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Les proches d’otages commémorent une année d’incertitude et de perte sur la place des otages

Hagit Chen, à gauche, s'exprime sur la place des otages le 6 octobre 2024. (Avec l'aimable autorisation de Paulina Patimar/Hotages and Missing Forum)
Hagit Chen, à gauche, s'exprime sur la place des otages le 6 octobre 2024. (Avec l'aimable autorisation de Paulina Patimar/Hotages and Missing Forum)

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place des otages à Tel-Aviv pour écouter les proches de ceux qui sont toujours captifs un an plus tard raconter leur histoire lors d’un événement commémoratif à l’approche du premier anniversaire de l’attaque du 7 octobre.

Hagit Chen, dont le fils Itay a été tué et dont le corps est toujours captif, se souvient avoir parlé avec lui exactement un an plus tôt alors qu’il servait comme soldat près de la frontière de Gaza et avoir entendu qu’il semblait malade.

« J’ai pensé qu’il avait peut-être faim, alors j’ai demandé si je pouvais lui commander une pizza à Nahal Oz », raconte-t-elle à la foule silencieuse. « Il n’avait pas faim, mais il a dit qu’il serait heureux si je lui commandais à manger demain. Le lendemain, nous nous sommes réveillés, avons allumé la télévision et avons vu que la guerre avait commencé. »

Chen a été tué le 7 octobre et son corps a été traîné à Gaza, bien qu’il ait été répertorié comme captif jusqu’en mars, lorsque l’armée a déterminé qu’il avait été tué.

« Cela fait un an que nous sommes dans cette situation et nous n’avons toujours pas de lieu où faire notre deuil », dit-elle.

Ziv Abud, dont le petit ami Eliya Cohen est toujours en captivité, et Noam Peri, la fille du captif Chaim Peri, prennent également la parole lors de l’événement.

Peri se souvient que la nuit précédant l’enlèvement de son père, la famille s’était réunie pour l’écouter raconter pour la première fois ses expériences de la guerre du Kippour, exactement 50 ans plus tôt.

« Cette nuit-là était triste, mais c’était une nuit pleine d’émotions que nous étions tous ensemble », dit-elle. « Nous l’avons écouté et c’est ainsi que nous l’avons quitté à la fin de la soirée, avec des câlins, un baiser et beaucoup d’amour. »

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