Shaked se prépare à poursuivre ceux qui boycottent Israël
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Shaked se prépare à poursuivre ceux qui boycottent Israël

La ministre de la Justice veut renforcer les effectifs de son département international en vue d’une large action juridique

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, au ministère de la Justice, à Jérusalem, le 17 mai 2015 (Crédit : Flash90/Dudi Vaknin/Pool)
La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, au ministère de la Justice, à Jérusalem, le 17 mai 2015 (Crédit : Flash90/Dudi Vaknin/Pool)

La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, serait en train de passer à l’offensive contre les initiatives internationales visant à boycotter Israël et se préparerait à intenter des procès contre des militants qui appellent à mettre l’Etat juif sur liste noire.

Le ministère aurait décidé d’employer cette tactique après qu’un rapport du département international du ministère de la Justice a révélé que, en dépit du fait que de nombreux militants en faveur du boycott d’Israël aient fait appel à de nombreux tribunaux dans les pays occidentaux pour qu’ils imposent des sanctions contre Israël, ils n’ont jamais réussi à obtenir une décision en leur faveur, a révélé le site en hébreu NRG mercredi.

Les responsables du ministère estiment qu’il est possible d’intenter un procès aux militants, au civil et au pénal, sur la base du dommage causé au commerce israélien, de la discrimination et du racisme, et sur la base des lois des différents pays, selon l’article de NRG.

Shaked aurait mis sur pied un plan d’action et aurait déjà demandé à ce que le nombre de postes dans le département international soit doublé afin que cette politique puisse démarrer le plus rapidement possible.

La campagne juridique devrait être intégrée à un plan plus large pour lutter contre la « délégitimation » d’Israël mis en place par le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, qui est aussi le ministre de l’Information.

La récente initiative de Shaked est en accord avec les déclarations faites plus tôt ce mois-ci par le ministre de l’Éducation Naftali Bennett, le leader de son parti – Habayit HaYehudi – qui a déclaré : « Que cela soit clair pour toute entreprise ou organisation qui compte nous boycotter : nous allons riposter. Nous allons attaquer nos attaquants. Nous allons boycotter nos boycotteurs. »

« L’arme du boycott est une épée à double tranchant. Si vous envisagez de boycotter Israël, gardez à l’esprit qu’il y a des dizaines de millions de partisans d’Israël à travers le monde – Juifs et non-Juifs – avec un pouvoir d’achat et un pouvoir de boycott considérable », a-t-il menacé. « Celui qui boycotte Israël sera boycotté. Celui qui frappe Israël sera frappé. Nous ne resterons plus silencieux. »

Les responsables israéliens ont décidé de se lancer à l’action après les récentes victoires des partisans du mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël – dont les déclarations du directeur d’une grande entreprise de communication française qui a informé qu’il était désireux de sortir d’un partenariat avec Israël et un vote des étudiants britanniques favorable au boycott.

Lundi, une organisation de défense israélienne a menacé Coca-Cola de poursuites judiciaires si l’entreprise ne rompait pas ses liens avec sa filiale palestinienne, dont le gérant a exprimé son soutien au mouvement BDS.

Raphael Ahren et l’AFP ont contribué à cet article.

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