Les roquettes depuis Gaza « sont inacceptables et doivent cesser », dénonce l’UE
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Les roquettes depuis Gaza « sont inacceptables et doivent cesser », dénonce l’UE

Le bloc affirme que les attaques contre les civils israéliens doivent cesser "sans condition aucune" après que 10 roquettes ont ciblé le sud d'Israël vendredi

Un homme regarde une voiture endommagée par un éclat d'obus issu d'une roquette tirée de Gaza à Sdérot, en Israël, le 1er novembre 2019 (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)
Un homme regarde une voiture endommagée par un éclat d'obus issu d'une roquette tirée de Gaza à Sdérot, en Israël, le 1er novembre 2019 (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)

Deux jours après que des terroristes à Gaza ont lancé des roquettes sur Israël, l’Union européenne a émis un communiqué dimanche soir condamnant le lancement de projectiles contre des civils. Le bloc a jugé ces pratiques « inacceptables » et demandé à ce qu’elles « cessent immédiatement et sans condition aucune ».

« La priorité devrait porter sur la désescalade afin de protéger les civils », poursuit le communiqué. « Israéliens et Palestiniens sont en droit de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité. Seule une solution politique peut mettre fin à la violence. »

Les terroristes à Gaza ont tiré 10 roquettes vendredi sur Israël. Une maison a été endommagée, mais aucun blessé n’a été signalé. Israël a riposté par des frappes aériennes sur des cibles du Hamas, dans ce dernier épisode de violence qui marque la région depuis des années.

Le cabinet de sécurité s’est réuni pendant plus de quatre heures dimanche. Les ministres ont étudié les différentes options pour faire face à ces attaques.

Une habitation israélienne dans la ville de Sdérot, frappée par une roquette lancée depuis Gaza, le 1er novembre 2019 (Crédit : Porte-parole de l’armée israélienne)

Ils ont estimé que la série de violences actuelle était terminée, selon la Douzième chaîne, même si certains ont prédit que d’ici peu de temps, des violences et une opération israélienne d’envergure seraient au programme.

Cette réunion du cabinet est la troisième depuis les élections de septembre, qui n’ont pas désigné de vainqueur et qui ont conduit à une impasse politique, laissant Netanyahu à la tête d’un gouvernement provisoire depuis 10 mois.

Selon le reportage, les autorités israéliennes estiment que les groupes terroristes à Gaza ne souhaitent pas que la situation s’envenime, car ils craignent que cela n’impacte le transfert des fonds du Qatar et certains projets humanitaires dans l’enclave palestinienne.

La Treizième chaîne a également rapporté que l’armée tentait d’éviter tout escalade de violence contre Gaza, car elle se concentre sur les menaces survenant au front nord du pays.

Si les ministres ont discuté du renforcement de l’activité militaire contre le Hamas et les autres groupes terroristes, ils ont également envisagé d’alléger certaines restrictions sur le territoire afin d’améliorer la situation humanitaire, tout en se réservant le droit d’annuler ces avantages si les tirs de roquettes se poursuivent.

Des Palestiniens marchent autour d’un cratère causé par une frappe israélienne lancée en réponse à des tirs de roquettes à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 novembre 2019 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Cependant, les autorités israéliennes ont averti qu’elles pourraient s’engager dans une confrontation d’envergure avec Gaza pour endiguer la violence frontalière, en lançant éventuellement une opération terrestre, réclamée par les résidents du sud visés par les roquettes.

Au début de la réunion du cabinet à Jérusalem dimanche, Netanyahu a déclaré qu’il tenait le Hamas pour responsable de toute attaque émanant de la bande, mais n’a pas dévoilé ses projets pour gérer la situation.

Parallèlement, l’armée a déployé des batteries de défense aériennes par crainte que les tirs ne se prolongent. 

Photo d’illustration : Des soldats à côté d’une batterie du Dôme de fer, au mois de mars 2014 (Crédit : AFP/David Buimovitch)

Les tirs de roquettes n’ont pas été revendiqués, mais Israël tient systématiquement le Hamas, qui contrôle l’enclave, pour responsable de toute violence provenant de la bande de Gaza.

Les affrontements se sont répétés entre le Hamas et Israël au cours de l’année passée alors que l’organisation islamiste s’efforce d’améliorer les termes d’un cessez-le-feu qui avait été négocié une première fois au mois de novembre 2018 par l’ONU et l’Egypte.

En échange de la fin des tirs de roquettes de la part du Hamas, l’Etat juif avait accepté des mesures permettant d’alléger le blocus imposé par Jérusalem à Gaza – et par l’Egypte également – depuis plus d’une décennie. Le Hamas, qui cherche ouvertement la destruction d’Israël, s’était emparé de l’enclave côtière au cours d’un coup d’Etat sanglant.

Israël maintient que ce blocus est nécessaire pour empêcher l’entrée d’armements à Gaza, qui pourraient être utilisés pour attaquer Israël.

Parmi les mesures adoptées, l’approbation de l’entrée de millions de dollars d’aides de la part du Qatar pour payer le carburant nécessaire pour faire fonctionner la seule centrale électrique du pays, pour honorer les salaires des fonctionnaires et verser des allocations à des dizaines de milliers de familles nécessiteuses.

La trêve a également permis l’élargissement de la zone ouverte aux pêcheurs de Gaza dans la Méditerranée, zone définie initialement par Israël – qui a été amené à la réduire ou même à la fermer en réponse aux violences émanant de l’enclave.

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