' »influencer les décisions économiques et politiques » de députés européens.

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