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« Je ne pense pas que ma voix compte » : Certains Israéliens votent pour la plage

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Des Israéliens à la plage Palmachim, le 1er novembre 2022. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)
Des Israéliens à la plage Palmachim, le 1er novembre 2022. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)

Même si le coucher du soleil se rapproche, la plage de Palmachim ne désemplit pas. Les Israéliens – dont certains n’ont pas l’intention de voter – sont venus nombreux pour profiter du jour férié.

« Je ne vote jamais », dit Sivan, 37 ans, de la ville voisine de Rishon Lezion. « Je ne pense pas que mon vote compte », ajoute-t-elle en plissant les yeux sous le soleil de fin d’après-midi.

Alors que Sivan, qui a refusé de donner son nom de famille, dit qu’elle n’a voté qu’une fois et qu’elle n’a pas de parti préféré, d’autres électeurs ne votent pas cette fois-ci parce qu’ils sont très remontés contre le système politique.

« Tout le monde est la même merde » et « c’est truqué depuis le début », dit Mark Ruvinov, 23 ans, d’Ashkelon. « Une fois que vous savez ça, pourquoi voter ? »

L’ancien électeur du Likud est exactement le type de boycotteur des urnes à l’attention de qui le chef du Likud, Benjamin Netanyahu, a fait inlassablement campagne pour ramener les électeurs dans les bureaux de vote.

S’exprimant à la marina d’Ashkelon peu de temps après la visite de Netanyahu pour mobiliser le soutien de la population, Ruvinov a déclaré qu’il profiterait plutôt de la journée pour faire du shopping et manger une glace avec sa petite amie.

De retour à la plage de Palmachim, Arkadi, qui a également refusé de donner son nom de famille, dit que non seulement il a voté, mais qu’il prévoit de pousser son collègue réticent à en faire de même.

« Il est encore temps », dit-il à leur ami commun.

C’est vous qui le dites...