Israël en guerre - Jour 258

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Brutalité de la police à Tel Aviv ; A Kfar Saba, une voiture fonce sur des manifestants

L'IMA annonce une grève de 24 h ; Chute du shekel ; Gallant a voté avec la coalition ; Yesh Atid : l'opposition a boycotté les derniers votes sur la "raisonnabilité" ; les journalistes se plaignent du manque de protection de la police

  • Des manifestants anti-rénovation sont aspergés par un canon à eau de la police alors qu'ils bloquent une route près de la Knesset, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Des manifestants anti-rénovation sont aspergés par un canon à eau de la police alors qu'ils bloquent une route près de la Knesset, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant après s'être fait poser un pacemaker, dans une vidéo de l’hôpital Sheba, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant après s'être fait poser un pacemaker, dans une vidéo de l’hôpital Sheba, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)
  • Des manifestants de droite organisant une manifestation en faveur de la refonte judiciaire, rue Kaplan à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
    Des manifestants de droite organisant une manifestation en faveur de la refonte judiciaire, rue Kaplan à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
  • Des militants anti-refonte près de la Cour suprême et de la Knesset, à Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des militants anti-refonte près de la Cour suprême et de la Knesset, à Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Des Israéliens de droite rassemblés pour soutenir les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)
    Des Israéliens de droite rassemblés pour soutenir les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)
  • Des milliers d'activistes anti-refonte marchant vers Jérusalem dans le cadre des manifestations contre le projet de loi du gouvernement visant à limiter sévèrement l'utilisation par la Haute cour de justice de la norme de "raisonnabilité", sur la Route 1, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des milliers d'activistes anti-refonte marchant vers Jérusalem dans le cadre des manifestations contre le projet de loi du gouvernement visant à limiter sévèrement l'utilisation par la Haute cour de justice de la norme de "raisonnabilité", sur la Route 1, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ehud Olmert : Israël entre dans une « guerre civile »

L'ancien Premier ministre Ehud Olmert lors d'une interview de la chaine Keshet TV diffusée le 17 mars 2018 (capture d'écran de Keshet)
L'ancien Premier ministre Ehud Olmert lors d'une interview de la chaine Keshet TV diffusée le 17 mars 2018 (capture d'écran de Keshet)

L’ancien Premier ministre Ehud Olmert a déclaré à Channel 4 News au Royaume-Uni qu’Israël entre dans une guerre civile après l’adoption aujourd’hui du premier projet de loi de la refonte judiciaire du gouvernement.

« C’est une menace sérieuse. Ce n’est jamais arrivé auparavant. Nous entrons maintenant dans une guerre civile – la désobéissance civile avec toutes les ramifications possibles sur la stabilité de l’État et la capacité du gouvernement à fonctionner, sur l’obéissance d’une grande partie de la population israélienne à un gouvernement qui est perçu par une grande partie de la population comme illégitime. »

« Le gouvernement a décidé de menacer les fondements de la démocratie israélienne, et ce n’est pas quelque chose que nous pouvons accepter ou tolérer », dit Olmert.

Shabtaï ordonne de dégager l’Ayalon ; la brutalité policière se poursuit

Le chef de la police Kobi Shabtaï a donné l’ordre de dégager l’autoroute Ayalon de Tel-Aviv où des milliers de manifestants anti-refonte se sont rassemblés, a déclaré son porte-parole à la Douzième chaîne.

Le journaliste de la Douzième chaîne sur les lieux a déclaré que jusqu’à il y a 10 minutes, la police autorisait les manifestants à rester sur l’autoroute, « et puis tout à coup, tout a changé en une seconde ».

De nombreux policiers se sont déployés sur l’autoroute, certains pourvus de casques, pour disperser les manifestants.

Des images montrent les canons à eau tirant directement sur les manifestants, en violation des règles d’usage.

On voit également des policiers traîner des manifestants hors de la route et des officiers à cheval galopant sur la foule, entrant violemment en collision avec des manifestants.

La foule refuse de bouger et scande « Démocratie ou révolution ! », alors que la foule en liesse sur le pont au-dessus tape sur les barrières métalliques.

Au moins un manifestant est blessé, alors que la police tente de dégager l’autoroute Ayalon.

Alors que l’ambulance charge le manifestant blessé sur une civière, la foule scande « Ben Gvir est un terroriste » et « Honte » aux policiers qui tentent toujours de maintenir la foule hors de la route.

Plusieurs échauffourées éclatent entre la police et la foule, qui se trouve en grande partie sur les talus, après le déploiement des canons à eau et des agents.

Deux manifestants anti-refonte arrêtés à Raanana

La police a déclaré avoir arrêté deux manifestants anti-refonte qui ont refusé de dégager la route au carrefour de Raanana lors d’une manifestation contre la réforme judiciaire.

Trois résidents d’implantation ultra-nationalistes arrêtés à Huwara

La police des frontières a arrêté trois résidents d’implantation ultra-nationalistes qui se sont présentés à l’entrée du village palestinien de Huwara, dans le nord de la Cisjordanie, après qu’un bus israélien traversant la ville eut été la cible de tirs.

Aucun Israélien n’a été blessé dans la fusillade.

Le chef de la sécurité d’un kibboutz tire des coups de semonce lors d’une rixe avec des manifestants anti-refonte

Selon la police, une bagarre a éclaté entre des manifestants anti-refonte et des habitants du kibboutz de Hetzarim, dans le sud d’Israël. Une dispute au cours de laquelle le chef de l’équipe de sécurité de la ville a tiré des coups de semonce.

Les agents sont arrivés sur les lieux et ont rétabli l’ordre, mais ont également arrêté sept suspects pour interrogatoire, selon la police.

La police ne parvient pas à prendre le contrôle de la principale manifestation anti-refonte

Des manifestants bloquent l'autoroute Ayalon de Tel Aviv le 23 juillet 2023. (Naomi Lanzkron/ Times of Israel)
Des manifestants bloquent l'autoroute Ayalon de Tel Aviv le 23 juillet 2023. (Naomi Lanzkron/ Times of Israel)

Des milliers de manifestants bloquent l’autoroute Ayalon de Tel-Aviv à l’échangeur Hashalom près de la rue Kaplan – le point névralgique des manifestations de Tel-Aviv contre la réforme judiciaire controversée du gouvernement.

Des foules sur le pont au-dessus de l’autoroute applaudissent tandis que d’autres affluent dans les rues parallèles à Ayalon, essayant de trouver un moyen d’atteindre la route via les remblais après que la police a bloqué les entrées avec des camions et des barrières métalliques.

Plusieurs feux de joie sont allumés dans la rue Kaplan et un canon à eau commence à se déplacer vers la foule à une extrémité de la route, apparemment avant son utilisation par la police pour disperser les manifestants qui ont bloqué la route pendant plus de trois heures.

Shtayyeh : la société israélienne paie le prix du silence sur les crimes contre les Palestiniens

Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh lors d'une conférence de presse à l'Association de la presse étrangère dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 9 juin 2020. (Abbas Momani/Pool Photo via AP)
Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Mohammad Shtayyeh lors d'une conférence de presse à l'Association de la presse étrangère dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 9 juin 2020. (Abbas Momani/Pool Photo via AP)

« La société israélienne paie aujourd’hui le prix de son silence sur les crimes commis par son gouvernement extrémiste contre notre peuple, » a déclaré le Premier ministre de l’Autorité palestinienne (AP), Mohammad Shtayyeh

« Les idées et pratiques criminelles opérées par les occupants [sic] se retournent rapidement aujourd’hui sur leur société, qui doit prendre conscience du danger de l’idéologie embrassée par ces extrémistes et travailler à la combattre. La société israélienne doit faire pression [sur son gouvernement] pour mettre fin à l’occupation de notre terre et cesser de commettre des crimes contre notre peuple », a déclaré Shtayyeh selon le site d’information Al Quds.

