Liban: Une frappe israélienne présumée contre un groupe terroriste palestinien
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Liban: Une frappe israélienne présumée contre un groupe terroriste palestinien

Les bombardements auraient visé le FPLP-CG, allié du Hezbollah, selon des informations. L'armée israélienne n'a pas réagi

Illustration. Un F-16 de l'armée de l'air israélienne, le 31 décembre 2015. (Ofer Zidon/Flash90/File)
Illustration. Un F-16 de l'armée de l'air israélienne, le 31 décembre 2015. (Ofer Zidon/Flash90/File)

Les médias arabes ont annoncé, lundi en début de matinée, que des avions israéliens avaient bombardé une base appartenant à un groupe terroriste palestinien dans les profondeurs du Liban, dans un contexte d’escalade spectaculaire des tensions.

Ces frappes présumées ont eu lieu plusieurs heures après la promesse faite par Hassan Nasrallah, chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, d’abattre tout avion israélien violant l’espace aérien libanais.

Les médias ont précisé que l’attaque avait frappé une base appartenant au Front populaire pour la libération de la Palestine – Commandement général (FPLP -CG), un groupe terroriste basé en Syrie et qui se bat aux côtés du dictateur syrien Bashar el-Assad.

La base se trouve dans la vallée de Bekaa, à l’est du Liban, près de la frontière avec la Syrie.

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux ont montré des explosions accompagnées de lourds tirs anti-aériens.

Un porte-parole de l’organisation a déclaré à la chaîne saoudienne Al-Hadath que « le bombardement israélien dans la vallée de Bekaa n’a pas atteint ses objectifs », ne donnant aucun autre détail.

Le porte-parole du FPLP-CG, Anwar Raja, a confirmé à l’AFP depuis Damas qu’il s’agissait d’une « frappe israélienne menée par un drone », évoquant uniquement des dégâts matériels. « La position visée avait été évacuée », a-t-il dit.

Il a estimé que l’objectif d’Israël était « de dire qu’il peut frapper où il le veut l’axe de résistance », en référence au surnom que se donnent les alliés engagés contre l’Etat Hébreu, notamment le Hezbollah et l’Iran.

Il a qualifié la frappe de « provocation qui vient quelques heures après le discours » du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a promis dimanche des représailles en cas d’attaques de drone au Liban.

Le FPLP-CG avait déjà accusé en juillet 2015 Israël d’une attaque ayant fait sept blessés sur une base du groupe.

L’armée israélienne n’a pas fait de commentaires. Quand Israël avait apparemment mené des frappes, dans le passé, dans la vallée de Bekaa, l’objectif avait été de stopper des transferts d’armes sophistiquées de l’Iran vers le Hezbollah, via la Syrie.

Le FPLP-CG – à ne pas confondre avec la Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP), dont il avait fait scission en 1968 – avait été à l’origine d’un certain nombre d’attentats terroristes en Israël dans les années 1970 et 1980, notamment d’une attaque contre un bus scolaire survenue dans le nord d’Israël qui avait tué neuf enfants et trois adultes.

Le chef du FPLP-CG, Ahmed Jibril (à droite), en compagnie du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah à Beyrouth en mai 2002. (Crédit photo : AP Photo/Bassem Tellawi)

Le FPLP-CG était passé dans la clandestinité à la fin des années 1980, oeuvrant en coulisses avec le groupe terroriste libanais du Hezbollah, au Liban. Mais il a fait sa réapparition en 2011 avec le début de la guerre civile syrienne.

La frappe rapportée survient après le bombardement d’une base liée à l’Iran en Syrie samedi, qui, selon Israël, a permis de déjouer un plan de lancement de drones kamikazes au sein de l’Etat juif. Elle vient également après une attaque au drone contre un bureau du Hezbollah à Beyrouth et d’une attaque contre une milice liée à la République islamique, qui ont toutes les deux été menées dimanche.

Elle survient également quelques heures après le bombardement par Israël d’une base du Hamas à Gaza en réponse à trois tirs de roquettes lancés depuis l’enclave côtière.

Israël n’a commenté ni l’incident impliquant le drone, ni les explosions en Irak.

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