22 Israéliens blessés après le tir d’au moins 300 projectiles depuis Gaza
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22 Israéliens blessés après le tir d’au moins 300 projectiles depuis Gaza

L'armée détruit le bâtiment de la télévision du Hamas qui revendique les tirs de roquettes et d'obus; Un soldat de 19 ans grièvement blessé; L'AP tient Israël pour responsable

  • Une photo prise le 12 novembre 2018 montre un convoi de chars israéliens sur une autoroute près de la ville de Sdérot dans le sud d'Israël (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
    Une photo prise le 12 novembre 2018 montre un convoi de chars israéliens sur une autoroute près de la ville de Sdérot dans le sud d'Israël (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
  • De la fumée s'échappe après les frappes aériennes israéliennes visant Rafah dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière avec l'Égypte, le 12 novembre 2018. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
    De la fumée s'échappe après les frappes aériennes israéliennes visant Rafah dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière avec l'Égypte, le 12 novembre 2018. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
  • Les forces de sécurité israéliennes et les pompiers se rassemblent près d'un bus incendié touché par un missile anti-char tiré depuis l'enclave palestinienne, à la frontière entre Israël et Gaza près du kibboutz de Kfar Aza, le 12 novembre 2018. (Crédit :  Menahem KAHANA / AFP)
    Les forces de sécurité israéliennes et les pompiers se rassemblent près d'un bus incendié touché par un missile anti-char tiré depuis l'enclave palestinienne, à la frontière entre Israël et Gaza près du kibboutz de Kfar Aza, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en réunion d'urgence à Tel Aviv, le 12 novembre 2018 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en réunion d'urgence à Tel Aviv, le 12 novembre 2018 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
  • Un homme se tient dans un abri anti-bombe pendant que des sirènes avertissent les résidents des tirs des roquettes tirées depuis Gaza sur Israël. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
    Un homme se tient dans un abri anti-bombe pendant que des sirènes avertissent les résidents des tirs des roquettes tirées depuis Gaza sur Israël. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
  • Les forces de sécurité et les pompiers israéliens se rassemblent près d'un bâtiment incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis l'enclave palestinienne dans la ville de Sdérot, dans le sud du pays, le 12 novembre 2018. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
    Les forces de sécurité et les pompiers israéliens se rassemblent près d'un bâtiment incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis l'enclave palestinienne dans la ville de Sdérot, dans le sud du pays, le 12 novembre 2018. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
  • Fumée du bus israélien touché par un obus de mortier tiré depuis Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : capture d'écran / Hadashot TV)
    Fumée du bus israélien touché par un obus de mortier tiré depuis Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : capture d'écran / Hadashot TV)
  • Des batteries anti-missiles du Dôme de fer interceptent des roquettes tirées depuis Gaza, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
    Des batteries anti-missiles du Dôme de fer interceptent des roquettes tirées depuis Gaza, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
  • Des batteries anti-missiles du Dôme de fer interceptent des roquettes tirées depuis Gaza, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
    Des batteries anti-missiles du Dôme de fer interceptent des roquettes tirées depuis Gaza, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
  • Des policiers se tiennent près d'un incendie d'un immeuble à Sdérot le 12 novembre 2018. (Crédit : Police israélienne)
    Des policiers se tiennent près d'un incendie d'un immeuble à Sdérot le 12 novembre 2018. (Crédit : Police israélienne)
  • Des soldats israéliens allongés sur le bord de la route dans le sud d'Israël alors qu'ils s'abritent des roquettes tirées depuis Gaza sur Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
    Des soldats israéliens allongés sur le bord de la route dans le sud d'Israël alors qu'ils s'abritent des roquettes tirées depuis Gaza sur Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
  • Un homme observe un bâtiment qui a été incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sdérot, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
    Un homme observe un bâtiment qui a été incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sdérot, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
  • Des Israéliens inspectent les dégâts dans un appartement touché par une roquette lancée depuis la bande de Gaza, dans la ville d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN / AFP)
    Des Israéliens inspectent les dégâts dans un appartement touché par une roquette lancée depuis la bande de Gaza, dans la ville d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN / AFP)
  • Incendie et fumée après des attaques aériennes israéliennes visant Rafah dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière avec l'Égypte, le 12 novembre 2018. (Crédit : Saïd KHATIB / AFP)
    Incendie et fumée après des attaques aériennes israéliennes visant Rafah dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière avec l'Égypte, le 12 novembre 2018. (Crédit : Saïd KHATIB / AFP)
  • Un autobus a été incendié après avoir été touché par un missile anti-char tiré de la bande de Gaza près de la frontière entre Israël et Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : armée israélienne/Twitter)
    Un autobus a été incendié après avoir été touché par un missile anti-char tiré de la bande de Gaza près de la frontière entre Israël et Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : armée israélienne/Twitter)
  • Une boule de feu au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision Al-Aqsa dirigée par le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une frappe aérienne israélienne le 12 novembre 2018. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
    Une boule de feu au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision Al-Aqsa dirigée par le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une frappe aérienne israélienne le 12 novembre 2018. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
  • Des Israéliens se mettent à l'abri alors que des roquettes sont tirées depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sderot, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
    Des Israéliens se mettent à l'abri alors que des roquettes sont tirées depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sderot, dans le sud d'Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
  • Les forces de sécurité et les pompiers israéliens se rassemblent près d'un bâtiment incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sderot, dans le sud du pays, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
    Les forces de sécurité et les pompiers israéliens se rassemblent près d'un bâtiment incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sderot, dans le sud du pays, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
  • Une photo prise le 12 novembre 2018 montre la fumée s'élevant au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision al-Aqsa gérée par le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une frappe aérienne israélienne. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)
    Une photo prise le 12 novembre 2018 montre la fumée s'élevant au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision al-Aqsa gérée par le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une frappe aérienne israélienne. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)
  • Des missiles sont lancés vers Israël depuis la bande de Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : Said KHATIB / AFP)
    Des missiles sont lancés vers Israël depuis la bande de Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : Said KHATIB / AFP)

