Le Parlement iranien cherche à interdire tous les visiteurs nés en Israël d’entrée dans le pays.

L’événement déclencheur pour faire évoluer la législation est la visite en Iran, il y a quelques semaines, d’une journaliste israélienne vivant aux États-Unis. Elle serait apparemment entrée dans le pays en utilisant son passeport américain.

De potentiels visiteurs se servant de leurs passeports israéliens sont interdits d’entrée en Iran, le pays continuant à appeler de ses vœux la disparition d’Israël.

L’an dernier, le Guide suprême Ali Khamenei avait tweeté un plan en neuf points pour détruire Israël.

Plus tôt ce mois-ci, un chef de la milice iranienne avait qualifié la destruction d’Israël de « non négociable ».

A l’occasion du Jour du Souvenir de l’Holocauste honoré en Israël la semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a comparé la course iranienne pour les armes nucléaires aux efforts des nazis pour exterminer les Juifs.

Une enquête parlementaire iranienne exceptionnelle a été lancée pour éclaircir la façon dont Orly Azoulay est entrée en Iran.

Selon la presse ce vendredi, les résultats ont constaté que la journaliste n’était « pas une espionne », mais que sa visite aurait dû être empêchée.

Azoulay, du journal Yedioth Ahronoth est née en Israël. Elle est arrivée en Iran avant l’accord-cadre historique entre les puissances mondiales et l’Iran du début du mois. Elle est restée pendant deux semaines, et a rapporté les réactions à l’accord nucléaire pour la publication israélienne.

Sa visite a déclenché la tenue d’une enquête interne et le parlement iranien préparerait une nouvelle législation qui « interdirait l’entrée en Iran aux personnes qui sont nées en Israël afin d’éviter des incidents similaires à l’avenir ».

Azoulay, qui dirige le bureau de Washington de Yediot, a affirmé qu’elle n’a pas essayé de cacher le fait qu’elle est née en Israël et qu’elle est entrée dans le pays avec un visa officiel du ministère iranien des Affaires étrangères.

Sa visite a provoqué un tollé en Iran. Un député iranien l’a accusée d’espionnage et a blâmé les autorités de ne pas avoir empêché son entrée.

« Elle n’a pas autre intérêt ici que de se livrer à des activités d’espionnage, » a déclaré le député resté anonyme dans une interview pour la télévision iranienne signalée par Ynet. « La question est : que fait notre système de renseignements ? »

Selon des informations parues dans la presse iranienne citées par Ynet, les organes gouvernementaux de l’Iran se rejettent la responsabilité les uns sur les autres.

Selon Ynet qui rapporte ces propos, le porte-parole du ministère iranien de la Culture et de l’Orientation islamique, Hossein Nooshabadi, affirme de son côté qu’Azoulay « est entrée en Iran avec un passeport américain, elle n’avait pas de carte de presse et est venue en tant que touriste, en tant que résidente américaine avec un groupe américain. Le ministère des Affaires étrangères et les services de renseignement doivent donc fournir une réponse ».