Arrestation d’un manifestant anti-refonte soupçonné d’avoir brisé le pare-brise d’une femme

La police a déclaré avoir arrêté un suspect à Jérusalem qui aurait été filmé plus tôt dans la journée avec un mât israélien brisant le pare-brise d’un véhicule conduit par une femme alors que ses enfants étaient assis à l’arrière.

Des policiers filmés en train d’arrêter brutalement un manifestant tout en essayant de cacher leur acte

Des policiers en train d'essayer de dissimuler une arrestation brutale d'un manifestant par un de leur collègue, le 24 juillet 2023 à Tel Aviv. (Crédit : capture d'écran Treizième chaîne)
Des policiers en train d'essayer de dissimuler une arrestation brutale d'un manifestant par un de leur collègue, le 24 juillet 2023 à Tel Aviv. (Crédit : capture d'écran Treizième chaîne)

Lors d’une manifestation anti-refonte à Tel-Aviv, la police est vue en train d’empêcher le caméraman de la Treizième chaîne de filmer l’arrestation brutale d’un manifestant.

On voit la police appréhender brutalement le manifestant avant qu’un groupe d’officiers ne s’approche pour cacher l’incident.

Des manifestants anti-refonte lancent des bouteilles contenant du sable sur des officiers – police

La police publie une déclaration disant que des manifestants anti-refonte à Tel-Aviv jettent des bouteilles d’eau contenant du sable sur les agents.

Stephanie Hallett dit qu’elle continuera à soutenir les efforts pour trouver un compromis

Stephanie Hallett, chargée d'affaires par intérim à l'ambassade des États-Unis à Jérusalem. (Département d'Etat)
Stephanie Hallett, chargée d'affaires par intérim à l'ambassade des États-Unis à Jérusalem. (Département d'Etat)

La nouvelle chargée d’affaires par intérim à l’ambassade des États-Unis à Jérusalem a déclaré avoir rencontré plus tôt dans la journée le président Isaac Herzog, qui vient de rentrer d’un voyage à Washington.

« Nous continuerons à soutenir les efforts du président Herzog et d’autres dirigeants israéliens alors qu’ils cherchent à construire un consensus plus large par le dialogue politique », a tweeté Stephanie Hallett.

Des manifestants allument des feux rue Kaplan et se heurtent aux policiers

Des manifestants rassemblés autour d'un feu lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)
Des manifestants rassemblés autour d'un feu lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)

Des manifestants allument des feux rue Kaplan à Tel Aviv.

« Nous n’abandonnerons pas », scande la foule alors que la fumée noire envahit l’air.

Les policiers se heurtent aux manifestants à plusieurs endroits, tant à Tel Aviv qu’à Jérusalem.

Une vidéo montre des policiers lançant des planches enflammées en direction des manifestants alors qu’ils ouvrent la voie près de la rue Kaplan.

Berlin très « préoccupé » par les tensions dans la société israélienne

Le gouvernement allemand observe avec « une grande préoccupation » les tensions qui s’accroissent au sein de la société israélienne, a déclaré à l’AFP une source au ministère des Affaires étrangères à la suite du vote par le Parlement israélien d’une mesure clé du projet controversé de réforme judiciaire.

Cette source a « beaucoup regretté » l’échec des tractations de dernière minute entreprises par le président israélien Isaac Herzog pour parvenir à un compromis entre l’opposition et le gouvernement.

Et elle a invité le gouvernement israélien à apporter « sa contribution » afin d’arriver à « un consensus » sur la suite du texte.

« Surtout après l’adoption aujourd’hui de la première partie du projet de réforme judiciaire, il demeure important de donner suffisamment de temps et d’espace à un large débat de société pour permettre un nouveau consensus, pour cela, toutes les parties, et notamment le gouvernement, doivent apporter leur contribution », a dit cette source au ministère des Affaires étrangères.

« Profondément attachés à Israël et à son peuple, nous regardons avec une grande inquiétude les tensions qui s’aggravent dans la société israélienne », a-t-elle dit.

Ex-juge de la Cour suprême : La loi est un premier pas dangereux vers la dictature

Illustration : Le juge à la Cour suprême, Yoram Danziger, lors d'une audience à la Cour suprême de Jérusalem, le 11 janvier 2017. (Crédit : Flash90/Dossier)
Illustration : Le juge à la Cour suprême, Yoram Danziger, lors d'une audience à la Cour suprême de Jérusalem, le 11 janvier 2017. (Crédit : Flash90/Dossier)

L’ancien juge de la Cour suprême, Yoram Danziger, estime que l’adoption par le gouvernement de la loi visant à limiter le contrôle des tribunaux aujourd’hui « est un premier pas dangereux vers la transformation d’Israël en un pays au bord de la dictature ».

Danziger a déclaré à la Douzième chaîne qu’il craint que la loi ne soit destinée à favoriser la corruption au sein du gouvernement.

Un manifestant brandit un drapeau nord-coréen

Un manifestant avec un drapeau nord-coréen manifestant contre le gouvernement, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)
Un manifestant avec un drapeau nord-coréen manifestant contre le gouvernement, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)

Dean, 29 ans, originaire de Tel Aviv, se tient rue Kaplan et brandit un drapeau nord-coréen géant.

« Je suis inquiet, préoccupé et inquiet pour l’avenir et les enfants que je n’ai pas encore », dit-il.

« Je n’étais pas aux premières manifestations. J’ai commencé quand ils ont renvoyé Gallant. Jusque-là, j’étais inquiet, mais je pensais qu’ils avaient gagné et qu’ils avaient la majorité », ajoute-t-il. « Mais ensuite, j’ai compris que l’État n’allait pas dans la bonne direction. J’ai commencé à penser que mon gouvernement n’était pas mon gouvernement. Il n’agissait pas pour l’ensemble du peuple, mais seulement pour ceux qui avaient voté pour lui. Et c’est alors que j’ai dit que je rejoindrai les manifestations. »

« J’ai donc demandé à ma sœur si elle pouvait m’acheter un drapeau nord-coréen sur AliExpress. »

« Nous n’en sommes pas encore là », ajoute-t-il. « Ce qui s’est passé aujourd’hui n’est qu’un début. Demain, je me réveillerai et j’irai encore travailler, mais le gouvernement envoie de nombreux messages pour délégitimer les manifestations et ce que nous représentons. »

Kfar Saba : Une voiture fonce sur des manifestants, 3 blessés, le conducteur arrêté

Une ambulance sur les lieux de l'accident sur la Route 531 où un conducteur a foncé sur des manifestants, le 24 juillet 2023. (Crédit : Dov Gazit)
Une ambulance sur les lieux de l'accident sur la Route 531 où un conducteur a foncé sur des manifestants, le 24 juillet 2023. (Crédit : Dov Gazit)

La police a arrêté un conducteur soupçonné d’avoir foncé sur des manifestants qui bloquaient une route à proximité de Kfar Saba.