Les attaques perpétrées par les terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont blessé 22 Israéliens, dont un soldat de 19 ans grièvement, ont affirmé des responsables médicaux.

Les 21 autres ont été légèrement blessés par des éclats d’obus causés par des roquettes et des obus de mortier ou ont été blessés alors qu’ils couraient pour s’abriter dans des abris anti-bombe, a affirmé la même source.

Dix-neuf des blessés ont été envoyés à l’hôpital Barzilai d’Ashkelon. Les trois autres ont été soignés au centre médical Soroka de Beer SheVa, selon les hôpitaux. Des dizaines de personnes ont également été soignées pour des crises de panique provoquées par les tirs de roquettes et de mortier.

Le soldat de 19 ans, qui est grièvement blessé, se tenait près d’un bus qui a été touché par un tir de missile anti-char en provenance de Gaza, a été évacué tardivement vers l’hôpital Soroka de Beer Sheva parce que les salves de tirs n’avaient pas encore cessé, selon Hadashot. Une fois que son état s’améliorera, il sera transféré en chirurgie pour des soins supplémentaires, a indiqué l’hôpital. Le centre médical se dit prêt à faire face à « n’importe quel scénario », alors que des salves de roquettes et de mortiers provenant de Gaza pleuvent sur le sud d’Israël.

Trois autres personnes ont été légèrement blessées dans une attaque à la roquette dans la ville de Sderot, dans le sud du pays. Selon les médecins, les trois hommes auraient été touchés par des éclats de verre lorsque le projectile a explosé près d’eux. Les victimes, toutes âgées d’une trentaine d’années, ont été conduites à l’hôpital Barzilai d’Ashkelon pour y être soignées, a annoncé le service d’ambulance du Magen David Adom. Ce bilan à Sdérot a ensuite été revu à la hausse – passant à 7 blessés légers.

