Israël exige une enquête de la FIFA sur les menaces de l’Autorité palestinienne
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Israël exige une enquête de la FIFA sur les menaces de l’Autorité palestinienne

La fédération israélienne de football appelle l'instance internationale à "prendre des mesures" contre "le terrorrisme footballistique"

Ofer Eini, président de la Fédération israélienne de football durant une conférence de presse, à Ramat Gan, le 6 juin 2018. (Crédit : AFP / JACK GUEZ)
Ofer Eini, président de la Fédération israélienne de football durant une conférence de presse, à Ramat Gan, le 6 juin 2018. (Crédit : AFP / JACK GUEZ)

La Fédération israélienne de football a annoncé mercredi le dépôt d’une plainte auprès de la Fifa contre la fédération palestinienne après l’annulation du match amical de préparation au Mondial-2018 Israël-Argentine, en raison de « menaces » proférées selon elle contre les joueurs argentins par des responsables de l’Autorité palestinienne.

« Nous avons affaire à un acte de terrorisme footballistique de la part de la fédération palestinienne de football et de son président. Il ne s’agit plus simplement d’un discours de plus devant le congrès (de la Fifa) ou d’une proposition de plus à l’agenda, mais de menaces contre les joueurs de football venant en Israël », a dit devant la presse le vice-président de la fédération israélienne Rotem Kamer.

« On dit au monde arabe de brûler le maillot de Messi, on menace les familles des joueurs de football », a-t-il ajouté sans préciser qui avait proféré de telles menaces.

« Nous considérons qu’une ligne rouge a été franchie et nous ne pouvons pas l’accepter », a dit M. Kamer.

L’Association argentine de Football a annoncé officiellement mercredi l’annulation du match amical contre Israël, qui devait avoir lieu samedi à Jérusalem.

« Malheureusement, nous ne pouvons nous rendre en Israël dans les conditions actuelles », a dit Claudio Tapia, président de l’Association, lors d’une conférence de presse à Barcelone, où l’équipe s’entraîne pour la Coupe du monde qui débutera le 14 juin en Russie.

L’attaquant argentin Lionel Messi (3G) assiste à une séance d’entraînement avec ses coéquipiers à Sant Joan Despi, près de Barcelone, le 6 juin 2018. (AFP PHOTO / PAU BARRENA)

« Ce n’est pas contre la communauté israélienne, ce n’est pas contre la communauté juive », a précisé Tapia, ajoutant qu’il espérait « que ce sera perçu comme une contribution à la paix mondiale ».

Tapia a ajouté que « les dernières 72 heures nous ont conduit à la décision de ne pas voyager », soulignant qu’il était de son dévoir de veiller à la santé et à la sécurité de l’équipe.

Le match de Jérusalem, qui se jouait à guichets fermés, avait irrité les Palestiniens.

Des activistes pro-palestiniens avaient organisé une manifestation mardi devant le complexe sportif dans lequel Lionel Messi et le reste de l’équipe argentine s’entraînent. Certains ont brandi des maillots de sports tachés de faux sang.

« Leur objectif était de porter atteinte à notre pays par le biais du football », a dit Ofer Eini, président de la Fédération israélienne de football.

« Le problème des menaces personnellement adressées aux joueurs pose problème. Si un politicien appel à brûler un maillot, quelqu’un pourrait aller encore plus loin. Je ne pense pas que les personnes qui dirigent le monde du football peuvent ignorer cela », a-t-il dit.

Le chef de la Fédération palestinienne de football Jibril Rajoub avait exhorté les Palestiniens, en début de semaine, de brûler les photos et les maillots de l’idole Lionel Messi, si le match était maintenu.

Rajoub a salué l’annulation mercredi, fustigeant la décision de l’équipe argentine de transférer le match de Haïfa à Jérusalem.

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