L’Iran dément avoir banni 2 joueurs qui ont affronté des Israéliens
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L’Iran dément avoir banni 2 joueurs qui ont affronté des Israéliens

Dans une lettre adressée à la FIFA, la fédération locale affirme que les deux joueurs de la sélection nationale n’ont pas été exclus pour avoir joué contre le Maccabi Tel Aviv

Le joueur de football iranien Haji Safi, numéro 28, lors d'un match entre le club grec du Panionios et le Maccabi Tel Aviv le 4 août 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Le joueur de football iranien Haji Safi, numéro 28, lors d'un match entre le club grec du Panionios et le Maccabi Tel Aviv le 4 août 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Des responsables sportifs iraniens ont indiqué à la fédération internationale de football qu’ils n’avaient pas interdit à deux joueurs de jouer en sélection nationale après avoir participé à un match européen contre une équipe israélienne, dans un contexte de colère croissante contre la punition présumée.

Dans une lettre adressée à la FIFA, les autorités iraniennes du football ont démenti une annonce du vice-ministre iranien des Sports, qui affirmait que les deux hommes avaient été exclus de l’équipe, a annoncé dimanche l’agence de presse parapublique Iranien Student.

La FIFA a demandé samedi des explications sur le sort réservé aux joueurs.

Il n’a pas été précisé si la lettre de la Fédération iranienne de football avait déjà été envoyée à la FIFA.

La FIFA n’a pas commenté cette information.

Les deux joueurs, Masoud Shojaei, 33 ans, capitaine de l’équipe nationale et Ehsan Haji Safi, 27 ans, l’un des joueurs les plus prometteurs de l’Iran, ont été privés de sélection jeudi pour avoir joué pour leur club grec, le Panionios, lors d’un match à domicile à Athènes contre le Maccabi Tel Aviv israélien.

« Ehsan Haji Safi et Masoud Shojaei n’ont plus leur place en équipe nationale d’Iran car ils ont franchi la ligne rouge du pays », a déclaré le vice-ministre des Sports, Mohammad Reza Davarzani, à la télévision d’Etat IRIB.

Cette initiative a mené des milliers d’Iraniens, en République islamique et ailleurs, à demander à la FIFA d’imposer des sanctions à l’Iran en raison de cette décision, selon Omid Memarian, journaliste basé à New York.

Le gouvernement iranien ne reconnaît pas l’Etat d’Israël et n’entretient aucune relation officielle avec le pays, que les responsables du pays ont promis de détruire à maintes reprises. Une règle appliquée depuis longtemps par le gouvernement islamique interdit aux athlètes iraniens de rencontrer des athlètes israéliens dans le cadre d’une compétition ou dans un tournoi, dont les Jeux olympiques.

Les critiques en Iran disent que l’interdiction de jouer contre Israël a nui au développement des athlètes iraniens, les obligeant à déclarer forfait ou à abandonner les compétitions où ils prenaient le risque de se trouver face à des Israéliens. Mais les partisans de la ligne dure affirment que l’idéologie doit prendre le pas sur le sport.

L’année dernière, le judoka Alireza Khojasteh, médaillé olympique, s’est retiré d’une compétition lors des Jeux de Rio, citant des raisons personnelles. Le véritable motif de cette décision aurait été d’éviter la possibilité d’affronter un athlète israélien.

Le parlement iranien avait déjà dénoncé dimanche les deux joueurs lors d’une réunion spéciale de la commission chargée de la politique étrangère.

« Accepter de jouer contre les athlètes d’un régime qui n’a apporté à l’humanité rien d’autre que l’occupation, le meurtre, l’agression et la trahison est un manque de respect des droits de milliers de martyrs et des personnes déplacées et affectées par le régime occupant sioniste », avait déclaré le porte-parole de la commission, Hossein Naghavi-Hosseini, à l’agence de presse Mehr.

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