Les écoles de la ville d’Ashdod, dans le sud d’Israël, seront fermées mardi. Ashdod se trouve à environ 40 kilomètres de la frontière de Gaza et est la ville la plus éloignée de la bande de Gaza à prendre une telle décision à ce jour. Les villes de kyriat Gat, de Kiryat Malachi et Beer Sheva ont ensuite aussi annoncé que les écoles seront fermées mardi.

Selon l’armée israélienne, plus de 300 obus de mortier et de roquettes ont été tirés sur le sud d’Israël depuis la bande de Gaza au cours des cinq dernières heures, ce qui en fait l’une des attaques les plus importantes menée par les terroristes de l’enclave palestinienne depuis la guerre de Gaza en 2014.

Selon l’armée, des dizaines de roquettes et obus de mortier tirés ont été abattus par le système de défense anti-missile du Dôme de fer. La plupart des autres projectiles ont atterri dans des champs ouverts, mais un certain nombre d’entre eux ont touché des maisons et des bâtiments situés dans des villes et villages du sud d’Israël.

منظمة #حماس الإرهابية تجاوزت #الخط_الأحمر من خلال قيامها بالمس بسيادة دولة إسرائيل ومواطنيها في الساعات الأخيرة. ان دولة…

Posted by ‎المنسق‎ on Monday, 12 November 2018

L’organe du ministère israélien de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les Territoires palestiniens (COGAT) a indiqué que le Hamas avait franchi une « ligne rouge ». « L’État d’Israël répondra au Hamas », a écrit Kamil Abu Rukun, chef du COGAT qui s’est ensuite directement adressé « Regardez attentivement les images de l’Opération Bordure protectrice en 2014 – une image vaut mille mots »

L’armée israélienne a déclaré avoir mené des frappes contre quelque 70 cibles liées au Hamas et aux groupes terroristes du Jihad islamique palestinien dans la bande de Gaza, y compris trois tunnels d’attaque. En outre, plusieurs installations militaires, usines de fabrication d’armes et postes d’observation ont été bombardés, de même que plusieurs sites à partir desquels des roquettes et des obus de mortier ont été tirés sur Israël, a annoncé l’armée.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat. (Crédit : Uri Lenzi/Flash90)

Selon l’armée, près de la moitié des cibles se trouvaient dans le nord de la bande de Gaza, incluant des installations armées et des postes d’observation. L’autre moitié était située dans le sud de la bande de Gaza, selon l’armée.

L’aviation israélienne a détruit lundi soir le bâtiment d’Al-Aqsa TV, la chaîne du Hamas. Les frappes israéliennes ont été précédées par l’envoi de dispositifs non explosifs ou de faible puissance communément employés par l’armée israélienne pour signifier aux occupants d’un bâtiment civil d’évacuer les lieux avant une attaque. La chaîne, disparue provisoirement des écrans après l’attaque, a ensuite annoncé sur Twitter reprendre sa diffusion d’un lieu non précisé, « après la destruction (de son) siège par les appareils » israéliens. L’armée israélienne a justifié la destruction des locaux de la chaîne par les tirs de roquettes et de mortier palestiniens essuyés par Israël depuis dimanche soir.

Al-Aqsa TV est « la propriété et l’instrument du Hamas », a dit l’armée dans un communiqué. « Elle contribue aux agissements militaires du Hamas, notamment en fournissant des messages opérationnels aux militants, en dirigeant et en appelant ouvertement à des actes terroristes contre Israël, et en indiquant comment mener ces activités terroristes », a-t-elle dit.

Un des principaux collaborateurs du président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a déclaré que l’AP tenait Israël pour responsable de l’escalade rapide de la violence dans et autour de la bande de Gaza. « Nous tenons Israël, puissance occupante, pleinement responsable de la détérioration de la situation à Gaza », a commenté Saeb Erekat. « Nous réitérons notre demande de protection internationale. Nous appelons la communauté internationale à faire tout ce qui est nécessaire pour empêcher un nouveau massacre à Gaza, en Palestine », a-t-il poursuivi.

