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Pour marquer les esprits, la cousine d’un otage crée un film sur sa captivité en réalité virtuelle

Avec « Shlomi's Glasses », fiction de six minutes réalisée par les proches de l'agent de sécurité de Supernova Shlomi Ziv, l'émotion s'empare de la campagne de libération des otages

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Capture d'écran d'une scène en réalité virtuelle intitulée « Shlomi's Glasses », créée par les proches de l'otage Shlomi Ziv pour dépeindre l'expérience des otages du Hamas du 7 octobre 2023 (Autorisation)
Capture d'écran d'une scène en réalité virtuelle intitulée « Shlomi's Glasses », créée par les proches de l'otage Shlomi Ziv pour dépeindre l'expérience des otages du Hamas du 7 octobre 2023 (Autorisation)

Cela maintenant fait plus de quatre mois que l’agent de sécurité Shlomi Ziv a été pris en otage par des terroristes du Hamas, qui ont par ailleurs assassiné le cousin de sa femme, Aviv Eliyahu, responsable de la sécurité de la rave, ainsi qu’un ami et un autre agent de sécurité, Jake (Kobi) Marlow.

On sait peu de choses sur ce qu’a vécu Ziv avant d’être enlevé, si ce n’est qu’il a tenté de rassurer les festivaliers et leur a conseillé de rester calmes.

Aujourd’hui, il est l’un des 117 otages de sexe masculin encore à Gaza. Contrairement aux femmes, enfants et personnes âgées en captivité, « il est plus difficile d’attirer l’attention sur le sort d’un homme de 40 ans », explique sa cousine, Liat Ariel. « Personne ne parle de ces hommes. »

Pour mieux sensibiliser à son sort, Ariel raconte l’histoire de Ziv dans « Shlomi’s Glasses », fiction originale réalisée en réalité virtuelle qui offre aux spectateurs un bref aperçu – six minutes – de ce que peut être sa vie en captivité.

En collaboration avec la société spécialisée dans la réalité virtuelle Avris Technologies, Ariel a recréé des scènes de la rave Supernova, en s’inspirant des vidéos tournées par les portables et GoPro des festivaliers et en travaillant des scènes avec des acteurs, pour montrer le contraste entre cette fête, le kidnapping et la séquestration à Gaza.

« Nous avons voulu créer une dissonance cognitive en opposant quelque chose d’amusant, comme une fête, au statut d’otage », explique Ariel. « Nous avons voulu raconter tout ce qui s’est passée là-bas, et qui pourrait s’appliquer à d’autres occasions et endroits dans le monde, comme au Burning Man, aux États-Unis. »

A Nahariya, Ziv manque à son père, malade, qui a besoin de lui. Ziv et sa femme vivent à Elkosh, un moshav voisin. « Ses proches ont du mal sans lui », confie Ariel.

Doctorante en philosophie de l’éducation à l’Université hébraïque de Jérusalem, Ariel étudie la désinformation et son impact sur les pays démocratiques, ainsi que le rôle des émotions dans l’intériorisation des informations.

« Les gens n’écoutent pas les faits, ils écoutent leur intuition, ce que nous appelons la ‘véracité’ », explique Ariel.

Ce sont ses recherches qui l’ont amenée à proposer au Forum des otages et des familles disparues de créer un film de réalité virtuelle pour appeler l’attention sur le sort des otages.

Il lui a fallu deux mois pour créer la première version du film de réalité virtuelle, mais au moment de la présenter aux députés de la Knesset, elle s’est rendue compte que l’impact n’était pas assez fort.

Shlomi Ziv était membre du service de sécurité de la rave Supernova lorsqu’il a été pris en otage par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 (Autorisation)

« Des gens comme [Benny] Gantz [membre du cabinet de guerre] l’ont regardé, tranquillement, avec beaucoup de sérieux, mais sans être remués », commente-t-elle. « Il nous fallait une nouvelle version, avec des tunnels et des enregistrements de ce que c’est de vivre là. »

Cette expérience de réalité virtuelle a vocation à appeler l’attention des dirigeants et organisations humanitaires internationales comme les Nations Unies ou la Croix-Rouge.

Si la première vidéo a pu se faire sur des fonds du Forum des otages et des familles disparues, ce sont les proches de Ziv qui financent la création de nouvelles scènes.

« Nous voulons en appeler à leurs émotions et leur donner un aperçu de ce qu’il vit », commente-t-elle. « C’est tellement plus fort et évocateur que de lire quelque chose ou d’entendre parler des otages. Cela prend littéralement aux tripes. »

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