Trois personnes ont été légèrement blessées par la voiture.

Une vidéo montre le véhicule foncer sur un groupe de personnes et s’éloigner.

Mouvement national de protestation : Netanyahu est le Poutine d’Israël

Le mouvement national de protestation accuse le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’être « le seul responsable de la division de la nation, de la destruction de l’armée et de l’effondrement de l’économie », en réponse aux propos publics tenus par le Premier ministre ce soir.

« Il n’y a rien à discuter avec quelqu’un qui a décidé de se transformer en [président russe Vladimir] Poutine et de faire d’Israël une dictature », poursuit le communiqué de protestation, « nous combattrons Netanyahu jusqu’au bout pour qu’Israël reste une démocratie libérale ».

Lapid : Un spectacle vide, Netanyahu n’est pas le vrai Premier ministre

Le leader de l'opposition Yaïr Lapid s'exprimant lors d'une manifestation contre la réforme du système judiciaire, à Modiin, le 22 juillet 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)
Le leader de l'opposition Yaïr Lapid s'exprimant lors d'une manifestation contre la réforme du système judiciaire, à Modiin, le 22 juillet 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90)

Le chef de l’opposition Yaïr Lapid rejette la proposition du Premier ministre Benjamin Netanyahu de reprendre les négociations, la qualifiant de « vide, parce qu’elle ne relève pas de son autorité ».

« Comme l’ont découvert toutes les personnes impliquées dans les tentatives de parvenir à des accords généraux, Benjamin Netanyahu n’est pas vraiment le Premier ministre d’Israël. Il est prisonnier du ministre de la Justice Yariv Levin et des politiciens d’extrême-droite Simcha Rothman et Itamar Ben Gvir », a déclaré Lapid.

Rejetant les efforts de négociation, Lapid déclare qu’il a « fait tous les efforts possibles pour empêcher une fracture dans la nation », mais que « l’opposition ne sera pas un partenaire dans des discussions qui ne sont qu’un spectacle vide ».

« La déclaration de Netanyahu ce soir était un énième mensonge, dont le seul but est de réduire la pression exercée par les Américains et d’endormir les protestations. Le gouvernement des extrémistes et des messianistes ne peut pas déchirer notre démocratie à midi, et le soir envoyer Netanyahu dire qu’il propose de dialoguer », a ajouté Lapid attaquant la fiabilité de Netanyahu.

« Ils ne nous feront pas abandonner. Nous n’abandonnerons pas », a déclaré Lapid promettant de continuer à lutter contre la refonte du système judiciaire.

« La lutte ne fait que commencer. »

Netanyahu : Nous sommes ouverts à des négociations, mais la loi était nécessaire

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adressant à la nation après l'adoption de la première grande loi du paquet de réformes judiciaires, le 24 juillet 2023. (Capture d'écran vidéo)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adressant à la nation après l'adoption de la première grande loi du paquet de réformes judiciaires, le 24 juillet 2023. (Capture d'écran vidéo)

Le Premier ministre Netanyahu a déclaré lors d’une allocution télévisée que le pays devait rester « fraternel » malgré les désaccords.

Il affirme que la loi adoptée aujourd’hui était « nécessaire » pour permettre à un gouvernement élu de gouverner. Il accuse l’opposition de ne pas être parvenue à un compromis, affirmant que toutes les offres de son camp ont été rejetées.

« Malgré tout, mes amis, nous continuerons à chercher des discussions et des accords. »

En ce qui concerne le reste de la réforme, il a déclaré que la coalition ferait appel à l’opposition dans les jours à venir pour des discussions « afin de parvenir à un accord général sur tout » avant la fin du mois de novembre.

« Aucun camp ne peut prendre le contrôle de la Cour. Cela ne se produira pas sous notre mandat », a-t-il déclaré.

Netanyahu affirme que l’armée israélienne doit rester au-dessus de tout désaccord politique.

« Nous avons une nation, une maison, un peuple. À la veille de Tisha BeAv, nous devons les préserver par-dessus tout. »

Le pays a perdu la démocratie à cause du procès de Netanyahu – haut fonctionnaire

Un haut responsable de l’application de la loi a déclaré à la Douzième chaîne qu’il pensait que l’objectif du gouvernement, en éliminant le critère du « caractère raisonnable », était de nommer « un procureur général qui soit ‘l’un des nôtres' ».

« Il s’agit de savoir qui va clore l’affaire criminelle [de Netanyahu] », a déclaré le fonctionnaire sous couvert d’anonymat.

« C’est pour cela que le pays a perdu sa démocratie. C’est affreux. »

Halevi demande à Netanyahu d’aider à mettre fin aux critiques contre les réservistes

Le chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, assistant à la réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, assistant à la réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef d’état-major, le lieutenant-général Herzi Halevi, a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lors d’une réunion cet après-midi, à contribuer à mettre fin aux calomnies contre les soldats, en particulier les réservistes qui protestent contre la refonte judiciaire largement controversée du gouvernement, selon une source militaire.

« Le chef d’état-major a présenté à la réunion l’évaluation de la situation sécuritaire, l’état de préparation de Tsahal, les évaluations et les conséquences de la législation sur l’état de préparation et la cohésion de Tsahal », indique la source dans une déclaration aux journalistes.

Selon la source de Tsahal, le chef d’état-major Halevi « a souligné [à Netanyahu] qu’il était nécessaire d’arrêter [ceux] qui s’expriment contre Tsahal et ses membres, dans l’armée permanente et dans l’armée de réserve ».

« Ces déclarations nuisent à la compétence et à la cohésion de Tsahal », a déclaré Halevi, selon la source.

Il a ajouté que Tsahal ferait « de grands efforts pour maintenir la compétence et la cohésion, même à l’heure actuelle ».

Halevi devait rencontrer Netanyahu hier, mais en raison de l’état de santé du Premier ministre, la rencontre a été reportée à cet après-midi.

Bien que la rencontre entre Halevi et Netanyahu ait eu lieu seulement après le vote de la loi du « caractère raisonnable », la source militaire affirme que des informations actualisées sur l’état de préparation de Tsahal et sur les manifestants réservistes ont été données au Premier ministre avant la rencontre.

Gantz : Tout ce qui a été approuvé aujourd’hui sera annulé et effacé du livre des lois

Le chef de HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s'adressant aux médias, le 24 juillet 2023. (Capture d'écran vidéo)
Le chef de HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s'adressant aux médias, le 24 juillet 2023. (Capture d'écran vidéo)

Dans une déclaration aux médias, Benny Gantz a affirmé que les extrémistes ont gagné et que l’État d’Israël a perdu lors du vote d’aujourd’hui.

« Une majorité à la Knesset qui veut des accords a été battue par des députés extrémistes qui ont décidé de changer notre identité, qui veulent nous emmener dans un abîme de haine, nous diviser et nous retourner les uns contre les autres. »

« Ceux qui pensent avoir gagné aujourd’hui se rendront vite compte qu’il s’agit d’une grave erreur pour nous tous », a-t-il ajouté.

Gantz rejette la faute sur Netanyahu qui « a préféré les besoins politiques de Ben Gvir et les caprices de Levin à la diplomatie d’Israël, à sa sécurité, à la société israélienne et à la démocratie ».

« Quiconque a vu le ministre de la Défense supplier le ministre de la Justice [de faire un compromis] comprend à quel point Israël a besoin d’un adulte responsable. »

Il promet de lutter contre toute nouvelle tentative de nuire à la démocratie et affirme que les manifestations publiques « sont notre espoir ».