Erekat ajoute que « le gouvernement israélien devrait savoir que toutes les attaques contre le peuple palestinien seront rapportées à la Cour pénale internationale ».

Abbas, a pour sa part affirmé être entré en contact avec des responsables régionaux et internationaux afin de « mettre un terme à l’agression israélienne dans la bande de Gaza ».

Les forces de sécurité israéliennes et les pompiers se rassemblent près d’un bus incendié touché par un missile anti-char tiré depuis l’enclave palestinienne, à la frontière entre Israël et Gaza près du kibboutz de Kfar Aza, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)

Les Brigades Abu Ali Mustafa, la branche armée du FPLP, ont déclaré que deux des trois Palestiniens tués dans la bande de Gaza faisaient partie de ses membres. Un troisième Palestinien issu du groupe terroriste du Jihad islamique a en effet été tué par des tirs israéliens dans le sud de la bande de Gaza et un autre a été blessé, a annoncé le ministère de la Santé dirigé par le Hamas dans un message envoyé aux journalistes.

Des policiers se tiennent près d’un incendie d’un immeuble à Sdérot le 12 novembre 2018. (Crédit : Police israélienne)

« En outre, un certain nombre de cellules lançant des roquettes ont été attaquées », a indiqué l’armée dans un communiqué. Le porte-parole de l’armée, Ronen Manelis, a déclaré que les frappes israéliennes à Gaza « s’intensifieront » à mesure que la nuit avancera.

Manelis a ajouté que le groupe terroriste palestinien du Hamas « ressentira toute la puissance de la réponse de Tsahal dans les heures à venir », soulignant que le Hamas conduisait la « bande de Gaza » à la « destruction ». « La tentative de nuire à des civils n’est pas acceptable pour nous et nous continuerons à réagir avec force », a-t-il écrit dans un tweet.

Une roquette provenant de Gaza a par ailleurs touché une maison de la ville de Netivot, dans le sud d’Israël, selon Hadashot. Aucun blessé n’a été signalé mais un incendie s’est déclenché et les pompiers y ont été dépêchés. Un porte-parole des services d’incendie a ensuite déclaré que la fuite de gaz pourrait provoquer une explosion si le feu n’était pas éteint correctement.

Plusieurs obus de mortier ont frappé un kibboutz dans la région de Sha’ar Hanegev, dans le sud d’Israël, causant des dégâts sans faire de blessés, ont déclaré des responsables du gouvernement local. Pour des raisons de sécurité, le nom de la communauté ne peut pas être publié car il pourrait aider les terroristes à préciser leur cible d’attaques au mortier.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en réunion d’urgence à Tel Aviv, le 12 novembre 2018 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est, lui, arrivé au siège du ministère de la Défense à Tel Aviv pour une évaluation de la situation avec le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, et le chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot.

Dans sa première réponse à l’escalade actuelle à Gaza d’un membre du cabinet, la ministre de l’Égalité sociale, Gila Gamliel, a déclaré qu’elle « comprenait la frustration » des résidents du sud d’Israël, dont beaucoup ont appelé à des représailles plus sévères contre les tirs de roquettes, précisant qu’elle soutenait dans le même temps la réponse de Tsahal.

« Je me tiens aux côtés des habitants du sud du pays qui font courageusement face à une attaque barbare visant à tuer aveuglément des citoyens innocents », a tweeté Gamliel. « Je comprends la frustration, mais je fais confiance au Premier ministre et à Tsahal pour savoir quoi faire », a-t-elle dit.

Hormis le tweet de Gamliel, l’ensemble des ministres de la coalition n’ont pas fait de déclarations publiques sur la situation en matière de sécurité, à la demande du Premier ministre.

