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Une série de produits importés en Israël pourront respecter uniquement les normes UE

Permettre aux importateurs de déclarer que leurs produits répondent aux normes de l'UE - plutôt que de payer pour des tests - devrait réduire les coûts et élargir l'offre

Une femme regardant des télévisions dans un magasin. (Crédit : Filipovic018/iStock/Getty Images)
Une femme regardant des télévisions dans un magasin. (Crédit : Filipovic018/iStock/Getty Images)

Le gouvernement espère qu’une réforme entreprise dans le secteur des importations des appareils ménagers électriques – une réforme qui doit entrer en vigueur jeudi – aidera à élargir l’offre soumise aux consommateurs israéliens et à freiner le coût de la vie qui grimpe en flèche dans le pays.

La réforme permet à Israël d’accepter les produits, qui ont été fabriqués en répondant aux normes en cours au sein de l’Union européenne, diminuant la mainmise de l’Institut des normes israélien.

Cet institut avait été établi avant l’établissement de l’État de manière à protéger les industries naissantes du pays face à la concurrence étrangère.

En établissant ses propres normes pour de nombreux produits à la consommation, l’Institut a longtemps joué un rôle déterminant dans le maintien de prix particulièrement élevés.

Jusqu’à présent, les importateurs d’appareils électriques devaient soumettre leurs produits aux inspections d’un laboratoire approuvé qui était chargé d’évaluer la conformité des appareils aux normes israéliennes, et ce avant même qu’ils ne puissent pénétrer dans le pays. Une procédure qui entraînait le stockage de containers entiers dans les ports pendant des semaines.

A partir de jeudi, l’Institut permettra l’entrée des produits certifiés par l’UE. Les importateurs devront déclarer que le produit répond aux normes européennes et devront soumettre un document le prouvant. Les contrôles portuaires seront remplacés par un système de contrôle surprise de sécurité directement dans les magasins. L’espoir est que de nouveaux importateurs entreront sur le marché et que la concurrence entraînera une baisse des prix.

Parmi les produits bénéficiant de la réforme, les réfrigérateurs, les machines à laver, les sèche-linges, les lave-vaisselles, les fours et autres fours à micro-ondes, les climatiseurs, les télévisions, les appareils luminaires, les ampoules, les équipements tels que les ordinateurs ou les imprimantes et le matériel audio, entre autres.

Un magasin d’appareils ménagers. (Crédit : Huaogngiah Laim, CC BY-SA 4.0, Wikimedia images)

Le ministère de l’Économie espère des économies à hauteur de 7 % sur la livraison des produits respectant les normes de l’Union européenne.

Alors qu’il lui était demandé pourquoi les normes américaines n’apparaissaient pas dans la réforme, un porte-parole du ministère de l’Énergie a expliqué que la majorité des produits fabriqués aux États-Unis respectaient les normes de l’UE.

A partir de jeudi également, les appareils seront assortis d’une nouvelle étiquette établissant leur efficacité énergétique pour permettre aux consommateurs de choisir les produits les moins préjudiciables à l’environnement.

Le ministère de l’Énergie espère que cette réforme permettra d’économiser 200 gigawatts par heure d’électricité dès 2025 et 1200 à l’horizon 2030.

Pour la ministre de l’Énergie Karine Elharrar, la réforme va significativement faciliter le processus d’importation des appareils électriques au sein de l’État juif, elle abaissera les coûts et augmentera à la fois la concurrence dans le secteur et la variété de produits. En même temps, la réforme devrait permettre d’importer des produits plus efficaces au niveau énergétique dans le pays, entraînant par conséquence des économies en matière d’électricité.

La ministre de l’énergie Karin Elharrar lors d’une réunion du comité d’organisation à la Knesset le 9 juin 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90).

« Cette réforme est une avancée significative dans la promotion de l’efficacité énergétique dans l’économie, ce qui soutiendra les efforts livrés par le gouvernement pour atteindre ses objectifs en termes de réduction des émissions de carbone, des objectifs fixés lors de la conférence sur le climat de la COP26 [en 2021] », a-t-elle commenté.

Cette initiative entre également dans le cadre d’une réforme plus large lancée par le ministère de l’Économie qui vise à reconnaître les normes internationales pour une vaste gamme de produits, notamment et entre autres pour les produits utilisés par les enfants dont les articles de puériculture (avec, parmi eux, les jouets pour les enfants de plus de 3 ans, les poussettes, les lits, les berceaux, les balançoires ou les chaises hautes), mais aussi les produits pour les loisirs et le sport et des produits variés pour la maison.

Certains produits devront encore se soumettre à la procédure de l’Institut israélien des normes. Ce sera le cas des équipements utilisés dans les réseaux de gaz, des fils électriques à basse et moyenne tension, des chaudières solaires, des équipements de détection des incendies et des extincteurs, des équipements de jeux, des jouets pour les enfants âgés de moins de trois ans, des tétines et des sucettes, des biberons et de la vaisselle.

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