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Un campus de la CUNY fustigé pour avoir organisé des activités anti-Israël

Le BMCC a autorisé une affiche accusant Israël de "nettoyage ethnique" et encourage au visionnage d'un film jordanien sévèrement critiqué par des ministres israéliens

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Illustration : Des activistes pro-palestiniens et anti-Israël, à New York, le 30 mars 2022. (Crédit : Luke Tress/Flash90)
Illustration : Des activistes pro-palestiniens et anti-Israël, à New York, le 30 mars 2022. (Crédit : Luke Tress/Flash90)

NEW YORK – Un collège du système des universités publiques de New York (CUNY) a été critiqué pour avoir financé des activités anti-Israël et avoir promis de créditer des étudiants qui assisteront à la projection d’un film très controversé. L’énorme réseau d’éducation est depuis un certain temps déjà aux prises avec des allégations d’antisémitisme généralisé sur ses campus.

La dernière controverse en date a éclaté ce mois-ci lorsque le Borough of Manhattan Community College (BMCC) a accueilli une exposition pro-palestinienne dans un endroit bien en vue du campus.

Intitulée « Visual Timeline of Occupied Palestinian Land » (Chronologie visuelle des terres palestiniennes occupées), l’exposition contenait des propos tendancieux, affirmant notamment que le différend israélo-palestinien n’était pas un « conflit », mais uniquement la faute du « colonialisme, de l’occupation militaire, du vol de terres et du nettoyage ethnique » israéliens.

Elle accuse également Israël d’éliminer les plantes indigènes de la région pour faire place à des « espèces européennes envahissantes », qualifie le sionisme « d’idéologie coloniale », dépeint favorablement la Seconde Intifada et affirme qu’un officier de Tsahal a délibérément pris pour cible la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh dans un « assassinat sans pitié ».

Une affiche comportait un QR code renvoyant à des informations sur Students for Justice in Palestine et Within Our Lifetime, deux groupes qui critiquent sévèrement Israël et sont favorables au mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre l’État juif. Within Our Lifetime appelle régulièrement à une « intifada mondiale » lors de rassemblements dans la ville et soutient le ciblage d’organisations et d’individus « sionistes ». L’un de ses activistes a récemment été condamné à une peine de prison fédérale pour crime de haine pour des attaques contre des Juifs, notamment une agression lors de l’une des manifestations à l’initiative du groupe.

L’affiche, qui était située à l’extérieur du bureau du vice-président des affaires étudiantes de l’université, montrait l’ensemble d’Israël et les territoires palestiniens sous la légende « Palestine ».

Une partie de l’exposition pro-palestinienne, au Borough of Manhattan Community College, en mars 2023. (Autorisation)

Certains étudiants et professeurs juifs ont été contrariés par l’exposition et se sont plaints auprès du personnel de l’établissement. Des professeurs affiliés à l’association Students and Faculty for Equality at CUNY (SAFE CUNY), qui représente les sionistes et les Israéliens du système scolaire, ont cherché à obtenir davantage d’informations et ont découvert que l’exposition avait été organisée par les Social Justice and Equity Centers de l’établissement.

Le Social Justice and Equity Centers a été créé grâce au financement du President’s Fund for Excellence and Innovation de l’université, qui a été établi en 2020 grâce à un don de 30 millions de dollars de la milliardaire philanthrope MacKenzie Scott – qui n’est autre que l’ex-épouse du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos.

Le centre affirme qu’il vise à promouvoir la justice sociale en éduquant et en engageant la communauté universitaire, en mettant l’accent sur l’actualité, le plaidoyer, l’éducation créative et d’autres programmes.

Outre l’exposition, le centre a organisé au début du mois un événement intitulé « Let’s Talk Palestine » (« Parlons de la Palestine »), qui comprenait des discussions sur « la structure de l’apartheid ».

Dans le courant du mois, le centre organisera une projection du film « Farha« , dans le cadre de sa « Série de solidarité palestinienne », et accordera des crédits aux étudiants qui auront visionné le film.

Ce film jordanien dépeint les atrocités qui auraient été commises contre les Palestiniens pendant le conflit de 1948 qui a entouré la création d’Israël et montre des soldats israéliens en train d’exécuter des civils. Des ministres israéliens ont sévèrement critiqué le film, affirmant qu’il utilisait de « faux prétextes » pour « inciter » à la violence contre les Israéliens.

SAFE CUNY a dénoncé l’affichage pro-palestinien à l’université comme étant « horrible et profondément antisémite ». Suite au tollé suscité, l’université a supprimé l’exposition et retiré les informations la concernant de son site web. L’exposition devait initialement rester en place jusqu’au début du mois d’avril. Un professeur a indiqué qu’une publicité pour la projection de « Farha » est désormais affichée dans le bâtiment principal de l’établissement.

Le collège a publié un communiqué mardi pour s’excuser de l’exposition.

« Nous présentons nos excuses les plus profondes et les plus sincères à toute personne qui a été offensée et qui ne s’est pas sentie en sécurité. Nous allons maintenant aller de l’avant avec un engagement renouvelé envers notre mission, et nous serons plus vigilants pour faire de notre campus un lieu sûr et accueillant. »

L’antisémitisme est une préoccupation croissante sur les campus de la CUNY depuis quelques années, alors que les activités anti-Israël ont pris de l’ampleur et que la criminalité anti-juive a augmenté à New York. Des groupes juifs et membres du conseil municipal de la ville ont accusé l’administration de fermer les yeux sur les activités antisémites perpétrées sur les campus, alors que des étudiants ont fait état d’un harcèlement intense.

La CUNY compte 26 campus, environ 260 000 étudiants et 40 000 professeurs et employés, et fait depuis longtemps partie du tissu social de la ville.

L’année dernière, le Département américain de l’Éducation a ouvert une enquête sur les allégations de harcèlement généralisé des étudiants juifs au Brooklyn College de la CUNY. L’agence fédérale a lancé un certain nombre d’autres enquêtes similaires sur les campus américains, dont beaucoup se concentrent sur la question de savoir si l’anti-sionisme équivaut à de l’antisémitisme.

Le syndicat des enseignants de CUNY a également adopté des résolutions anti-Israël.

L’année dernière, la CUNY s’est engagée à prendre une série de mesures pour lutter contre l’antisémitisme sur ses campus, notamment un partenariat avec Hillel, un portail en ligne pour signaler les discriminations et 750 000 dollars pour la lutte contre l’antisémitisme et d’autres formes de sectarisme religieux ou ethnique.

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