L’État d’Israël élu au Conseil économique de l’ONU – une première
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L’État d’Israël élu au Conseil économique de l’ONU – une première

Pour l'ambassadeur israélien à l'ONU, Gilad Erdan, cette intégration du pays au sein du conseil est "une reconnaissance de notre innovation et de notre créativité"

L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan vote lors de l'élection d'Israël au Conseil économique et social des Nations unies, le 7 juin 2021. (Crédit : Israël à l'ONU)
L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan vote lors de l'élection d'Israël au Conseil économique et social des Nations unies, le 7 juin 2021. (Crédit : Israël à l'ONU)

L’État d’Israël a été élu lundi pour la première fois au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC).

Plus des deux-tiers des États-membres des Nations unies – 154 pays – ont soutenu la candidature israélienne au Conseil, composé de 54 nations.

« Ce choix d’intégrer Israël à l’ECOSOC est une reconnaissance de notre innovation et de notre créativité qui ne peuvent que bénéficier à toutes les nations du monde, et c’est aussi la preuve de nos initiatives diplomatiques dans toute la communauté internationale », a déclaré l’ambassadeur israélien à l’ONU, Gilad Erdan, suite au vote.

« Je continuerai à mener l’État d’Israël vers d’autres résultats et à élargir la coopération à l’ONU, et ce malgré les efforts qui sont livrés par les Palestiniens et par les partisans, » a-t-il ajouté.

Les sièges, au Conseil, sont alloués sur la base de la représentation géographique, avec 14 sièges pour les États africains, 13 pour l’Europe occidentale, 11 pour la zone Asie-Pacifique, 10 pour l’Amérique latine et les pays des Caraïbes et six pour les États d’Europe de l’Est. Les nations sont élues à l’instance pour des mandats de trois années consécutives. Au total, 18 nouvelles nations ont été élues, cette semaine, à l’ECOSOC, et elles commenceront leur mandat en date du 1er janvier 2022.

L’Assemblée générale des Nations unies, le 22 février 2021. (Crédit : AP/AETOSWire)

Erdan a estimé que l’élection de l’État juif, qui a eu lieu « après l’opération à Gaza et après des activités diplomatiques difficiles qui ont été menées ici par les Palestiniens et leurs soutiens », prouvait qu’Israël était considéré comme un ajout précieux au Conseil.

A la fin du mois dernier, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a voté en faveur de la création – sans précédent – d’une commission internationale consacrée au traitement des Palestiniens par les Israéliens, après que la chef du Conseil des droits de l’Homme aux Nations unies a indiqué que les forces israéliennes pouvaient s’être rendues coupables de crime de guerre lors du récent conflit avec les groupes terroristes de Gaza, qui a duré onze jours.

La résolution, qui a été approuvée par 24 voix contre 9 et avec 14 abstentions, a appelé à la création d’une « commission d’enquête » permanente – l’outil le plus puissant à la disposition du Conseil – qui serait chargée de contrôler et de rapporter les violations aux droits de l’Homme commises en Israël, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Cela serait la toute première commission de ce type dotée d’un mandat continu.

Au début du mois, Erdan avait quitté la salle de l’ONU pendant un discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riad al-Maliki, qui avait accusé l’État juif de génocide à l’encontre des Palestiniens.

A LIRE : Erdan accuse l’ONU « d’hypocrisie », compare le Hamas aux nazis

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