L’armée israélienne a ordonné aux habitants des localités proches de la bande de Gaza de rester à l’intérieur des abris anti-aériens jusqu’à nouvel ordre, compte tenu de la persistance des tirs qui frappent la région depuis la fin de l’après-midi. Aucun grand rassemblement n’est autorisé dans le sud d’Israël, selon l’armée. « Veuillez suivre les instructions du commandement du front intérieur. Ce sont des instructions qui peuvent sauver des vies. Nous informerons la population en temps voulu », a précisé l’armée.

Un homme observe un bâtiment qui a été incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, dans la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)

Des sirènes d’alarme à la roquette ont retenti dans la ville côtière d’Ashkelon, envoyant des dizaines de milliers de ses habitants au bombardement des abris, alors que plus de 200 projectiles ont été tirés du sud d’Israël depuis la bande de Gaza depuis le début des hostilités lundi après-midi. Une roquette a atterri directement sur une maison dans la ville côtière d’Ashkelon, causant des dégâts sans apparemment faire de blessés, ont déclaré des responsables du gouvernement local. Un porte-parole de la ville a déclaré que les responsables de l’intervention d’urgence se rendaient sur le site, avec le maire d’Ashkelon, Tomer Glam. Les pompiers travaillent actuellement à éteindre l’incendie qui s’est déclenché après que le bâtiment a été touché.

Une jeune fille de 16 ans a par ailleurs été emmenée à l’hôpital Barzilai d’Ashkelon après qu’une porte d’abri anti-bombe en métal s’est refermée sur ses doigts, la blessant légèrement, a déclaré un médecin.

Des Palestiniens portent les corps de deux des sept djihadistes du Hamas tués lors d’un raid israélien, lors de leurs funérailles à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2018. (AP Photo/Adel Hana)

Le mouvement islamiste terroriste palestinien du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a revendiqué lundi les tirs de « dizaines de roquettes » vers Israël, affirmant dans un communiqué qu’il ripostait à la mort de sept de ses membres, tués dimanche lors d’un affrontement avec l’armée israélienne.

Abu Obedia, porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, du Hamas a plus tard écrit sur Twitter : « Le centre de commandement conjoint des factions de la résistance tient une conversation sérieuse sur l’extension de la portée de ses tirs. Ashkelon est le début. Environ un million de sionistes seront à la portée de nos missiles si la décision de l’ennemi est de poursuivre son agression. »

Une roquette avait plus tôt frappé une maison dans la ville côtière d’Ashkelon, blessant une personne se trouvant à l’intérieur, ont indiqué des responsables. L’homme de 40 ans a été légèrement blessé par des éclats de verre provenant de l’explosion de roquette.

Le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique a quant à lui publié un communiqué qualifiant ses tirs de roquettes sur les communautés israéliennes de « réaction naturelle au nom du peuple palestinien » après l’assassinat du commandant de l’aile armée du Hamas Nour Baraka lors d’un raid israélien dans la bande de Gaza.

Les sirènes d’alarme continuent de retentir dans les communautés du sud d’Israël. « Les avions de combat israéliens ont commencé à frapper des cibles terroristes à travers la bande de Gaza », a annoncé l’armée israélienne. Un autre porte-parole de l’armée israélienne, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, avait tout d’abord parlé de tir « massif » de roquettes.

Selon l’armée, plus de 80 projectiles ont été tirés sur le sud d’Israël depuis la bande de Gaza au cours des 40 premières minutes des hostilités. Un certain nombre d’entre eux ont été interceptés par le système de défense aérienne du Dôme de fer, selon l’armée.

L’envoyé de la paix de l’ONU, Nikolay Mladenov, a déclaré que son bureau « travaillait en étroite collaboration avec l’Égypte et toutes les parties concernées pour faire en sorte que Gaza se retire du bord du gouffre ». « L’escalade des dernières 24 heures est EXTRÊMEMENT dangereuse et imprudente. Les roquettes doivent ARRETER, la retenue doit être montrée par tous ! Il ne faut épargner aucun effort pour inverser la spirale de la violence », a-t-il déclaré.

