L’Académie française récompense Rachel Ertel, essayiste et traductrice yiddish
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L’Académie française récompense Rachel Ertel, essayiste et traductrice yiddish

Rachel Ertel, née en 1939 en Pologne, a édité et traduit de nombreux textes en yiddish et a consacré plusieurs essais à cette langue et à cette culture

Rachel Ertel au micro de Radio J en 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)
Rachel Ertel au micro de Radio J en 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Rachel Ertel, essayiste et traductrice française, professeure émérite de l’université Paris-Diderot et spécialiste de la langue et de la littérature yiddish, a reçu le mois dernier le Prix de l’Académie Française 2020 pour l’ensemble de son œuvre à l’occasion de la parution de ses entretiens avec le journaliste Stéphane Bou intitulés Mémoire du yiddish.

Ce livre « fait écho à un autre de ses ouvrages, Dans la langue de personne : poésie yiddish de l’anéantissement », a déclaré Danièle Sallenave, écrivaine, membre de l’Académie française et présidente du Haut comité des commémorations nationales. « C’est un livre magnifique, qui fait apparaître une personnalité exceptionnelle. Sa parution est l’occasion pour l’Académie de rendre un hommage mérité, par un grand prix, à celle à qui le yiddish doit la vie. »

« Née de parents écrivains rescapés de l’extermination, déportée en URSS pendant la guerre avant de trouver refuge en France, Rachel Ertel a d’abord vécu dans un foyer qui accueillait les rescapés juifs d’Europe centrale [le foyer de la rue Guy Patin, NDLR] », a-t-elle poursuivi. « C’est là, dit-elle, qu’est né son attachement viscéral au yiddish. Agrégée d’anglais, ayant pour domaine de recherche la littérature américaine, elle devient la grande spécialiste du yiddish. Son œuvre est traversée de questions brûlantes. Transmettre une mémoire perdue, ressusciter un monde aboli, faire renaître une langue disparue avec ceux qui la parlaient. Grâce à elle, le yiddish continue d’exister au travers de sa littérature. Elle est le pilier de sa préservation, à la fois de sa conservation et de sa transmission. »

Rachel Ertel, née en 1939 en Pologne, arrivée à Paris en 1948, est la fille des écrivains yiddish Menuha Ram et Moyshe Waldman. Elle a édité de nombreux textes en yiddish. Elle a traduit en français de nombreux auteurs de première importance et a consacré plusieurs essais à cette langue et à cette culture. Elle a fondé le Centre d’études judéo-américaines, qui a été durant les décennies 1970-1980 le principal lieu d’enseignement de langue et de littérature yiddish en France.

Elle est aujourd’hui présidente d’honneur de la Maison de la culture yiddish. Elle parle cinq langues : français, yiddish, anglais, russe et polonais.

Son œuvre majeure, Le Shtetl, la bourgade juive de Pologne de la tradition à la modernité, a été publiée en 1982.

Nous sommes fiers et heureux d’annoncer que Rachel Ertel, présidente d’honneur de la Maison de la culture yiddish –…

Posted by Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem on Thursday, December 31, 2020

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