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Un Italo-Palestinien détenu par Israël va être libéré, selon son avocat

Khaled El Qaisi, 27 ans, devrait être libéré après avoir été détenu pendant un mois sans inculpation ; il a été arrêté alors qu'il entrait en Cisjordanie en provenance de Jordanie

Une personne menottée. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une personne menottée. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Un étudiant italo-palestinien détenu sans inculpation depuis fin août en Israël va être remis en liberté, a annoncé dimanche son avocat depuis Rome.

Khaled El Qaisi, 27 ans, est retenu prisonnier par Israël en-dehors de toute inculpation depuis le 31 août dernier, date à laquelle il avait été interpelé alors qu’il tentait de passer en Jordanie, depuis la Cisjordanie, après des vacances en famille dans sa ville natale de Bethléem.

Son épouse, Francesca Antinucci, son fils de quatre ans, ainsi que sa mère, étaient présents lors de l’arrestation.

Sa famille à Rome avait appelé l’Italie au mois de septembre à intervenir pour aider cet étudiant en langues de l’Université Sapienza de la capitale italienne, né en Palestine et citoyen italien.

Son avocat italien, Me Flavio Rossi Albertini, a confirmé dimanche à l’AFP que Khaled El Qaisi allait être relâché, précisant toutefois que « nous n’avons pas d’information officielle ».

Mercredi dernier, l’avocat avait dénoncé la détention du jeune homme lors d’une conférence de presse à la chambre des députés à Rome, précisant qu’une audience était prévue dimanche – audience durant laquelle il pourrait être inculpé ou libéré les jours suivants.

L’épouse de l’étudiant a pour sa part déclaré au quotidien Il Manifesto que le consul italien en Israël lui avait confirmé sa libération imminente.

El Qaisi devra verser une caution et se verra interdire de quitter Israël durant sept jours, a-t-elle précisé.

La famille de l’étudiant avait indiqué qu’il était soumis depuis son arrestation à des interrogatoires quotidiens dans une prison près de Tel Aviv.

Elle redoutait de le voir placé en détention administrative, ce qui aurait permis à Israël de le garder sous ce statut pendant des périodes renouvelables de six mois sans l’inculper formellement.

Selon Israël, cette mesure de sécurité controversée vise à permettre aux autorités de détenir des suspects tout en continuant à rassembler des preuves, dans le but de prévenir les attentats ou les atteintes à la sécurité.

La détention administrative est principalement utilisée contre les Palestiniens, les autorités israéliennes étant critiquées par les groupes de défense des droits de l’Homme qui estiment qu’elles abusent de cette mesure.

La mère d’El Qaisi est italienne et son père palestinien, a rapporté le mois dernier le Middle East Eye. Il a grandi à Bethléem et a étudié à l’Université Sapienza de Rome, où il a participé à la fondation du Centre de documentation palestinien, qui promeut l’histoire et la culture palestiniennes.

Selon les informations disponibles, El Qaisi avait profité de ses vacances pour faire enregistrer son mariage avec une Italienne et la naissance de leur fils de quatre ans au registre civil palestinien. Il s’était également rendu en Jordanie.

Iillustration : Un soldat israélien à l’entrée du pont d’Allenby, le principal poste-frontière emprunté par les Palestiniens de Cisjordanie lorsqu’ils se rendent dans la Jordanie voisine et au-delà, le 10 mars 2014. (Crédit : Sebastian Scheiner/AP Photo)

Cependant, alors que la famille tentait d’emprunter le pont Allenby pour passer de la Cisjordanie à la Jordanie, il avait été mis à l’écart et des fonctionnaires israéliens avaient pris les bagages et les téléphones portables de la famille, selon Middle East Eye.

El Quaisi avait été emmené les menottes aux poignets, a raconté son épouse, Francesca, qui avait elle-même été interrogée avant d’être libérée et de pouvoir rejoindre son fils. D’après elle, il lui aurait été dit de partir sans son portable ni son argent, qui avaient été saisis.

« J’ai demandé aux agents comment continuer le voyage puisqu’ils m’avaient tout pris. Ils m’ont répondu que ce n’était pas leur problème », s’est-elle souvenue.

Elle est parvenue à contacter l’ambassade d’Italie en Jordanie et, trois jours plus tard, elle était de retour en Italie.

Selon le reportage, après l’arrestation d’El Qaisi, son frère et deux cousins ont également été arrêtés à Bethléem, bien que son frère ait été libéré par la suite.

Le consul italien à Tel Aviv a rendu visite à El Qaisi au moins deux fois et il a informé Me Antinucci que le détenu semblait être en bonne santé.

L’affaire a été portée à l’attention du Parlement italien et des milliers de personnes ont protesté dans les rues de Rome pour exiger sa libération, notamment lors de manifestations qui ont encore été organisées samedi.

Une pétition en ligne demandant sa libération a recueilli plus de 30 000 signatures.

L’AFP a contribué à cet article.

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