Le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il « espérait que les récents incidents seraient maîtrisés et que cette escalade ne se produirait pas car nous aurions une nouvelle guerre à Gaza, ce qui serait une tragédie incroyable. Nous devons l’éviter à tout prix. »

L’envoyé américain pour la paix, Jason Greenblatt, a attribué la responsabilité de l’escalade de la violence au Hamas. « Les activités du Hamas continuent de prouver qu’ils ne se soucient pas vraiment des Palestiniens de Gaza et que son seul intérêt est de les utiliser à des fins politiques. Même les vies palestiniennes ne semblent pas avoir d’importance pour le Hamas », a-t-il tweeté. « Le monde est fatigué de la violence du Hamas et des autres mauvais acteurs à Gaza. Cette violence empêche toute aide réelle à la population de Gaza », a-t-il conclu.

Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial, lors d’une interview accordée à l’Associated Press à Berlin, le samedi 13 septembre 2014 (Crédit photo : AP/Markus Schreiber).

Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a exprimé sa profonde préoccupation devant l’escalade de la violence entre la frontière entre Israël et la bande de Gaza, appelant la communauté internationale à exhorter le Hamas à cesser ses attaques aveugles menées contre des citoyens israéliens.

« Au cours des dernières heures, les terroristes du Hamas ont tiré plus de 100 roquettes sur le sud d’Israël dans le but de terroriser les habitants et d’infliger un maximum de dégâts », a déclaré Lauder. « Ces actes de terreur lâches doivent cesser immédiatement. Nous appelons la communauté internationale à condamner unilatéralement ces attaques et à exhorter le Hamas à mettre fin à ces hostilités avant que davantage de vies ne soient revendiquées. »

« Le Congrès juif mondial adresse ses sincères condoléances à la famille de l’officier de Tsahal tué ce matin lors de ces affrontements et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Nous sommes solidaires de tous les Israéliens en cette période difficile », a-t-il conclu dans un communiqué.

« Nous appelons les Palestiniens et les Israéliens à rétablir immédiatement un cessez-le-feu durable, à faire preuve de retenue et à prendre des mesures afin d’éviter une confrontation aux conséquences imprévisibles », a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères à Moscou.

Des soldats patrouillent au kibboutz Nahal Oz, à la frontière avec Gaza, le 12 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’armée israélienne avait déjà déployé des batteries de défense anti-missile supplémentaires et des renforts en infanterie dans le sud d’Israël après une nuit d’affrontements nocturnes meurtriers avec le groupe terroriste du Hamas. Un soldat israélien a été tué, ainsi que sept terroristes palestiniens.

« L’armée israélienne a renforcé ses troupes dans le commandement du Sud, et est préparée à faire usage de la force si nécessaire », avait déclaré l’armée lundi.

Davantage de batteries du Dôme de fer ont été déployées dans le sud. Dimanche soir, le système a intercepté et abattu 17 projectiles qui ont été lancés en direction d’Israël depuis la bande de Gaza. Les autres roquettes et tirs d’obus de mortiers qui n’ont pas été interceptés prenaient probablement la direction de terrain vagues ou de zones non peuplées.

De plus, des bataillons d’infanterie de la brigade Givati ont été envoyés dans la région de Gaza en renforts, mettant en attente leur programme d’entrainement régulier.

Même si les affrontements entre Israël et le Hamas ont pris fin vers 1 heure du matin lundi, l’armée est restée en état d’alerte parce qu’elle craint les représailles du groupe terroriste qui contrôle Gaza et qui a déclaré que « le sang de nos martyrs ne sera pas gaspillé ».

Les écoles israéliennes de la région frontalières n’ont pas ouvert lundi et les agriculteurs ont reçu l’interdiction de travailler dans leurs champs.

Les habitants du sud d’Israël ont reçu l’ordre de rester à proximité des abris anti-bombes, mais cette directive a été levée lundi matin.

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