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Sharren Haskel empêchée de s’adresser à la Knesset avec sa fille en porte-bébé

Le vice-président du Parlement a déclaré que seuls les députés sont autorisés à se tenir debout à la tribune ; l'élue d'opposition qualifie la décision de "terrible et humiliante"

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Capture d'écran de la vidéo de la députée de HaMahane HaMamlahti Sharren Haskel, à gauche, portant sa fille en porte-bébé, et du vice-président de la Knesset de Shas, Uriel Buso, à la Knesset, le 27 juin 2023. (Twitter. Utilisé conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Capture d'écran de la vidéo de la députée de HaMahane HaMamlahti Sharren Haskel, à gauche, portant sa fille en porte-bébé, et du vice-président de la Knesset de Shas, Uriel Buso, à la Knesset, le 27 juin 2023. (Twitter. Utilisé conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

La députée Sharren Haskel (HaMahane HaMamlahti) a été empêchée de s’adresser à la Knesset mardi parce qu’elle est montée à la tribune avec sa fille tenue dans un porte-bébé.

Le vice-président de la Knesset, Uriel Buso (Shas), lui a expliqué que, conformément au règlement, seuls les membres de la Knesset sont autorisés à monter à la tribune.

Haskel avait l’intention de présenter un projet de loi au plénum. Elle a expliqué à Buso qu’elle avait essayé de mettre sa fille dans une poussette mais que la petite pleurait et qu’elle avait donc été obligée de la garder contre elle.

Buso a consulté le bureau du président de la Knesset, Amir Ohana, et les conseillers juridiques de la Knesset, qui lui ont confirmé que seuls les députés avaient accès au podium.

Buso s’est excusé auprès de Haskel, lui expliquant qu’il était tenu de faire respecter le règlement. Haskel a répliqué en lui disant qu’il ne « peut pas empêcher un membre de la Knesset de présenter une loi ».

« En fin de compte, les enfants font partie de nous. Il y a aussi des mères qui, en fin de compte, sont à la fois travailleuses et mères et qui devraient être autorisées à le faire », a-t-elle déclaré à Buso.

Devant l’insistance de Buso, Haskel a proposé de présenter son projet de loi à partir d’une position située à côté de l’estrade principale, mais les conseillers juridiques ont également écarté cette possibilité.

Haskel a ensuite attaqué Ohana, déclarant dans un communiqué qu’il était « triste que le président de la Knesset, qui a lui-même deux enfants, choisisse d’empêcher une femme avec des enfants de monter sur la tribune en séance plénière ».

Elle a affirmé qu’il n’existe aucune réglementation empêchant une femme de prendre la parole en séance plénière avec un bébé et que cette décision est laissée à l’appréciation du président de la Knesset, « qui a pris aujourd’hui une triste décision qui, à vrai dire, a été humiliante et terrible pour moi en tant que mère ».

Haskel a souligné qu’elle n’emmenait pas sa fille au travail « par provocation » ou par souci de popularité sur les réseaux sociaux, mais plutôt « parce que je suis une mère et que je veux conjuguer maternité avec carrière, comme toutes les mères en Israël. »

« J’insiste pour marcher avec fierté et sans honte, non pas pour me cacher ou avoir honte de ma maternité, mais pour prouver aux femmes du monde entier qu’il est possible et nécessaire de normaliser les mères partout, même à la Knesset israélienne », a-t-elle déclaré.

Sharren Haskel a donné naissance à des jumelles en juillet 2022, et avait déjà une fille aînée. La législatrice a déjà amené ses bébés à la Knesset, notamment lors de la session d’investiture du gouvernement à la fin du mois de décembre. À cette occasion, d’autres députés s’étaient occupés des bébés pendant les débats.

En février, lors d’une session nocturne de la Knesset, Haskel a été filmée en train de préparer des biberons pour l’une de ses filles.

D’autres législateurs ont par le passé amené leurs enfants en bas âge avec eux au Parlement.

En décembre 2021, Shirly Pinto, alors députée de Yamina, avait emmené son bébé à la Knesset six jours après avoir accouché parce que la coalition de l’époque n’aurait pas eu la majorité sans son vote et que l’opposition n’avait pas voulu arranger la situation autrement.

Il est plutôt banal d’amener ses enfants sur le lieu de travail en Israël.

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