L’Iran teste le système russe de défense antiaérienne S-300
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L’Iran teste le système russe de défense antiaérienne S-300

Téhéran a abattu plusieurs cibles aériennes pendant un test effectué "en présence des responsables politiques et militaires"

Le système anti-missile à longue portée S-300, fabriqué en Russie, est déployé à Fordo, site nucléaire situé au centre de l'Iran, le 28 août 2016. (Crédit : capture d'écran Press TV)
Le système anti-missile à longue portée S-300, fabriqué en Russie, est déployé à Fordo, site nucléaire situé au centre de l'Iran, le 28 août 2016. (Crédit : capture d'écran Press TV)

L’Iran a testé avec succès le système russe de défense anti-aérienne S-300, désormais « opérationnel », a rapporté samedi la télévision d’état Irib, dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran et les Etats-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

La télévision a précisé que « plusieurs objectifs, notamment un missile balistique et un drone, avaient été abattus » lors de ce test effectué « en présence de responsables politiques et militaires dans une des bases de défense antiaérienne » située dans le désert iranien.

Le général Farzad Esmaili, commandant de la défense anti-aérienne iranienne, a par ailleurs déclaré à Irib que le système de défense anti-aérienne Bavar 373, fabriqué localement, « sera testé très prochainement », affirmant qu’il était « plus moderne que le S-300 », acheté à la Russie.

« Le S-300 est un système fatal pour les ennemis » et son déploiement aux côtés d’autres systèmes anti-aériens « rend le ciel du pays plus sûr », a-t-il dit.

En 2010, la Russie avait suspendu un contrat de fourniture du système S-300 à l’Iran à la suite des sanctions imposées par l’ONU visant à pousser Téhéran, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique, à cesser ses activités nucléaires sensibles.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l'accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche. (Crédit : département d'État)
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l’accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche. (Crédit : département d’État)

Mais la conclusion en juillet 2015 d’un accord nucléaire historique entre la République islamique et les grandes puissances a permis la levée progressive de ces sanctions et à la Russie de reprendre la livraison des S-300, réceptionné par l’Iran en 2016.

En août, la télévision d’état avait montré le déploiement de ce nouveau système anti-aérien autour du site nucléaire de Fordo, situé dans une montagne près de la ville de Qom.

Israël a longtemps cherché à bloquer la vente du système de missiles S-300 à l’Iran, dont les analystes disent qu’il pourrait empêcher une frappe israélienne potentielle contre les installations nucléaires de Téhéran. Des responsables ont exprimé leur inquiétude sur le fait que le système pourrait rejoindre la Syrie et le Hezbollah, affaiblissant la suprématie aérienne régionale d’Israël.

L’armée de l’air israélienne est entraînée pour un scénario où elle devrait mener des frappes en Syrie ou en Iran contre des installations défendues par le système de missiles S-300.

Pendant un entretien, le commandant de l’armée de l’air, le général Amir Eshel, avait déclaré que le S-300 était « un défi important mais pas insurmontable » pour l’armée de l’air.

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