Israël en guerre - Jour 142

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« Je ne ferais pas mes milouyim si la loi est adoptée », dit un manifestant

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Itai Nakash manifeste contre la réforme judiciaire à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)
Itai Nakash manifeste contre la réforme judiciaire à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

Itai Nakash, originaire de Haïfa, participe à la manifestation contre les réformes controversées de la coalition devant la Knesset avec une banderole sur laquelle on peut lire : « Comment un gouvernement de réfractaires au service militaire peut-il me qualifier de réfractaire au service ?! »

Ancien membre de l’armée de l’air israélienne, Nakash affirme que les projets du gouvernement visant à réformer le système judiciaire représentent « un véritable danger pour la sécurité et l’avenir de l’État d’Israël. »

Il a suspendu son service volontaire [milouyim] et y mettra fin définitivement si la législation est adoptée aujourd’hui.

Il s’oppose à ceux qui qualifient de « réfractaires au service militaire » les réservistes de l’armée qui ont déclaré qu’ils cesseront leur service volontaire en raison de la législation judiciaire, soulignant que beaucoup dans la coalition, en particulier dans les partis ultra-orthodoxes, n’ont jamais fait un seul jour d’armée.

« Il est incroyablement hypocrite de la part du gouvernement et de ses partisans de nous qualifier de réfractaires au service militaire, alors que c’est nous qui nous portons volontaires pour le service de réserve et que nous représentons une petite proportion de la population dont le gouvernement considère qu’elle est acquise, alors que beaucoup d’entre eux n’ont accompli aucun service, comme l’exige pourtant la loi, » déclare Nakash.

Il reconnaît le danger pour l’armée et le pays si les citoyens cessent leur service de réserve, mais rappelle sur le fait que l’alternative est pire.

« Ce serait plus préjudiciable de laisser la législation se poursuivre. Il ne s’agit pas d’une protestation politique de gauche ou de droite ; il s’agit d’un effort pour changer le type de régime que nous avons. »

« Vous pouvez servir un gouvernement dont vous ne partagez pas l’idéologie, mais il est dangereux de suivre aveuglément des ordres, surtout si le gouvernement est extrêmement radical et montre des signes relevant de la dictature, » analyse Nakash, faisant référence à des pays où les valeurs démocratiques et les droits ont été sérieusement compromis ces dernières années, comme la Pologne et la Hongrie.

Pour Nakash, les manifestations massives, les grèves et la désobéissance civile sont justifiées face à la législation actuelle, car selon lui le projet de loi lui-même pose de graves problèmes, mais surtout parce que « ce n’est que le début, ils ne le nient pas, et ils cherchent à préparer le terrain pour le reste de la réforme judiciaire. »

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