Funérailles d’Esther Horgen: elle « vivait pleinement chaque moment de sa vie »
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Funérailles d’Esther Horgen: elle « vivait pleinement chaque moment de sa vie »

La famille et les amis de la franco-israélienne retrouvée morte dans une forêt de Cisjordanie ont assisté à l'enterrement et rendu hommage à son "amour pour la vie"

Les funérailles d'Esther Horgen, tuée lors d'une attaque terroriste présumée en Cisjordanie, le 22 décembre 2020. (Capture d'écran / Ynet)
Les funérailles d'Esther Horgen, tuée lors d'une attaque terroriste présumée en Cisjordanie, le 22 décembre 2020. (Capture d'écran / Ynet)

Esther Horgen, qui a été retrouvée morte dans une forêt de Cisjordanie dans une apparente attaque terroriste, a été enterrée mardi matin. Lors des oraisons funèbres, son amour pour la vie a été souligné.

« Pendant trente ans, nous avons marché ensemble, et il y a deux jours, tu es partie marcher et tu n’es pas revenue », a dit son mari Benjamin. Le corps d’Esther Horgen a été retrouvé un jour après qu’elle a quitté sa maison de Cisjordanie pour faire un footing.

« Comment quelques mots peuvent exprimer la profondeur de ton cœur et ta générosité, ton amour pour la vie et pour les autres ? », a-t-il dit.

Odelia, la fille de la victime, a rendu hommage a sa mère et exprimé sa douleur quant à l’absence de sa mère à son mariage.

Esther Horgen, 52 ans, qui a été retrouvée morte dans le nord de la Cisjordanie à la suite d’un attentat terroriste présumé le 20 décembre 2020. (Autorisation)

« Ma mère est ma meilleure amie. Elle venait me voir à l’autre bout du monde, en Australie. Où es-tu maintenant, maman ? », a déclaré Odélia. « Je suis tellement désolée que tu ne puisses pas danser à mon mariage. »

Des dizaines de personnes ont assisté à l’enterrement, notamment Tzachi Hanegbi, ministre des Implantations.

« Elle était issue d’un judaïsme pluraliste, certes très pratiquant, mais très ouvert, ce qui caractérise la communauté de Fontenay-aux-Roses qui a été créée par son père et par mon père », Souligne Anne Baer, précisant que Esther Horgen avait fondé une famille « exemplaire » et qu’elle était « conseillère conjugale ».

Le chef spirituel de la communauté, le rabbin Reuven Uziel, a déclaré que le meurtrier de Horgen ne parviendra pas à « souiller » Israël.

« Vendredi, nous étions assis à la table de Shabbat. Il ne nous a pas traversé l’esprit que c’était la dernière fois que nous nous verrions. Vous étiez une personne pleine d’amour et de lumière, de joie et de sourires », a raconté Uziel. « Les meurtriers ne souilleront pas la Terre d’Israël, qui reste bénie et sainte, et vous resterez bénie et pure. »

Dans une interview accordée mardi matin, Benjamin a déclaré que sa femme avait vécu sa vie à fond.

« Elle vivait pleinement chaque moment de sa vie. Elle avait tant à donner », a raconté Benjamin Horgen à la chaîne publique Kan. « J’ai confiance, l’establishment de défense fera son travail, ils [nous] ont informé, les choses avancent. »

Esther, 52 ans et mère de six enfants, était sortie courir dans la forêt de Reihan près de leur maison dimanche après-midi et n’est pas revenue, après quoi Benjamin a appelé la police. Son corps a été retrouvé pendant la nuit dans la forêt avec des traces de violence.

Les forces de sécurité sont de plus en plus convaincues que cette mort est un attentat terroriste commis par un terroriste palestinien, ont déclaré des responsables lundi après-midi.

La police scientifique et des agents de police sur la scène où Esther Horgen a été retrouvée morte dans une forêt du nord de la Cisjordanie, le 21 décembre 2020. (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)

Les soldats de l’armée israélienne mènent des fouilles dans les villes palestiniennes adjacentes où l’attaquant aurait pu s’enfuir, a rapporté la Treizième chaîne, ajoutant que Esther Horgen a été tuée avec « une grande violence » sur « la ligne de partage [avant 1967], mais du côté ouest de celle-ci ».

Les responsables de la sécurité ont déclaré lundi que les enquêteurs envisagent la possibilité que le meurtrier soit un Arabe israélien de la région voisine de Wadi Ara.

Benjamin Horgen (à gauche) s’adresse aux journalistes aux côtés du président du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, dans l’implantation de Tal Menashe, après que sa femme a été tuée dans un attentat terroriste présumé le 21 décembre 2020. (Capture d’écran/Treizième chaîne)

Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, a déclaré que Horgen avait été tué avec une grosse pierre.

Dès lundi matin, la police a demandé, et obtenu, un embargo, interdisant aux médias de diffuser l’identité des suspects ni d’évoquer d’autres détails de l’enquête.

Lundi, Benjamin Horgen a appelé à une « réponse sioniste appropriée » sous la forme de la construction de nouvelles implantations.

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