Il appelle les partisans et les opposants à la refonte à ne pas céder à la haine et à « ne pas renoncer à l’unité de notre peuple ».

Il exhorte également les réservistes à continuer à servir dans l’armée.

« Tout ce qui a été approuvé ici sera annulé et effacé du livre des lois, tôt ou tard », a-t-il ajouté.

L’Association médicale israélienne annonce une grève de 24 heures

L’Association médicale israélienne (IMA) a annoncé une grève de 24 heures à partir de demain, en réponse à l’adoption de la loi du « caractère raisonnable ».

Les médecins travailleront le week-end et ne s’occuperont que des cas urgents.

Les services d’urgence fonctionneront normalement.

Gallant explique son vote en faveur de la loi du « caractère raisonnable » 

Le ministre de la Défense Yoav Gallant participant à un événement à la Knesset, le 13 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant participant à un événement à la Knesset, le 13 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, est cité par les médias israéliens comme ayant tenté de parvenir à un consensus concernant le projet de loi largement controversé sur le « caractère raisonnable », mais n’y est pas parvenu.

« Si j’avais voté contre la loi, j’aurais dû démissionner », a déclaré Gallant lors de prétendues « conversations à huis clos » – code habituel pour les déclarations fournies aux journalistes de manière non-officielle – selon les médias israéliens.

« Si j’étais parti, cela n’aurait rien changé. Il vaut mieux que je reste aux commandes dans une telle situation. »

Gallant estime que les réservistes qui menacent de mettre fin à leur service volontaire en signe de protestation contre la réforme du système judiciaire « agissent de manière irresponsable ».

« J’ai essayé de trouver un accord. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné », a déclaré Gallant, cité par les médias israéliens.

En ce qui concerne l’état de préparation de l’armée israélienne, Gallant a déclaré que « Tsahal remplira ses missions. (…) Mon objectif étant de maintenir la sécurité et la démocratie. »

Des manifestants bloquent l’autoroute Ayalon à Tel Aviv

Des manifestants bloquant l'autoroute Ayalon à l'échangeur Halacha, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)
Des manifestants bloquant l'autoroute Ayalon à l'échangeur Halacha, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)

Des manifestants bloquent l’autoroute Ayalon à l’échangeur Halacha à Tel Aviv.

Les agents de la garde montée déplacent rapidement les manifestants sur le bord de la route pour permettre la reprise du trafic, mais le groupe de manifestants refuse de quitter l’autoroute.

Manifestante : Je me sens trompée, je n’aurais jamais cru que nous en arriverions là

Des manifestants défilant sur l'artère Namir, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)
Des manifestants défilant sur l'artère Namir, à Tel Aviv, le 24 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron)

Environ 200 manifestants commencent à marcher vers le nord sur l’artère Namir, à Tel Aviv, ralentissant la circulation dans le secteur, les véhicules étant forcés de circuler sur une seule voie. Le groupe a tenté d’atteindre l’autoroute Ayalon près de la gare centrale de Savidor, mais après avoir été repoussés par des agents de police postés là, ils ont commencé à se diriger vers le nord.

Une femme prénommée Ava a déclaré qu’elle ne bloquerait pas la route, après avoir failli être renversée alors qu’elle manifestait récemment au même endroit.

« Je me sens très mal. Cet homme [Netanyahu] ne se soucie pas de l’État, de l’armée, de l’économie ou du peuple. Il ne se préoccupe que de lui et de sa famille », dit-elle.

« Il ne va pas bien, il ne devrait pas prendre de décisions », ajoute-t-elle, en référence à ses ennuis de santé.

« Je me sens trompée. J’ai déménagé ici lorsque j’ai épousé un Israélien de la septième génération et que je voulais une bonne vie pour mes enfants. Nous avons eu une bonne vie ici, mais je n’aurais jamais cru que nous en arriverions là », dit-elle.

Manifestations et blocages de routes signalés dans de nombreux endroits

Des manifestations et des blocages de routes ont lieu en ce moment dans de nombreux endroits du pays, notamment à Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa et bien d’autres.

Netanyahu va prendre la parole et pourrait proposer de reprendre les pourparlers

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec le ministre de la Défense Yoav Gallant, à gauche, et le ministre de la Justice Yariv Levin, à droite, lors du vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable", à la Knesset, le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avec le ministre de la Défense Yoav Gallant, à gauche, et le ministre de la Justice Yariv Levin, à droite, lors du vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable", à la Knesset, le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait faire une déclaration aux médias dans une heure environ.

Selon Haaretz, il devrait tendre la main à l’opposition pour qu’elle reprenne les négociations. Le journal indique que Netanyahu espère calmer les manifestations de masse et convaincre les réservistes de ne pas suspendre leur service volontaire, comme beaucoup ont menacé de le faire.

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, devrait également s’exprimer prochainement.

La police annonce la réouverture de la Route Begin à Jérusalem

La police a annoncé la réouverture de la Route Begin à Jérusalem après plusieurs heures de fermeture dues à des manifestants qui bloquaient la circulation.

Une personne a été arrêtée après que des objets ont été lancés sur les agents des forces de l’ordre qui s’efforçaient de disperser la foule.

La Maison Blanche qualifie de « malheureux » le vote à faible participation d’aujourd’hui

La Maison Blanche déplore la décision du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu d’adopter le premier texte de loi de son programme de refonte judiciaire, notant que cela s’est fait sans le consensus que l’Administration Biden souhaite depuis des mois – un consensus nécessaire pour adopter des réformes aussi fondamentales.

« Il est regrettable que le vote d’aujourd’hui ait eu lieu avec la majorité la plus étroite possible », a déclaré un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

« Nous pensons que pour obtenir des changements démocratiques majeurs, il est nécessaire de rechercher un consensus. Nous exhortons les dirigeants israéliens à œuvrer en faveur d’une approche consensuelle par le biais d’un dialogue politique. »

Ben Gvir : « Ce n’est qu’un début, il y a encore beaucoup d’autres lois à adopter »

S’adressant aux journalistes il y a peu, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré que l’adoption de la loi n’était « qu’un début ».

« Il y a beaucoup d’autres lois que nous devons adopter dans le cadre de la réforme du système judiciaire », a-t-il déclaré.

« À ceux qui manifestent en ce moment, vous êtes nos frères et nous vous aimons », a-t-il ajouté.

Levin critiqué pour ses selfies de célébration après l’adoption de la loi

Le ministre de la Justice, Yariv Levin, et d’autres hommes politiques de droite sont critiqués sur les réseaux sociaux ainsi que par certains commentateurs de droite pour leurs photos de célébration quelques instants après l’adoption de la loi du « caractère raisonnable ».

« Vous savez à quel point c’est douloureux pour beaucoup de gens. Des millions d’Israéliens sont inquiets, vraiment tristes et apeurés », écrit Hanoch Daum pour Srugim.

« Alors pourquoi avez-vous besoin de ces selfies de célébrations ? À quoi cela sert-il ? »

Certains notent également que si le Premier ministre s’est empressé de quitter le plénum après le vote, c’est Levin qui a été perçu comme le grand vainqueur de la journée et qui a reçu une grande partie du crédit de la droite.

Les entreprises israéliennes cotées en bourse aux États-Unis subissent un coup dur

Les entreprises israéliennes cotées sur les bourses américaines sont touchées à l’ouverture du marché après l’adoption par la Knesset de la loi du « caractère raisonnable ».

