Un homme avec des insignes nazis blesse 9 personnes à Houston avant d’être abattu
Rechercher

Un homme avec des insignes nazis blesse 9 personnes à Houston avant d’être abattu

Les autorités n’étaient pas certaines de l’importance des emblèmes nazis, en particulier parce qu’elles ont retrouvé d’autres accessoires chez lui

Scène d'une fusillade à Houston, au Texas. Un homme armé a blessé neuf personnes avant d'être abattu, le 26 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Scène d'une fusillade à Houston, au Texas. Un homme armé a blessé neuf personnes avant d'être abattu, le 26 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un homme, portant des insignes nazis et qui semblait mécontent de son employeur, a blessé au fusil automatique neuf personnes lundi matin dans un centre commercial de Houston avant d’être abattu par les forces de l’ordre, ont annoncé la police et les pompiers.

Le tireur est un avocat de la région de Houston, au Texas, qui portait un ancien uniforme militaire sur lequel étaient épinglés des insignes nazis, a précisé la chef de la police de la ville Martha Montalvo lors d’une conférence de presse.

Un robot démineur a examiné une Porsche qui appartient au tireur, selon la police. La voiture est enregistrée au nom de Nathan DeSai, avec une adresse dans une résidence.

Les autorités n’étaient pas certaines de l’importance des emblèmes nazis, en particulier parce qu’elles ont retrouvé d’autres accessoires historiques dans son appartement, qui remontent à la Guerre civile.

Il a utilisé un fusil et une arme de poing, tous les deux semi-automatiques, et avait 2 600 balles, a annoncé la police. Les deux armes ont été achetées légalement, et le tireur avait un permis de port d’arme dissimulée, a annoncé l’ATF, l’agence fédérale qui réglemente notamment les armes à feu.

Les victimes ont subi des blessures de gravités diverses, certaines ayant été atteintes par balle et d’autres simplement coupées par des éclats de verre, a précisé Richard Mann, porte-parole des pompiers. Les blessés ont été transportés à l’hôpital.

Une victime se trouve dans « un état critique », a rapporté la télévision ABC.

« Nous avons de bons espoirs que toutes ces personnes survivent à leur blessures » a déclaré David Persse, directeur médical de Houston.

Le tireur présumé « a été touché par nos policiers. Il n’existe pas d’information sur un autre tireur », a fait savoir dans un premier temps la police de Houston. Le décès du tireur ensuite a été constaté, a-t-elle ajouté plus tard.

Neuf policiers ont été impliqués dans l’échange de tirs avec l’homme, a précisé la police.

La fusillade a débuté vers 6h30 à l’extérieur d’une zone commerciale de cette métropole très étendue qui est la quatrième ville des Etats-Unis.

Une vidéo tournée par un témoin avec son smartphone alors que le jour se levait montre un échange de tirs, des policiers tentant de se rapprocher du suspect en s’abritant derrière un mur.

« Les tirs ne s’arrêtaient pas. Quatre, cinq, six à la fois », a déclaré Jaime Zamora, caméraman de la chaîne de télévision locale KTRK, qui a été témoin de la fusillade. Il a estimé qu’entre 30 et 50 coups de feu avaient été tirés.

Les télévisions américaines ont montré un parking d’une zone commerciale, sur lequel ont afflué des dizaines de véhicules de secours, ainsi que des voitures portant des impacts de balle.

Le tireur n’a pas immédiatement été transporté à l’hôpital, les démineurs voulant s’assurer qu’il ne portait pas d’explosif, a souligné Mann.

Le maire, Sylvester Turner, a déclaré à KTRK-TV à Houston [une chaîne de télévision locale] que DeSai était un avocat qui était « mécontent » et avait été « soit renvoyé, soit avait de mauvaises relations avec son entreprise. »

Mais un ancien partenaire juridique de DeSai, Kenneth McDaniel, a contesté cette affirmation, déclarant qu’ils avaient fermé ensemble leur cabinet, âgé de 12 ans, en février, en raison de la situation économique liée au ralentissement de l’industrie énergétique de Houston.

McDaniel a également déclaré qu’il n’avait pas eu de contact avec DeSai dernièrement, et que la police l’avait appelé lundi matin pour vérifier qu’il allait bien, mais sans expliquer pourquoi.

« Il a pris son chemin avec son cabinet, et j’ai pris le mien », a déclaré McDaniel, ajoutant que « tout ce que peux dire est que c’est une situation horrible. Je suis triste pour toutes les personnes impliquées. »

Le père de DeSai, Prakash DeSai, a déclaré à KTRK que son fils vivait dans la résidence et conduisait une Porsche noire. Il a ajouté que son fils, qu’il a vu dimanche, était en colère pare que « son cabinet juridique ne va pas bien » et « à cause de ses problèmes personnels. »

Perrye Turner, agent spécial responsable de la Division de Houston du FBI, a déclaré que les autorités ne pensaient pas que l’incident était de nature terroriste.

Jennifer Molleda et son mari vivent dans la même résidence que Nathan DeSai. Même si elle a entendu des coups de feu vers 6h12 et a appelé le 911, son mari est parti travailler. Il l’a appelée peu après et lui a dit qu’il était blessé.

Quand la fusillade s’est arrêtée, Molleda a retrouvé son mari, Alan Wakin, à plusieurs rues de là dans le parking d’un centre commercial. Sa Mustang avait deux impacts de balles dans le pare-brise, et il lui a dit avoir vu un laser rouge avant que les coups ne soient tirés. Il a été transporté à l’hôpital.

« Il est sorti de sa voiture, nous nous sommes enlacés, nous avons pleuré », a déclaré Molleda, ajoutant qu’après avoir tout vu, elle pensait que DeSai « visait à tuer. »

Jason Delgado, le gérant de la résidence, a déclaré que DeSai avait été impliqué dans deux incidents récents.

En août, a déclaré Delgado, la police avait été appelée quand des couvreurs travaillant dans la résidence avaient affirmé que DeSai avait pointé un fusil de type fusil d’assaut vers eux. Il a déclaré qu’il n’y avait pas assez de preuves, parce que DeSai avait nié. Molleda a parlé du même incident.

La semaine dernière, DeSai s’était énervé à cause de problèmes de pression d’eau chez lui, et avait demandé de l’aide à la maintenance et exprimé son mécontentement à l’entreprise de gestion, qui impliquait qu’il les « intimiderait pour obtenir ce qu’il demandait », a déclaré Delgado.

Des agences ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...