Une femme poignardée dans le nord de Haïfa ; un homme arrêté
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Une femme poignardée dans le nord de Haïfa ; un homme arrêté

La police dit que l'incident relevait apparemment d'une dispute domestique ; la victime, 44 ans, a été emmenée à l'hôpital pour y être soignée

Une photo d'une voiture de police à Jérusalem, le 20 septembre 2017. (Times of Israël/Stuart Winer)
Une photo d'une voiture de police à Jérusalem, le 20 septembre 2017. (Times of Israël/Stuart Winer)

Une femme a été poignardée et modérément blessée mercredi dans la ville de Tamra, dans le nord du pays, la police ayant déclaré avoir arrêté son partenaire comme suspect dans l’incident.

La femme, âgée de 44 ans, a été emmenée au centre médical Rambam à Haïfa pour y être soignée, a indiqué la police israélienne dans un communiqué.

Le suspect, également âgé de 44 ans, a été arrêté peu après à son domicile.

Selon la police, l’incident relevait apparemment d’une dispute.

Selon des médias en hébreu, le suspect est l’ancien mari de la femme.

Une série de meurtres et d’agressions violentes de femmes par leurs conjoints ou leurs proches au cours des derniers mois a suscité des appels à l’action des parlementaires et des autorités chargées de l’application de la loi.

Au début de ce mois, une femme enceinte de 29 ans, Roan Al-Katani de Rahat, est morte à l’hôpital Soroka de Beer Sheva, apparemment des suites de blessures infligées par son mari.

Le fœtus de Roan Al-Katani n’a pas survécu. Son mari, âgé de 32 ans, a été arrêté et placé en détention préventive. Il nie avoir violenté sa femme.

Quelques heures plus tard, le comité ministériel chargé de la législation a voté en faveur d’un projet de loi visant à imposer le suivi électronique des hommes violents qui ont fait l’objet d’une ordonnance restrictive. Le système alerterait son porteur et la police si l’homme s’approche de son épouse ou de son domicile en violation d’une injonction du tribunal.

Onze femmes israéliennes ont été tuées cette année, prétendument par une personne qu’elles connaissaient.

Treize femmes israéliennes ont été assassinées en 2019 par une personne qu’elles connaissaient. En 2018, 25 femmes ont été assassinées, le nombre le plus élevé depuis des années, ce qui a suscité une série de manifestations et d’appels urgents aux autorités pour qu’elles prennent des mesures contre l’incidence croissante de la violence à l’égard des femmes. Nombre d’entre elles avaient porté plainte auprès de la police avant leur mort, craignant pour leur sécurité.

La police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la crise du coronavirus.

Des milliers de personnes ont manifesté à Tel-Aviv au début du mois contre cette tendance, appelant à une action gouvernementale pour mettre fin aux violences contre les femmes. Les organisateurs de la manifestation ont déclaré que la plupart des 250 millions de shekels (64,5 millions d’euros) approuvés en 2017 pour les programmes nationaux de prévention de la violence domestique n’ont pas encore été alloués.

Ce mois-ci également, le ministère de la Protection sociale et des services sociaux a publié des chiffres qui montrent une augmentation de 112 % du nombre de plaintes pour violence domestique reçues par sa ligne d’assistance téléphonique en mai par rapport à avril.

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