Plusieurs fonds négociés en bourse qui regroupent des sociétés israéliennes sur les marchés américains voient le prix de leurs actions chuter d’environ 1,5 % dans la matinée, alors que le reste du marché américain est orienté à la hausse.

Les principales sociétés israéliennes cotées à New York, notamment Elbit, Wix, monday.com, SolarEdge et NICE Ltd, sont toutes orientées à la baisse. Quelques entreprises telles que Mobileye et Teva, qui possèdent toutes deux d’importantes installations en dehors d’Israël, voient leurs actions grimper avec le reste du marché.

L’indice de référence TA-125 de la bourse de Tel Aviv est en baisse de 2,32 %.

Les chefs d’entreprise n’ont cessé d’avertir que la refonte judiciaire nuirait à l’économie israélienne, notamment en alimentant l’incertitude et en décourageant les investissements étrangers.

Moshe Lador à une manifestation : Netanyahu change l’identité du pays à son profit

L'ancien procureur Moshe Lador assistant à une conférence, à la Knesset, le 11 décembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'ancien procureur Moshe Lador assistant à une conférence, à la Knesset, le 11 décembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Apparaissant lors d’un rassemblement à Jérusalem, l’ancien procureur Moshe Lador remercie Benjamin Netanyaou « d’avoir permis à ce merveilleux camp de se réveiller. »

« Si nous ne mettons pas un terme à cette législation, l’illusion [même] que nous avons ici un pays progressiste et occidental disparaîtra », a dit Lador aux personnes rassemblées.

« Herzl a prophétisé la réalisation du projet sioniste et Ben Gurion a établi l’État du peuple juif, un État juif dans toute sa gloire. Et maintenant, par ses actions, le Premier ministre – qui est accusé de corruption grave dans la fonction publique [et] qui, au milieu d’un conflit d’intérêts flagrant, se conduit de manière égoïste et imprudente – s’empresse de changer l’identité du pays à son propre avantage ».

Les leaders de la manifestation promettent de « se battre jusqu’au bout »

Les organisateurs de la manifestation ont déclaré qu’ils allaient intensifier les manifestations contre le « gouvernement de destruction » et qu’ils promettaient de les « combattre jusqu’au bout ».

Ils remercient le « mouvement démocratique sans précédent » qui s’est manifesté en réaction au gouvernement.

« Nous ne faisons que commencer. »

Utilisation de canons à eau alors que les manifestants continuent de bloquer Begin

Des manifestants marchent le long de la Route Begin à Jérusalem et bloquent la circulation sur cette artère principale.

La police a commencé à utiliser des canons à eau pour les disperser.

Les manifestants anti-refonte prévoient un grand rassemblement devant la Knesset à 18h

Les forces de police montant la garde alors que les manifestants agitent des drapeaux à l'entrée de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Les forces de police montant la garde alors que les manifestants agitent des drapeaux à l'entrée de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Les manifestants contre le gouvernement prévoient un grand rassemblement devant la Knesset à 18h.

La manifestation comprendra d’anciens chefs de la sécurité, d’anciens juristes de haut niveau et des hommes politiques.

Jérusalem : Appel à des rassemblements de masse et bloquage de l’autoroute Begin

Des milliers de manifestants anti-gouvernement, qui se trouvent devant la Cour Suprême, dénoncent l’adoption de la loi de la coalition pour limiter le contrôle des tribunaux, scandant « honte » et « démocratie ou rébellion ».

Un activiste s’exprimant depuis une scène géante installée pour le rassemblement appelle tous les manifestants à envoyer un message à un ami pour qu’il rejoigne la manifestation.

« Quiconque n’est pas ici en ce moment ne participe pas à la bataille la plus importante de l’histoire du pays », déclare l’activiste.

« Prenez votre téléphone et envoyez un message à cinq personnes. Tout le monde doit venir maintenant », poursuit-il, suivi de coups de klaxon assourdissants et des slogans « Démocratie », « Nous n’avons pas peur » et « Israël n’est pas une dictature ».

Pendant ce temps, des manifestants ont bloqué la principale autoroute Begin qui traverse la ville.

Jeremy Sharon a contribué à cet article.

Les manifestants de Jérusalem appellent à davantage de mobilisation

Des milliers de manifestants opposés au gouvernement protestent devant la Cour suprême pour dénoncer l’adoption, par la coalition, de la loi limitant le réexamen judiciaire des décisions gouvernementales, aux cris de « honte », « démocratie ou révolution ».

Depuis une immense estrade installée pour l’occasion, un manifestant a appelé les personnes présentes à mobiliser leurs amis pour les rejoindre.

« Quiconque n’est pas là maintenant rate la bataille la plus importante de l’histoire de notre pays », a déclaré le militant.

« Prenez vos téléphones et envoyez cinq messages. Tout le monde doit venir maintenant », a-t-il poursuivi, sous les cris de « démocratie », « nous n’avons pas peur » et « Israël n’est pas une dictature ».

Certains manifestants ont bloqué Begin, l’autoroute qui traverse la capitale.

La coalition invite l’opposition à mener des négociations sur les prochaines réformes

Suite à l’adoption de la loi sur le « caractère raisonnable », de nombreux politiciens de la coalition expriment l’espoir que la Knesset étant maintenant prête à entamer une pause estivale de plusieurs mois, l’opposition acceptera d’entamer des négociations sur les prochains projets de loi de la refonte.

Cela semble, à ce stade, peu probable.

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité saisit la Cour

Me Eliad Shraga, président de l'ONG Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël, s'exprimant lors d'un événement, à Jérusalem, le 9 mars 2023. (Crédit : Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël)
Me Eliad Shraga, président de l'ONG Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël, s'exprimant lors d'un événement, à Jérusalem, le 9 mars 2023. (Crédit : Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël)

Devançant Lapid, l’ONG Mouvement pour un gouvernement de qualité déclare qu’il vient de déposer un recours auprès de la Haute Cour contre l’annulation de la norme de « raisonnabilité » judiciaire.

« Le gouvernement de destruction a levé sa main malveillante contre l’État d’Israël ; c’est maintenant au tour de la Cour suprême d’intervenir et d’empêcher cette législation », déclare le directeur de l’organisation, Eliad Shraga.

L’organisation affirme que la loi est inconstitutionnelle car « elle modifie fondamentalement la structure de base de la démocratie parlementaire israélienne et la nature du régime, tout en abolissant de facto le pouvoir judiciaire et en endommageant gravement le tissu délicat de la séparation des pouvoirs et le système d’équilibre des pouvoirs dans l’État d’Israël ».

Lapid qualifie Netanyahu de « marionnette », promet de saisir la Cour

Le chef de l'opposition Yaïr Lapid prononçant un discours dans le plénum de la Knesset lors du débat sur le budget de l'État 2023-24, le 23 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de l'opposition Yaïr Lapid prononçant un discours dans le plénum de la Knesset lors du débat sur le budget de l'État 2023-24, le 23 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le leader de l’opposition Yaïr Lapid a critiqué la coalition pour avoir abusé de son pouvoir, quelques minutes après que la Knesset a adopté la première loi de la refonte du système judiciaire de la coalition.

Lapid promet de déposer demain un recours auprès de la Haute Cour de justice contre la loi fraîchement adoptée.

