Cameron et Johnson « font la paix » autour d’un verre de whisky à l’hôtel King David
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Cameron et Johnson « font la paix » autour d’un verre de whisky à l’hôtel King David

L’ancien Premier ministre et son camarade d’école devenu son opposant acharné ont déclaré avoir réglé leur terrible désaccord sur le Brexit lors d’une longue discussion à Jérusalem

Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, pendant les funérailles de l'ancien président et Premier ministre israélien Shimon Peres, au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem, le 30 septembre 2016. (Crédit : AFP/Thomas Coex)
Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, pendant les funérailles de l'ancien président et Premier ministre israélien Shimon Peres, au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem, le 30 septembre 2016. (Crédit : AFP/Thomas Coex)

L’ancien Premier ministre britannique et l’homme qui a précipité sa chute auraient enterré la hache de guerre en buvant du whisky en tête-à-tête à l’hôtel King David de Jérusalem la semaine dernière, dans ce que le Sun a surnommé mardi le « processus de paix du Moyen Orient » pour le Royaume-Uni.

L’ancien Premier ministre David Cameron et l’actuel ministre des Affaires étrangères Boris Johnson étaient en Israël pour participer à l’enterrement de l’ancien président et Premier ministre d’Israël, Shimon Peres.

Ils séjournaient tous les deux à l’hôtel King David et ont saisi l’opportunité jeudi soir dernier d’ « apaiser les choses » lors d’une discussion tard dans la nuit avec du whisky sur le balcon d’une chambre de l’hôtel, a noté le Sun.

Les deux politiciens du parti conservateur, amis et rivaux depuis leur plus jeune âge à Eton puis à l’université d’Oxford, se sont fustigés d’une manière très spectaculaire lorsque Johnson a soutenu la campagne réussie pour faire sortir la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE), contre les positions de Cameron.

Le camp du Brexit de Johnson a remporté la victoire au référendum de juin, et Cameron a rapidement démissionné. Johnson avait espéré prendre sa place, mais il a vite abandonné l’idée d’occuper la plus haute fonction politique du pays, et c’est sa collègue conservatrice Theresa May qui a remplacé Cameron. En échange, May a nommé Johnson au poste prestigieux de ministre des Affaires étrangères. Cameron a lui également démissionné de son mandat de député.

Les anciens Premiers ministres britanniques Tony Blair (à droite) et David Cameron pendant les obsèques de l'ancien président et Premier ministre israélien Shimon Peres, au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem, le 30 septembre 2016. (Crédit : AFP/Pool/Abir Sultan)
Les anciens Premiers ministres britanniques Tony Blair (à droite) et David Cameron pendant les obsèques de l’ancien président et Premier ministre israélien Shimon Peres, au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem, le 30 septembre 2016. (Crédit : AFP/Pool/Abir Sultan)

Après deux mois d’attaques et d’insultes amères, les deux hommes « ont fait la paix » à Jérusalem, a annoncé le Sun. « Boris a déclaré à des amis qu’après une très longue conversation, lui et M. Cameron avaient eu ‘un échange de points de vue très franc’ sur leur querelle sur l’UE. »

« Après avoir finalement tiré les choses au clair, ils sont passés à leurs opinions communes sur les affaires mondiales et les hauts et les bas du mandat de l’ancien de Premier ministre », peut-on lire dans l’article.

« Depuis son retour d’Israël, Boris a montré une défense passionnée de l’héritage de M. Cameron, disant à ses amis qu’il ‘n’est pas juste du tout de dire que Dave était un mauvais dirigeant du parti en raison de la manière dont cela s’est terminé. Il l’a transformé et nous a rendu éligible à nouveau, et c’était une réussite énorme’. »

Une grande partie des dizaines de dirigeants et représentants internationaux qui ont assisté aux obsèques de Peres vendredi ont séjourné au King David.

Leur arrivée inattendue a forcé le prestigieux hôtel vieux de 85 ans à vider la plupart de ses chambres, et à trouver d’autres arrangements pour les clients qui y logeaient déjà.

Le prince Charles et la ministre israélienne de la Culture Miri Regev lors des funérailles de l'ancien président Shimon Peres sur le mont Herzl, à Jérusalem, le 30 septembre. A droite, le président français François Hollande. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)
Le prince Charles et la ministre israélienne de la Culture Miri Regev lors des funérailles de l’ancien président Shimon Peres sur le mont Herzl, à Jérusalem, le 30 septembre. A droite, le président français François Hollande. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Le prince Charles de Galle a profité de son voyage en Israël pour les funérailles de Peres pour visiter la tombe de sa grand-mère maternelle, la princesse Alice de Battenberg, Juste parmi les Nations qui a sauvé une famille juive des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le Prince Charles de Galles (à gauche) en l'église de Marie-Madeleine de Jérusalem le 30 septembre 2016, avec Archimandrite Roman Krassovsky, chef de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem (Crédit : Facebook)
Le Prince Charles de Galles (à gauche) en l’église de Marie-Madeleine de Jérusalem le 30 septembre 2016, avec Archimandrite Roman Krassovsky, chef de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem (Crédit : Facebook)
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