Levée de fonds pour payer la défense du suspect du meurtre d’Aisha Rabi
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Levée de fonds pour payer la défense du suspect du meurtre d’Aisha Rabi

L'appel au don de personnalités sionistes intervient après la publication d'une vidéo de la famille qui demande des fonds pour couvrir les frais de justice

L'adolescent israélien suspecté du meurtre d'Aisha Rabi à l'audience du tribunal de Rishon Lezion, le 23 janvier 2019 (copie d'écran YouTube).
L'adolescent israélien suspecté du meurtre d'Aisha Rabi à l'audience du tribunal de Rishon Lezion, le 23 janvier 2019 (copie d'écran YouTube).

Jeudi, quatre éminents rabbins ont publié une lettre ouverte appelant le  public à donner de l’argent pour la défense de l’adolescent juif inculpé pour meurtre en octobre d’une Palestinienne, mère de huit enfants.

Dans la lettre, les rabbins appellent à faire des dons pour la « bataille juridique et publique » au nom du suspect, ajoutant que cet argent peut être pris de l’argent réservé à la dîme.

La lettre a été signée par quatre figures importantes du mouvement sioniste religieux : le rabbin Chaim Druckman, chef de la yeshiva Ohr Etzion et ancien membre de la Knesset ;le rabbin Dov Lior, ancien rabbin en chef de l’implantation Kiryat Arba, ; le rabbin Yaakov Ariel, ancien rabbin en chef de Ramat Gan ; et le rabbin Yehoshua Shapira de la yeshivat hesder de Ramat Gan.

Âgé de 16 ans, le suspect, élève du lycée-yeshiva Pri Haaretz dans l’implantation du nord de la Cisjordanie de Rehelim, a été inculpé d’homicide involontaire aggravé pour avoir lancé des pierres sur un véhicule en mouvement, et pour sabotage intentionnel d’un véhicule.

Chacune des inculpations étaient liées au meurtre d’Aisha Rabi, âgé de 47 ans. On a estimé que les actes ont été commis « dans le contexte d’un acte terroriste »

S’il est reconnu coupable, le suspect pourrait rester très longtemps en prison. La seule condamnation pour homicide terroriste fait encourir une peine maximum de 20 années derrière les barreaux.

Kiryat Arba’s Chief Rabbi Dov Lior. (Photo credit: Yossi Zamir/Flash 90)

Les rabbins ont demandé aux fidèles de faire preuve de générosité au « fonds de libération » pour le suspect, en utilisant son nom, que l’on ne peut pas publier puisqu’il s’agit d’un mineur.

Plus tôt ce mois, Druckman a pesé de tout son poids dans le débat entourant l’arrestation d’un certain nombre d’adolescent suspectés d’être impliqués dans l’attaque. Il a publié une vidéo dans laquelle il appelait le Premier ministre Benjamin Netanyahu à « ordonner la libération immédiate des jeunes », déclarant qu’ils « ne sont pas des terroristes » et qu’ils « ne devraient pas être interrogés dans les caves du Shin Bet ».

Dimanche, des officiels du Shin Bet cités par la Dixième chaîne ont affirmé que Druckman n’avait pas contacté l’agence pour vérifier certains détails spécifiques à l’affaire avant de publier son message.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le rabbin Haim Druckman lors d’une rencontre dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 8 février 2012 (Avi Ohayon/GPO/Flash90)

L’appel des rabbins est intervenu alors que la famille du suspect a publié une vidéo demandant également des fonds. Dans la vidéo, le père du suspect affirme qu’il était à sa yeshiva pendant l’attaque, ajoutant : « C’est un enfant qui n’a rien à voir avec de tels actes. C’est un jeune étudiant stable et sérieux ».

La semaine dernière, en annonçant sa mise en examen, le Shin Bet a déclaré que le suspect avait commis une « attaque terroriste dans tous les sens du terme« . Accusé d’avoir mené des tortures, l’agence de sécurité a dit qu’elle n’avait rien fait d’illégal en interrogeant les suspects, et qu’elle avait mené l’enquête sur les présumés terroristes juifs exactement de la même façon qu’elle s’occupe des enquêtes de terroristes arabes.

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