« Il s’agit d’une rupture totale des règles du jeu », a déclaré Lapid depuis la salle de conférence de son parti Yesh Atid à la Knesset. « Le gouvernement et la coalition peuvent choisir la direction que prend l’État, mais ils ne peuvent pas décider du caractère de l’État. »

Le chef de l’opposition encourage les réservistes militaires à attendre avant de se retirer du service militaire.

« Ne cessez pas de servir », dit Lapid, « tant que nous ne connaissons pas la décision de la Haute Cour de justice ».

Lapid s’en prend également au Premier ministre Benjamin Netanyahu, qu’il qualifie de « faible », affirmant « qu’il n’y a pas de Premier ministre ».

« Netanyahu est devenu une marionnette qui tire les ficelles des extrémistes et des messianistes », a-t-il déclaré.

Aux membres de la coalition, qui se sont rassemblés pour un selfie de félicitations alors que les votes étaient comptabilisés, il a demandé : « Qu’est-ce que vous célébrez ? »

« C’est un jour triste, un jour de destruction de notre maison, de haine inutile, et regardez la coalition qui fait la fête », a-t-il ajouté.

La Histadrout annonce un conflit de travail et menace d’une grève généralisée

Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, annonçant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, annonçant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La Fédération du travail Histadrout critique vivement les politiciens après l’adoption de la loi de « raisonnabilité », affirmant que « toutes les tentatives de médiation ont échoué en raison des caprices politiques de part et d’autre ».

Elle annonce qu’elle déclarera un conflit salarial dans les prochains jours.

« À partir de maintenant, toute avancée unilatérale de la réforme aura des conséquences graves », déclare le chef du Histadrout, Arnon Bar-David, « y compris une grève complète » des syndicats de travailleurs dans tout le pays.

La première partie de la réforme adoptée, Smotrich et Levin jubilent

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a salué l’adoption de la loi, affirmant que « nous n’avons ménagé aucun effort jusqu’à la dernière minute, mais que l’opposition a malheureusement refusé » un compromis.

Le ministre de la Justice Yariv Levin s’est rendu sur le podium de la Knesset pour félicier la coalition de cette victoire législative.

« Nous avons pris les premières mesures vers un processus historique visant à corriger le système judiciaire », a dit Levin.

La salle de la Knesset est à presque vide, les 56 membres de l’opposition ayant quitté la pièce pour boycotter le vote final.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également quitté la pièce une fois son vote enregistré.

Après des négociations infructueuses, la Knesset approuve la loi de « raisonnabilité »

Le plénum de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le plénum de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après des mois de manifestations et une opposition publique massive qui ont secoué le pays et profondément divisé la société, la Knesset a donné son approbation finale à un projet de loi visant à empêcher les tribunaux de réexaminer les décisions du gouvernement à l’aune de la notion de « raisonnabilité », le premier projet de loi majeur de la réforme judiciaire souhaitée gouvernement à être adopté.

Le projet de loi a été adopté avec 64 voix pour et 0 voix contre, les députés de l’opposition ayant boycotté le vote final sur le projet de loi en signe de protestation.

Au sein de la Knesset, plusieurs tentatives de dernière minute pour amender le projet de loi ou parvenir à un compromis procédural plus large avec l’opposition ont échoué, et deux cadres de compromis proposés par un dirigeant syndical et le président ont été rejetés.

Le vote a fait suite à près de 30 heures de débats continus qui ont commencé dimanche matin. Pendant ces débats, des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues, opposants comme partisans de la limitation des contrôles judiciaires sur le pouvoir politique.

Selon le texte de la loi, les tribunaux ne pourront pas exercer tout contrôle sur la « raisonnabilité » des décisions du cabinet et des ministres, y compris les nominations et le choix de ne pas exercer les pouvoirs qui leur sont conférés.

La loi sur la « raisonnabilité » approuvée en deuxième lecture

Les 140 objections de l’opposition ont été rejetées, la deuxième lecture a été rapidement approuvée par vote électronique et un vote par appel nominal a commencé pour la troisième et dernière lecture.

Les deuxième et troisième lectures du projet de loi sur la « raisonnabilité » imminentes

Les deuxième et troisième lectures du projet de loi sur la « raisonnabilité » sont imminentes, après quoi la législation sera promulguée en tant que loi.

L’agitation interne au sein de la coalition se poursuit. Netanyahu passe des appels téléphoniques dans le cadre d’apparents efforts de dernière minute pour parvenir à un accord, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant, ainsi que le ministre de la Justice, Yariv Levin, échangeant des commentaires en colère dans l’hémicycle.

On voit Gallant parler avec les chefs de l’opposition, Benny Gantz et Yair Lapid, successivement.

À un moment donné, les députés de Yesh Atid interrompent le vote sur les réserves au projet de loi en scandant « gouvernement de destruction ». Le vote d’aujourd’hui a lieu trois jours avant Tisha BeAv, le jour où les Juifs commémorent la destruction des Temples juifs.

Le régulateur demande à la police de faire cesser les attaques contre les journalistes

Les reporters et l'équipe de tournage de la Treizième chaîne chahutés alors qu'ils font un reportage sur les lieux d'une attaque terroriste à Jérusalem, le 28 janvier 2023. (Twitter/utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Les reporters et l'équipe de tournage de la Treizième chaîne chahutés alors qu'ils font un reportage sur les lieux d'une attaque terroriste à Jérusalem, le 28 janvier 2023. (Twitter/utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

La Seconde autorité de la radio et de la télévision, le régulateur de diffusion commerciale d’Israël, a envoyé une lettre au chef de la police, Kobi Shabtai, lui demandant d’empêcher ce qu’il qualifie de nombre croissant de menaces et d’attaques contre les journalistes couvrant la tragédie politique qui ébranle le pays.

« Ce qui a commencé comme des incidents ‘isolés’ est devenu une tendance sérieuse », déclare l’Autorité.

Elle indique que des journalistes de « toutes les agences » ont été attaqués, en particulier lors de la couverture des manifestations, malgré la présence importante d’officiers de police.

L’Autorité exprime sa préoccupation tant pour le bien-être physique des reporters que pour « les préjudices à la liberté de la presse et au droit du public à l’information. »

Le régulateur appelle la police à prendre des mesures immédiates pour éradiquer de tels comportements.

19 arrestations à Jérusalem

La police évacuant des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
La police évacuant des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La police a fait état de 19 arrestations au total pendant les manifestations anti-réforme à Jérusalem.

Le compromis de dernière minute est tombé à l’eau – médias

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu parle au téléphone, entouré de Yariv Levin et Yoav Gallant  à la Knesset le 24 juillet 2023. (Capture d'écran Douzième chaîne)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu parle au téléphone, entouré de Yariv Levin et Yoav Gallant à la Knesset le 24 juillet 2023. (Capture d'écran Douzième chaîne)

La Douzième chaîne a indiqué que le projet de compromis de dernière minute ne sera pas finalisé.

La coalition a déclaré qu’elle « allait de l’avant » avec le projet de loi dans sa forme actuelle, selon le reportage.

Dans ce reportage, on voit Netanyahu parler au téléphone, entouré de Levin et Gallant.

« Donnez-moi quelque chose », aurait dit Gallant à Levin pendant leurs échanges.

