Israël en guerre - Jour 148

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LFI à l’hommage aux victimes du 7 octobre en dépit du refus de certaines familles

Bompard et Panot ont indiqué qu'ils seraient présents sur l'esplanade des Invalides le 7 février malgré la demande "d'interdire" la venue du parti d’extrême-gauche

Manuel Bompard, député français et coordinateur du parti La France Insoumise (LFI), avant une réunion avec le président français au palais de l'Élysée à Paris, le 12 octobre 2023. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)
Manuel Bompard, député français et coordinateur du parti La France Insoumise (LFI), avant une réunion avec le président français au palais de l'Élysée à Paris, le 12 octobre 2023. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)

Le coordinateur de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard a affirmé dimanche qu’il participerait à l’hommage aux victimes françaises de l’attaque perpétrée par le groupe terroriste palestinien du Hamas en Israël, en dépit de la demande de familles « d’interdire » la venue du parti de gauche radicale.

Plusieurs familles de victimes ont demandé mardi dernier, dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, que la présence de LFI soit « interdite » à la cérémonie, qui se tiendra à Paris le 7 février, quatre mois après l’attaque, au monument pour les victimes du terrorisme, sur l’esplanade des Invalides.

« Entre indécence, absence de respect, relativisme et négationnisme, La France Insoumise et ses portes-parole se sont illustrés par des propos gravissimes depuis le pogrom du 7 octobre », accusent ces familles du collectif No Silence dans leur lettre.

Bompard a jugé sur BFMTV « normal que la nation rende hommage à des victimes » et affirmé son « intention d’y participer », assurant « partager » la « peine » et le « chagrin » des familles, sans « volonté de mélanger un hommage national à un moment de politique ».

Pour lui, « certains passages du courrier (…) paraissent attribuer à La France insoumise des positions qu’elle n’a jamais défendues ».

La cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot a aussi indiqué qu’elle se rendrait à la cérémonie.

De gauche à droite : Les députés La France Insoumise (LFI) Aurelie Trouve, Thomas Portes, Mathilde Panot et Bastien Lachaud participant à un rassemblement pour une cérémonie de dépôt de gerbe en marge d’un rassemblement contre l’antisémitisme, au Square des Martyrs juifs du Vélodrome d’Hiver, à Paris, le 12 novembre 2023. (Crédit : Geoffroy Van der Hasselt/AFP)

LFI a créé la polémique après les attaques, notamment en refusant de qualifier le Hamas de groupe « terroriste », préférant parler de « crimes de guerre ».

Le collectif de familles accuse aussi le parti d’extrême-gauche de « porter une très lourde responsabilité dans l’explosion de la judéophobie » dans le pays.

Le chef de file des députés Les Républicains, Olivier Marleix, a dit dimanche sur Radio J comprendre « l’émotion » et le « malaise » des familles « tant La France insoumise a banalisé cette attaque terroriste ». Mais il ne voit pas d’inconvénient à la participation de LFI « si c’est en signe de repentance ».

Selon les autorités françaises, 42 citoyens français ou franco-israéliens ont été tués le 7 octobre.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé quelque 3 000 terroristes du Hamas ont fait irruption dans le sud d’Israël par la frontière de Gaza pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, dont le plus jeune a un an.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de seize ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

132 des otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 28 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Outre les 132 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015.

Plus de 27 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 10 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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