Judo : Tournois suspendus suite au boycott réservé aux athlètes israéliens
Rechercher

Judo : Tournois suspendus suite au boycott réservé aux athlètes israéliens

Les Emirats Arabes Unis et la Tunisie ont refusé de garantir que les sportifs israéliens puissent y concourir avec leurs drapeau et hymne

Le judoka médaillé d'or israélien Tal Flicker sur le podium du grand chelem de judo d'Abu Dhabi, où les autorités locales ont interdit l'affichage de tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d'écran : YouTube )
Le judoka médaillé d'or israélien Tal Flicker sur le podium du grand chelem de judo d'Abu Dhabi, où les autorités locales ont interdit l'affichage de tous les symboles israéliens, le 26 octobre 2017 (Capture d'écran : YouTube )

La Fédération internationale de judo (FIJ) a annoncé vendredi qu’elle suspendait deux tournois organisés aux Emirats Arabes Unis et en Tunisie, ces deux pays refusant de garantir que les sportifs israéliens puissent y concourir avec leurs drapeau et hymne.

« Afin de prendre une position ferme et constructive dans le domaine de la lutte contre les discriminations dans le sport, la fédération internationale de judo annonce qu’elle suspend deux de ses évènements, c’est-à-dire le Grand Chelem d’Abou Dhabi et le Grand Prix de Tunis », explique l’institution, dans un communiqué.

La fédération avait officiellement demandé aux organisateurs « une lettre de garantie de leurs gouvernements assurant que tous les membres de la FIJ aient le droit de participer à leurs évènements dans les mêmes conditions ».

« Puisqu’aucune réponse positive n’a été reçue à temps, ni après le délai fixé », le comité exécutif de la FIJ a suspendu les deux tournois « jusqu’à ce qu’une garantie gouvernementale assure une participation égale et libre de toutes les nations aux évènements cités », poursuit le communiqué.

Le Grand Chelem d’Abou Dhabi devait se dérouler du 25 au 27 octobre 2018 tandis que le Grand Prix de Tunis se déroule habituellement en janvier.

« La Fédération internationale de Judo sait que la situation et les incidents rencontrés sont dus à un contexte politique et historique compliqué et complexe mais nous croyons fortement que la politique ne devrait avoir aucune interférence dans le sport et que celui-ci reflète le respect entre les hommes, la compréhension et la coopération », souligne encore le communiqué de la FIJ.

En octobre 2017, les organisateurs du tournoi d’Abou Dhabi avaient refusé de faire jouer l’hymne israélien et avaient interdit aux représentants de ce pays de porter des signes identifiant leur nationalité.

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

La ministre israélienne de la Culture et des Sports Miri Regev s’est félicitée vendredi dans un communiqué de la « décision justifiée et courageuse » de la FIJ et son président Marius Vizer.

Elle a dénoncé la « décision scandaleuse » des organisateurs des tournois incriminés « d’établir une distinction entre les équipes nationales ‘autorisées’ à présenter leur drapeau et faire entendre leur hymne tandis que d’autres n’y auraient pas droit. Aucun Etat ne devrait être interdit lors de compétitions internationales. (…) La Tunisie et Abou Dhabi se sont livrés à un jeux affreux et manifesté leurs préjugés ».

La décision de la FIJ « devrait constituer un exemple pour tous les dirigeants des sports internationaux », a ajouté la ministre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...