La police dirige des canons à eau sur des manifestants pacifiques devant la Knesset

La police dirige des canons à eau sur des manifestants pacifiques devant la Knesset. Les canons ont aspergé plusieurs manifestants qui se trouvaient derrière une barricade en métal, face au bâtiment de la Knesset. Certains ont été s’abriter et d’autres se sont assis, pour défier la police.

« Honte à vous ! C’est la manifestation la plus respectueuse du monde ! », a crié un manifestant.

Des milliers de manifestants ont continué à chanter et à protester contre le gouvernement en général et le ministre de la Justice Yariv Levin en particulier.

Après qu’un manifestant a été ramené de force derrière les barricades de la manifestation, des cris de « honte » et « police de Ben Gvir » ont été lancés en direction de la police.

Une chaîne TV évoque les grandes lignes d’un « très improbable » compromis

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, entouré de législateurs lors du vote à la Knesset de la loi sur le "caractère raisonnable", le 24 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, entouré de législateurs lors du vote à la Knesset de la loi sur le "caractère raisonnable", le 24 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Alors que le vote se poursuit à la Knesset, Netanyahu discute avec le ministre de la Défense, Yoav Gallant, le leader présumé du compromis de mi-vote, et Yariv Levin, le ministre de la Justice, de l’autre côté.

La proposition discutée, rapporte la Douzième chaine sans citer de source, serait d’interrompre le vote sur le projet de loi du « caractère raisonnable » après qu’il a été approuvé en deuxième lecture, et de la renvoyer en commission. Le projet de loi serait ensuite renvoyé en troisième et dernière lecture, avec un texte convenu lors des discussions avec l’opposition, dans une semaine. L’adoption de toute nouvelle loi dans le cadre de la refonte judiciaire serait reportée d’un an, l’objectif étant de parvenir à un consensus.

La Douzième chaine estime que la probabilité que ce rétropédalage de dernière minute de la coalition se produise est très faible, en particulier en raison de l’opposition furieuse des députés Levin et Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale.

Levin et Ben Gvir ont explicitement menacé Netanyahu de faire tomber la coalition si le projet de loi n’est pas adopté tel quel aujourd’hui.

La chaîne rapporte également que le président Isaac Herzog tente toujours de faire avancer un compromis.

Jérusalem : 5 manifestants hospitalisés ; l’un d’eux touché à la tête

Le manifestant Amir Schnabel à l'hôpital après avoir été touché par un canon à eau. (Autorisation)
Le manifestant Amir Schnabel à l'hôpital après avoir été touché par un canon à eau. (Autorisation)

Cinq manifestants contre le remaniement judiciaire ont été transportés à l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem. Selon un porte-parole de l’hôpital, toutes leurs blessures sont mineures.

Amir Schnabel, un employé du secteur de la high-tech de 57 ans originaire de Tel Aviv, a déclaré au Times of Israel qu’il avait été touché sur le côté de la tête par un jet de canon à eau alors qu’il se tenait à côté d’une manifestation à la Knesset ce matin. Il se trouve actuellement aux urgences de l’hôpital pour y subir des examens médicaux.

« Je me tenais sur le côté de la principale zone de protestation et j’ai soudain été frappé à la tête par le jet d’eau. La force m’a projeté au sol et le côté gauche de ma mâchoire a heurté le bord du trottoir. Je me souviens de l’impact, mais pas de tout ce qui a suivi. Les gens qui étaient là m’ont dit que j’avais perdu connaissance pendant une minute environ », a-t-il déclaré.

Shaare Zedek n’a pas encore identifié les autres manifestants ni fourni de détails sur leurs blessures.

En plein vote à la Knesset, les bourses s’effondrent, le shekel s’affaiblit

La bourse de Tel Aviv, le 25 décembre 2018. (Crédit : Adam Shuldman/Flash90)
La bourse de Tel Aviv, le 25 décembre 2018. (Crédit : Adam Shuldman/Flash90)

Les actions israéliennes s’effondrent et le shekel s’affaiblit alors que le vote sur la loi de « raisonnabilité » suite à l’échec des négociations sur un compromis avec l’opposition concernant la réforme judiciaire controversée débute.

L’indice de référence TA-125 de la Bourse de Tel Aviv chute de 1 % et l’indice TA-35 des grandes entreprises perd 0,8 %, tandis que l’indice TA-90 baisse de 0,9 %. L’indice des cinq plus grandes banques de Tel Aviv recule de 0,8 % et l’indice des assurances et services financiers TA baisse de 0,5 %.

La Knesset vote actuellement la loi de « raisonnabilité », qui interdit le réexamen judiciaire des décisions du gouvernement et ministérielles au motif de la « raisonnabilité ».

Elle deviendra ainsi la première partie de la réforme judiciaire prévue à avoir force de loi.

Les membres de la coalition continuent à débattre d’un compromis – TV

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice Yariv Levin  à la Knesset le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice Yariv Levin à la Knesset le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Alors que le vote se poursuit, les membres de la coalition se déplacent dans la chambre, la Douzième chaîne de télévision affirmant que les ministres discutent d’un compromis de dernière minute de quelque nature que ce soit.

Sans citer de sources, la chaîne de télévision indique que le ministre de la Justice, Yariv Levin, est à l’avant-garde de l’opposition à toute tentative en ce sens, tandis que le ministre de la Défense, Yoav Gallant, est au cœur de l’effort.

On prétend que des responsables de la coalition ont même consulté des experts juridiques sur la manière dont il pourrait être procéduralement possible de mettre en place un compromis même pendant que le projet de loi est en train d’être voté.

Alors que la coalition rejette les réserves sur la législation les unes après les autres, Netanyahu est assis dans l’hémicycle, avec Levin et Itamar Ben Gvir d’un côté de lui, et Miri Regev de l’autre. Il se lève ensuite et quitte la pièce, où il aurait consulté Aryeh Deri avant de revenir.

Entre-temps, des sources de la coalition et de l’opposition s’accusent mutuellement de l’effondrement de leurs négociations de compromis. Les sources de l’opposition affirment que Netanyahu voulait un compromis mais a été dissuadé par la menace de Levin de faire tomber la coalition. Les sources de la coalition disent que Lapid était prêt à un accord mais a été dissuadé par les leaders de la protestation anti-réforme.

« Si le régime est différent, alors c’est un pays différent », dit un vétéran de Tsahal

Oded Megiddo manifestant contre la refonte judiciaire, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)
Oded Megiddo manifestant contre la refonte judiciaire, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

Oded Megiddo, âgé de 74 ans et vétéran de la guerre de Yom Kippour en 1973, explique qu’il manifeste contre le gouvernement parce que « le pays a été bouleversé. » Il dénonce le gouvernement pour son projet de réforme judiciaire et décrit certains ministres du cabinet comme des « criminels condamnés » et « corrompus ».

Megiddo a combattu dans une brigade de chars sur le front du Sinaï lors de la guerre de Yom Kippour et dit avoir été dans la première brigade à traverser le canal de Suez lors de l’offensive de l’armée israélienne contre les Égyptiens, se retrouvant du côté ouest du canal près de la ville d’Ismailia.

« Il y a des ‘jeunes des collines‘ qui, il y a seulement huit mois, menaient des attaques dans les territoires et sont maintenant ministres et députés, » dit Megiddo, utilisant un terme pour désigner des militants ultra-radicaux et extrémistes des implantations.

« Il y en a un qui a été condamné huit fois et un autre qui a été arrêté en route pour commettre une attaque terroriste, » a précisé Megiddo en référence au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, qui a été arrêté mais jamais inculpé pour des tentatives d’actes terroristes lors du désengagement de Gaza en 2005.

