Une ancienne terroriste palestinienne accepte une négociation et perd sa nationalité américaine
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Une ancienne terroriste palestinienne accepte une négociation et perd sa nationalité américaine

Rasmea Odeh avait omis de mentionner aux autorités de l'immigration son inculpation et son incarcération en Israël pour son rôle dans un attentat en 1996

Rasmea Odeh, à droite, terroriste palestinienne condamnée en Israël, a été jugée coupable d'avoir menti à l'immigration américaine quand elle a demandé la nationalité en 2004. (Crédit : capture d'écran YouTube/Middle East Eye)
Rasmea Odeh, à droite, terroriste palestinienne condamnée en Israël, a été jugée coupable d'avoir menti à l'immigration américaine quand elle a demandé la nationalité en 2004. (Crédit : capture d'écran YouTube/Middle East Eye)

Une femme palestinienne n’avait pas déclaré aux autorités de l’immigration aux États-Unis qu’elle avait été incarcérée en Israël pour son implication dans deux attentats terroristes. Elle a accepté une négociation de peine qui la contraint de quitter le pays.

Rasma Odeh, 69 ans, ne purgera pas sa peine dans les prisons américaines mais perdra la nationalité américaine, selon un communiqué du Rasmea Defense Committee jeudi.

Linda Sarsour et Rasmea Odeh, deux activistes pro-palestiniennes ont récemment endossé des rôles publiques dans diverses manifestations féministes et prendront parole durant une conférence plénière pour Jewish Voice for Peace, un groupe qui soutient le mouvement BDS anti-Israël. Cette prise de position publique a suscité des critiques au sein du monde juif.

En 2015, Odeh a été condamnée aux États-Unis à 18 mois de prison pour avoir omis de mentionner son inculpation et son incarcération en Israël à son entrée dans le pays en 1995 et quand elle a déposé une demande de citoyenneté en 2004, mais la condamnation a été annulée.

Odeh avait été inculpée en Israël pour son implication dans une explosion en 1969 à Jérusalem qui avait fait 2 morts et 9 blessés. Elle a été condamnée par le tribunal militaire israélien en 1970 à la prison à perpétuité pour deux bombardements au nom du Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et a passé 10 ans en prison avant d’être relâchée dans le cadre d’un échange de prisonniers en 1980.

Odeh a admis avoir placé la bombe dans l’attentat de 1969, bien que ces dernières années, elle assure avoir avoué sous la torture, ce que les responsables israéliens réfutent.

On ne sait pas encore si, dans le cadre de cette négociation de peine, Odeh, figure de proue du mouvement féministe International Women’s Strike, pourra participer à la conférence de Jewish Voice for Peace prévue du 30 mars au 2 avril à Chicago.

Le groupe pro-Israël StandWith US a fustigé Jewish Voice for Peace qui offre à Odeh une tribune, mais l’organisation pro-BDS a réaffirmé sa décision au début du mois, se disant « fier » d’accueillir Odeh.

Le groupe a remis en question son inculpation en Israël.

Sarsour, qui a organisé la Women’s March à Washington en janvier a également aidé à la plannification de Women’s Strike. Elle a indiqué que le mouvement féministe ne fait pas de place à ceux qui font pas partie des détracteurs d’Israël.

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