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Le personnel de santé publique en grève si la réforme n’est pas stoppée – média

Le syndicat discutera d'un éventuel arrêt de travail lors d'une réunion d'urgence jeudi soir, alors que les professionnels de la santé semblent être d’accords sur la question

Des médecins israéliens portant le slogan "Doctors Fighting for Democracy" (Médecins luttant pour la démocratie) participant à un rassemblement contre les projets de loi du gouvernement sur la réforme judiciaire, à Tel Aviv, le 25 février 2023. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)
Des médecins israéliens portant le slogan "Doctors Fighting for Democracy" (Médecins luttant pour la démocratie) participant à un rassemblement contre les projets de loi du gouvernement sur la réforme judiciaire, à Tel Aviv, le 25 février 2023. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Le personnel des hôpitaux et des dispensaires envisage de se mettre en grève si le gouvernement ne met pas un terme à ses efforts controversés pour réformer le système judiciaire, selon un reportage diffusé jeudi.

Des responsables anonymes de l’Association médicale israélienne (IMA) ont déclaré à la Treizième chaîne qu’il y avait un consensus parmi les travailleurs de la santé publique sur la question. Il n’était pas clair à quel stade du processus législatif l’arrêt de travail potentiel serait déclenché.

Une réunion d’urgence des représentants syndicaux est prévue pour discuter du mouvement potentiel lors d’une réunion qui s’est tenue jeudi à 17h.

Selon le reportage, la grève est envisagée suite aux critiques exprimées mardi par les médecins du mouvement pour la protection de la démocratie israélienne et de la santé publique « Blouses blanches » à l’encontre du syndicat, qui n’en fait pas assez pour souligner les dommages que les réformes du gouvernement pourraient causer au système de santé publique.

En cas de grève, les hôpitaux et les dispensaires fonctionneraient le week-end, assurant les services d’urgence mais pas les procédures non urgentes.

L’IMA a déclaré dans un communiqué mercredi qu’elle « suit avec inquiétude ce qui se passe dans le pays ».

Le professeur Zion Hagay, président de l’Association médicale israélienne. (Crédit : Twitter)

« Il ne fait aucun doute que les mesures unilatérales qui sont prises, dont l’élimination radicale de la notion juridique du ‘caractère raisonnable’ pour les élus, et les implications pour le système de santé, sont l’une des principales questions qui seront discutées demain », a déclaré l’IMA.

L’adoption du projet de loi sur le « caractère raisonnable » en première lecture à la Knesset a été suivie par une « journée de perturbation » mardi. Le projet de loi a été durci par rapport à sa version originale mercredi au sein de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset.

Il sera interdit aux tribunaux d’invalider ou même de discuter des décisions gouvernementales et ministérielles sur la base de leur « caractère raisonnable », et stipule désormais explicitement que la Cour ne pourra plus réexaminer les décisions relatives aux nominations ou les décisions visant à s’abstenir d’exercer une autorité quelle qu’elle soit – comme la décision prise de ne pas réunir une commission.

Jeudi, plus d’un millier de médecins ont adressé une lettre au président du syndicat, Zion Hagay, l’exhortant à déclarer une grève jusqu’à la « destruction complète de la réforme », affirmant que les plans nuiront « à la qualité de la médecine en Israël, aux patients et aux grandes réalisations de la médecine israélienne ».

« Nous ne sommes pas prêts à devenir les intellectuels, les scientifiques et les personnes instruites de l’Allemagne de 1933 », peut-on lire dans la lettre, qui compare les conséquences potentielles de la réforme à la purge des intellectuels par les nazis lors de leur montée au pouvoir.

Le député HaTzionout HaDatit, Simcha Rothman, présidant une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice sur le projet de loi de la notion juridique du « caractère raisonnable », le préparant à sa dernière lecture à la Knesset, au milieu de vastes protestations nationales, quelques heures après qu’il a été adopté en première lecture, le 11 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des centaines d’étudiants en médecine ont également lancé un appel au Pr. Hagay pour qu’il déclenche une grève en réponse à ces propositions. « Cela provoquera une fuite des cerveaux, l’isolement universitaire d’Israël et permettra aux responsables politiques de prendre le contrôle de l’enseignement médical et de la recherche en Israël. »

L’Association européenne de santé publique et l’Association des écoles de santé publique de la région européenne, qui représentent les syndicats médicaux régionaux et les programmes d’enseignement, y compris ceux d’Israël, ont également exprimé leur inquiétude à l’égard de la législation dans une lettre adressée au Pr. Hagay.

Citant une autre lettre envoyée par des médecins en juin, les groupes européens ont demandé au Pr. Hagay de tenir compte du rôle important que jouent les tribunaux en garantissant « la mise en œuvre de politiques de promotion de la santé ».

« Bien que nous reconnaissions que cette situation ne soit pas toujours confortable pour les gouvernements, l’existence d’un tel mécanisme est une garantie importante pour assurer la santé du public ainsi que l’autonomie et le professionnalisme de la médecine, quelque chose que nous sommes sûrs que vous appréciez de la même manière que nous », peut-on lire dans la lettre, qui ajoute que ces mesures pourraient « donner un très mauvais exemple à d’autres pays où l’État de droit est plus faible ».

Des manifestants contre la refonte judiciaire bloquant une route et se heurtant à la police lors d’une manifestation contre la refonte judiciaire sur la Route 1, près d’Ein Hemed, le 11 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Les avertissements concernant les dommages causés au secteur médical s’ajoutent aux avertissements similaires émis par des employés du secteur de la high-tech, des économistes, des avocats et des responsables militaires, tous avertissant que la réforme – si elle est adoptée – nuirait à la démocratie, à l’économie et à la sécurité d’Israël.

Des manifestations ont éclaté dans le pays depuis que le ministre de la Justice, Yariv Levin, a annoncé le paquet de réformes en janvier, moins d’une semaine après l’entrée en fonction de la coalition.

Depuis l’échec des négociations de compromis en juin, la coalition a concentré ses efforts législatifs sur l’adoption du projet de loi sur le « caractère raisonnable » avant la clôture de la session parlementaire estivale, le 30 juillet.

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