Le Parlement d’Amman veut expulser l’envoyé d’Israël, un élu salue un terroriste
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Le Parlement d’Amman veut expulser l’envoyé d’Israël, un élu salue un terroriste

La Jordanie est, avec l'Egypte, un des deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, un accord impopulaire parmi les Jordaniens

Les forces de sécurité israéliennes montent la garde devant la Porte dorée, également appelée Porte de la miséricorde, lors d'une visite par un groupe de Juifs religieux du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 mars 2019. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
Les forces de sécurité israéliennes montent la garde devant la Porte dorée, également appelée Porte de la miséricorde, lors d'une visite par un groupe de Juifs religieux du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 mars 2019. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Le Parlement jordanien a appelé lundi à l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël, à l’issue d’une séance houleuse consacrée aux « agressions israéliennes » sur le mont du Temple, au coeur de nouvelles tensions.

La Jordanie est, avec l’Egypte, un des deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, un accord impopulaire parmi les Jordaniens, dont la moitié sont d’origine palestinienne.

Désignée sous le nom de Noble sanctuaire par les Musulmans et mont du Temple par les Juifs, l’esplanade abrite le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa. Elle est administrée par le Waqf de Jérusalem, organisme qui gère les biens musulmans et dépend de la Jordanie.

Troisième lieu saint de l’islam, également révéré par les juifs comme leur site le plus sacré, l’ultra-sensible esplanade a été ces dernières semaines le théâtre de heurts entre soldats israéliens et fidèles palestiniens, qui s’opposaient à la fermeture par Israël de la Porte dorée, l’une des entrées du site.

Un tribunal israélien a ordonné de nouveau dimanche la fermeture du bâtiment contesté.

En Jordanie, « le Parlement a recommandé au gouvernement de rappeler l’ambassadeur de Jordanie en poste à Tel-Aviv (Ghassan Majali) et d’expulser l’ambassadeur d’Israël en poste à Amman (Amir Weissbrod) (…) en réponse aux agressions israéliennes sur les lieux saints dans la ville occupée de Jérusalem », a indiqué l’agence de presse officielle Petra.

Il a également appelé à porter la question devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour « stopper les violations israéliennes et protéger le peuple palestinien ».

« La question palestinienne est une question nationale jordanienne », a souligné le président du Parlement jordanien Atef al-Tarawneh, prévenant que l’accord gazier conclu entre la Jordanie et Israël serait prochainement réexaminé par la commission de l’énergie.

En septembre 2016, un contrat estimé à 10 milliards de dollars a été signé pour l’exportation vers la Jordanie de gaz israélien extrait de Leviathan. Les exportations de gaz en provenance de ce champ devaient débuter cette année.

Pour le ministre des Affaires étrangères jordanien, Aymane al-Safadi, « Jérusalem est au-dessus de toute souveraineté et des disputes » et « toute atteinte au statut quo historique est inacceptable ».

Le ministre des Affaires islamiques et du Waqf, Abdel-Nasser Aboul-Bassal, a pour sa part affirmé qu’aucun changement ne pouvait y être opéré.

Par ailleurs, un législateur jordanien a salué lundi devant le Parlement, Omar Abu Laila, 18 ans, le Palestinien soupçonné d’avoir tué un soldat israélien, Gal Keidan et un rabbin israélien, Achiad Ettinger lors d’une attaque terroriste combinée à l’arme blanche dans le nord de la Cisjordanie.

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