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Réunion d’une commission israélo-chinoise sur l’innovation – la 1e depuis 2018

Yair Lapid et le vice-président chinois Wang Qishan ont signé un plan triennal visant à réglementer la coopération et le dialogue de gouvernement à gouvernement jusqu'en 2024

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid (deuxième à partir de la gauche) s'exprime lors de la cinquième réunion du comité mixte Israël-Chine sur l'innovation, le 24 janvier 2022. (Crédit : ministère des Affaires étrangères)
Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid (deuxième à partir de la gauche) s'exprime lors de la cinquième réunion du comité mixte Israël-Chine sur l'innovation, le 24 janvier 2022. (Crédit : ministère des Affaires étrangères)

Le China-Israel Joint Committee sur la coopération en matière d’innovation s’est réuni virtuellement, sous la direction du ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et du vice-président chinois Wang Qishan.

Au cours de la réunion, les pays ont signé un plan triennal visant à réglementer la coopération et le dialogue de gouvernement à gouvernement jusqu’en 2024.

La commission conjointe a été créée en 2014 en tant que cadre de dialogue bilatéral global pour les hauts responsables gouvernementaux. C’est la cinquième fois que la commission se réunit, et la première depuis 2018.

La réunion fait partie d’une série d’événements marquant les 30 ans de relations diplomatiques entre Israël et la Chine.

Orit Farkash-Hacohen à Tel Aviv, le 27 avril 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

« Les Chinois, comme les Israéliens, n’ont pas peur des nouvelles idées », a déclaré Lapid au début de la réunion. « Il y a une curiosité intégrée dans le caractère de nos deux peuples. Donnez-nous une idée nouvelle et passionnante, et nous nous rassemblerons autour d’elle, nous en discuterons avec enthousiasme, et nous examinerons immédiatement son origine et la façon dont elle peut être améliorée. »

Des représentants d’un certain nombre de ministères et de bureaux du gouvernement israélien ont participé à la réunion, notamment la ministre des Sciences, de la Technologie et de l’Espace, Orit Farkash-Hacohen, et des hauts fonctionnaires des ministères de la Santé, de la Protection de l’environnement, de la Culture, de l’Agriculture et de l’Économie, ainsi que de l’Autorité de l’innovation et de l’Office des brevets.

« Israël et la Chine marquent trois décennies de relations diplomatiques caractérisées par un dialogue politique continu, des relations économiques et commerciales étroites, et des collaborations diverses qui lient les deux peuples », indique un communiqué du bureau du porte-parole du ministère des Affaires étrangères lundi. « Le volume des échanges avec la Chine a augmenté de manière significative au cours des 30 années de relations diplomatiques et s’élève aujourd’hui à environ 18 milliards de dollars américains. La Chine est l’un des plus importants partenaires commerciaux d’Israël, et l’accord de libre-échange devrait contribuer à augmenter le volume des échanges. »

Les initiatives d’Israël visant à renforcer les liens avec Pékin interviennent alors que les États-Unis, l’allié le plus proche d’Israël, considèrent de plus en plus la Chine comme son principal rival militaire et économique. Cette réalité a contraint Jérusalem à rechercher un équilibre entre son profond engagement envers son alliance avec les États-Unis et l’importance croissante de la Chine en tant que puissance économique et militaire mondiale.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang, 4e à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, 3e à droite, au Palais de l’Assemblée du Peuple, à Pékin, le 20 mars 2017. (Crédit : Lintao Zhang/Pool/AFP)

Dans un contexte de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui a connu des hauts et des bas ces dernières années sous les administrations Trump et Biden, la Chine a manifesté son intérêt pour les innovations israéliennes, notamment dans les domaines de la technologie médicale, de la robotique, de la technologie alimentaire et de l’intelligence artificielle.

Les principales préoccupations de Washington résident dans les technologies potentielles à double usage, où diverses technologies auraient des applications à la fois civiles et militaires. Parallèlement, Israël a mis en place des réglementations visant à empêcher la vente de technologies militaires sensibles à la Chine (et à d’autres pays), à la suite d’un accord conclu dans les années 1990, dans le cadre duquel Israël a dû renoncer à la vente de systèmes radar aéroportés avancés à la Chine en raison de la vive opposition des États-Unis.

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