Un magnat canadien donne 5 M $ à Israël pour l’aider à décrocher la lune
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Un magnat canadien donne 5 M $ à Israël pour l’aider à décrocher la lune

Sylvan Adams, qui a aidé à faire venir cette année la course cycliste du Giro d'Italia en Israël, a rejoint un projet cher au pays

Le magnat canadien de l'immobilier Sylvan Adams, à droite, avec Morris Kahn, dans l'usine spatiale MBT des Industries aérospatiales israéliennes à Yehud où est assemblée la fusée de Space ILwhere SpaceIL' (Crédit : Eliran Avital)
Le magnat canadien de l'immobilier Sylvan Adams, à droite, avec Morris Kahn, dans l'usine spatiale MBT des Industries aérospatiales israéliennes à Yehud où est assemblée la fusée de Space ILwhere SpaceIL' (Crédit : Eliran Avital)

Le magnat canadien de l’immobilier Sylvan Adams, qui a aidé à faire venir au début de l’année le Big Start de la course cycliste prestigieuse du tour d’Italie, a rejoint un projet cher au pays : celui du lancement sur la lune de la toute première fusée israélienne. Il a ainsi donné cinq millions de dollars à SpaceIL, une organisation à but non-lucratif qui se trouve derrière cette initiative.

Adams a annoncé son don après une visite, la semaine dernière, de la structure MBT Space des Industries aérospatiales israéliennes (IAI) à Yehud, où la fusée est assemblée. Etaient présents lors de cette visite du site le président de SpaceIL Morris Kahn, Ido Anteby, directeur-général de la start-up et d’autres hauts-responsables de l’IAI.

« Je pense que lancer la première fusée israélienne à destination de la lune donnera envie aux enfants des écoles israéliennes d’entreprendre des études de STEM [science, technologie, génie et mathématiques] et de réfléchir à l’exploration spatiale, et les mènera en particulier à croire que tout est possible », a commenté Adams lors de cet événement.

La fusée sans pilote qui est fabriquée au sein de l’Etat juif devrait être lancée vers la lune au début de l’année 2019 et, si tout se passe bien, elle permettra l’entrée d’Israël dans le club exclusif des trois nations seulement qui, jusqu’à maintenant, ont réussi un atterrissage contrôlé sur la surface de la lune.

Adams rejoint un groupe de donateurs ayant contribué au projet et notamment Kahn, Miriam et Sheldon Adelson, Sammy Sagol, Lynn Schusterman et Steven Grand.

Kahn, homme d’affaires et philanthrope, a offert 100 millions de shekels au projet.

Adams « rejoint ce groupe extraordinaire de donateurs à la vision commune – celle de voir la première fusée israélienne se poser sur la lune », a dit Kahn dans le communiqué.

« Nous sommes dans la dernière ligne droite et je pense que sa venue à nos côtés aidera à soulever les fonds qui sont encore nécessaires pour mener à bien notre mission ambitieuse ».

Le lancement du vaisseau était initialement prévu pour le mois de décembre 2018 mais il a été repoussé au début de l’année 2019.

« Nous sommes dans la dernière ligne droite avant le lancement et les préparations sont maximales », a pour sa part commenté Ido Anteby, directeur-général de SpaceIL.

« Les équipes de SpaceIL et de l’IAI font d’immenses progrès dans la série de tests et d’essais réalisés dans la structure spatiale des Industries aérospatiales israéliennes. En même temps, nous renforçons les activités de promotion de l’enseignement scientifique et technologique au sein de l’Etat d’Israël en amont de ce lancement ».

Sylvan Adams, organisateur du Giro, lors des 19èmes maccabiades (Autorisation : Maccabiah)

Le projet, qui a commencé il y a sept ans dans le cadre d’un concours technologique mis en place par Google visant à faire atterrir sur la lune une petite sonde, est mené en collaboration avec l’IAI. Même si le prix de Google a expiré au mois de mars, sans vainqueur, l’équipe israélienne s’est jurée de mener à bien son initiative.

Parmi les partenaires du projet, des entreprises du secteur privé, des entreprises publiques et universitaires avec notamment l’Institut des sciences Weizmann, l’Agence spatiale israélienne, le ministère des Sciences, de la technologie et de l’espace et l’entreprise de télécommunications Bezeq.

SpaceIL continue à s’efforcer de collecter les fonds nécessaires à l’aboutissement de sa mission, a fait savoir l’entreprise dans un communiqué.

L’objectif poursuivi par cette initiative est également de créer un « effet Apollo » en Israël, à savoir d’encourager les générations d’enfants israéliens à étudier les matières STEM, à changer leur perception de ces disciplines en leur permettant de nourrir de grandes ambitions malgré la taille modeste du pays, a dit le communiqué.

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