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Amsalem, accusé de requêtes illégales, réclame le renvoi de Michal Rosenbaum

Le ministre demande le renvoi de la directrice des entreprises publiques, "inapte au travail" selon lui ; Rosenbaum affirme qu'elle ne se laissera pas intimider par les menaces

Collage photos : À gauche, le député David Amsalem, à Tel Aviv, le 8 décembre 2022 ; à doroite, Michal Rosenbaum, directrice de l’Autorité des Entreprises Publiques. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90 ; Ministère des Finances)
Collage photos : À gauche, le député David Amsalem, à Tel Aviv, le 8 décembre 2022 ; à doroite, Michal Rosenbaum, directrice de l’Autorité des Entreprises Publiques. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90 ; Ministère des Finances)

Le ministre de la Coopération régionale, David Amsalem (Likud), a exigé dimanche le licenciement immédiat de la directrice de l’Autorité des entreprises publiques, Michal Rosenbaum, affirmant qu’elle n’était pas apte à occuper ce poste.

En réponse, cette dernière a accusé Amsalem d’avoir procédé à des nominations politiques et irrégulières dans des dizaines d’entreprises publiques.

Amsalem a soumis sa demande au commissaire de la fonction publique, Daniel Hershkowitz. Il y accuse Rosenbaum de comportement « agressif et irrespectueux », de désobéissance à ses ordres et de harcèlement des employés.

Rosenbaum a nié ces allégations et a affirmé qu’Amsalem voulait la licencier en raison de son refus de répondre à ses « exigences illégitimes, en particulier en matière de nominations et de salaires ».

« C’est la troisième fois, en moins de quatre mois, depuis que le ministre a pris ses fonctions qu’il tente de démettre de ses fonctions la directrice de l’Autorité des entreprises publiques », a-t-elle déclaré.

« Dans un avis détaillé, la Procureure générale a établi que l’autorité fonctionne en toute légalité et adhère de manière indépendante aux règles de bonne gestion », peut-on lire dans le communiqué.

« Elle ne se laissera pas décourager par une quelconque menace, et elle est déterminée à continuer à exercer sa fonction de manière indépendante et sans crainte », a déclaré Rosenbaum.

Selon le site d’information Ynet, la plupart des nominations prévues dans les entreprises publiques ont été gelées à la suite de ce désaccord. Il y aurait environ 300 postes à pourvoir dans 70 conseils d’administration, dont certains ne peuvent se réunir et prendre des décisions faute de quorum.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu parle avec le président de la coalition de l’époque, David Amsalem, pendant une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 19 novembre 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La situation en est arrivée à un point tel que de grandes entreprises, dont Israel Electric Corporation, la société publique de logement Amidar et Netivei Israel – National Transport Infrastructure Company, n’auront pas de conseil d’administration opérationnel d’ici la fin de l’année et ne pourront opérer légalement.

Des ministres de premier plan, dont les noms n’ont pas été révélés, ont attaqué Amsalem et ont déclaré à la Douzième chaîne qu’il se comportait « de manière intimidante et puérile, ce qui entravait le travail du gouvernement ».

Amsalem, un législateur du Likud et allié clé du Premier ministre Benjamin Netanyahu, occupe également les fonctions de ministre au sein du ministère de la Justice et de ministre chargé d’assurer la liaison entre le gouvernement et la Knesset.

Auparavant, l’Autorité des entreprises publiques relevait du ministère des Finances, mais Amsalem a insisté pour qu’elle soit placée sous son contrôle dans le cadre de l’accord qu’il a conclu avec Netanyahu pour rejoindre le cabinet.

Un haut fonctionnaire anonyme du ministère des Finances a déclaré à Ynet que la tentative de licenciement de Rosenbaum était directement liée à son opposition au licenciement du président de la poste israélienne, Mishael Vaknin, une initiative d’Amsalem et du ministre des Communications, Shlomo Karhi (Likud).

La poste israélienne a soutenu que le licenciement de Vaknin était motivé par des raisons politiques, par Karhi et Amsalem, qui souhaitent nommer des fidèles de la coalition au conseil d’administration de la société.

Le mois dernier, Amsalem, connu pour ses propos incendiaires et offensants, avait affirmé, quelques jours après avoir réclamé son limogeage, que la procureure générale Gali Baharav-Miara était « la personne la plus dangereuse » d’Israël et qu’elle représentait une menace pour la démocratie.

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