« Mais nous qui avons combattu pour ce pays pendant des décennies et laissé nos amis sur le champ de bataille, c’est nous qui sommes les anarchistes ? » demande-t-il.

Megiddo, légèrement blessé pendant la guerre de Yom Kippour mais retourné au front, insiste sur le fait que la protestation massive et le refus de faire le service volontaire sont légitimes car, selon lui, le gouvernement essaie de changer la nature de la gouvernance démocratique d’Israël.

« Le gouvernement essaie de changer le régime ici en Israël. Ben Gurion nous a laissés sans constitution, mais il y a encore des Lois fondamentales et des principes et ils veulent les changer et les transformer en quelque chose d’autre. »

« J’ai servi en tant que commandant de bataillon dans la réserve pendant neuf ans sous des gouvernements pour lesquels je n’ai pas voté ni avec lesquels je n’étais pas d’accord, car c’était le régime dans lequel j’ai grandi. Mais s’il y a un régime différent, alors c’est un pays différent, » argumente Megiddo, affirmant que dans de telles circonstances, il est légitime de cesser de servir.

Interrogé sur le fait que mettre fin au service de réserve en raison d’un différend politique mettait en danger la cohésion de l’armée, Megiddo a rappelé que des éléments de la droite religieuse avaient appelé les soldats de l’armée de conscrits à refuser les ordres pendant le désengagement de Gaza, et il a soutenu que l’armée serait en mesure de faire face à des circonstances similaires.

« Je ne ferais pas mes milouyim si la loi est adoptée », dit un manifestant

Itai Nakash manifeste contre la réforme judiciaire à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)
Itai Nakash manifeste contre la réforme judiciaire à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

Itai Nakash, originaire de Haïfa, participe à la manifestation contre les réformes controversées de la coalition devant la Knesset avec une banderole sur laquelle on peut lire : « Comment un gouvernement de réfractaires au service militaire peut-il me qualifier de réfractaire au service ?! »

Ancien membre de l’armée de l’air israélienne, Nakash affirme que les projets du gouvernement visant à réformer le système judiciaire représentent « un véritable danger pour la sécurité et l’avenir de l’État d’Israël. »

Il a suspendu son service volontaire [milouyim] et y mettra fin définitivement si la législation est adoptée aujourd’hui.

Il s’oppose à ceux qui qualifient de « réfractaires au service militaire » les réservistes de l’armée qui ont déclaré qu’ils cesseront leur service volontaire en raison de la législation judiciaire, soulignant que beaucoup dans la coalition, en particulier dans les partis ultra-orthodoxes, n’ont jamais fait un seul jour d’armée.

« Il est incroyablement hypocrite de la part du gouvernement et de ses partisans de nous qualifier de réfractaires au service militaire, alors que c’est nous qui nous portons volontaires pour le service de réserve et que nous représentons une petite proportion de la population dont le gouvernement considère qu’elle est acquise, alors que beaucoup d’entre eux n’ont accompli aucun service, comme l’exige pourtant la loi, » déclare Nakash.

Il reconnaît le danger pour l’armée et le pays si les citoyens cessent leur service de réserve, mais rappelle sur le fait que l’alternative est pire.

« Ce serait plus préjudiciable de laisser la législation se poursuivre. Il ne s’agit pas d’une protestation politique de gauche ou de droite ; il s’agit d’un effort pour changer le type de régime que nous avons. »

« Vous pouvez servir un gouvernement dont vous ne partagez pas l’idéologie, mais il est dangereux de suivre aveuglément des ordres, surtout si le gouvernement est extrêmement radical et montre des signes relevant de la dictature, » analyse Nakash, faisant référence à des pays où les valeurs démocratiques et les droits ont été sérieusement compromis ces dernières années, comme la Pologne et la Hongrie.

Pour Nakash, les manifestations massives, les grèves et la désobéissance civile sont justifiées face à la législation actuelle, car selon lui le projet de loi lui-même pose de graves problèmes, mais surtout parce que « ce n’est que le début, ils ne le nient pas, et ils cherchent à préparer le terrain pour le reste de la réforme judiciaire. »

Des hauts-gradés de Tsahal arrivent à la Knesset pour briefer les élus

Alors que la Knesset vote sur le projet de loi de la « raisonnabilité », le chef de la Direction des Opérations, le major-général Oded Basiuk, et le chef de la Direction du Renseignement Militaire, le major-général Aharon Haliva, arrivent pour informer les députés du niveau de préparation de l’armée israélienne.

L’armée a été très ébranlée par les manifestations concernant la réforme judiciaire.

Berlin : Une « justice indépendante » est « importante » pour toute démocratie

La ministre des Affaires étrangères allemandes Annalena Baerbock pendant une conférence de presse conjointe avec le ministre russe des Affaires étrangères à Moscou, le 18 janvier 2022. (Crédit : Ministère russe des Affaires étrangères via l'AP)
La ministre des Affaires étrangères allemandes Annalena Baerbock pendant une conférence de presse conjointe avec le ministre russe des Affaires étrangères à Moscou, le 18 janvier 2022. (Crédit : Ministère russe des Affaires étrangères via l'AP)

La cheffe de la diplomatie allemande a souligné l’importance de l’indépendance de la justice lors d’un entretien ce week-end avec son homologue israélien, avant le vote lundi au parlement d’une réforme très controversée, a indiqué une de ses porte-parole à Berlin.

« Nous sommes convaincus que des institutions fortes, l’indépendance de la justice et des règles claires de séparation des pouvoirs sont importantes pour toute démocratie, et cela vaut naturellement aussi pour Israël », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères allemand, Andrea Sasse, lors d’une conférence de presse régulière.

Arrivé en retard, Gallant vote avec la coalition

Le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'une cérémonie à la mémoire des soldats de l'Armée du Sud-Liban tombés au combat, dans le nord d'Israël, le 6 juillet 2023. (Crédit : Elad Malka/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'une cérémonie à la mémoire des soldats de l'Armée du Sud-Liban tombés au combat, dans le nord d'Israël, le 6 juillet 2023. (Crédit : Elad Malka/Ministère de la Défense)

Arrivé après le début des votes sur la « raisonnabilité, le ministre de la Défense Yoav Gallant a commencé à voter avec la coalition, dissipant les rumeurs selon lesquelles il avait prévu de se rebeller.

Chacune des objections à la loi est soumis au vote des 64 députés de la coalition, contre les 56 députés de l’opposition.

Tous les élus sont présents.

La Knesset commence à voter la loi sur la « raisonnabilité »

Le processus de vote sur la loi de la « raisonnabilité » commence à la Knesset, interdisant l’examen judiciaire des décisions du gouvernement et des ministres au motif de la « raisonnabilité ».

On s’attend à ce que le processus d’approbation des deuxième et troisième lectures de la législation, marquant l’entrée en vigueur de la loi, dure environ trois heures.

Les négociations sur un compromis avec l’opposition se sont effondrées il y a quelques minutes. La coalition n’a pas non plus unilatéralement édulcoré le libellé du projet de loi, qui devrait devenir le premier élément de sa réforme judiciaire.

Selon la Douzième chaîne, le ministre de la Justice, Yariv Levin, a clairement indiqué à Netanyahu lors de leurs discussions juste avant le vote que si la loi n’était pas adoptée dans sa forme actuelle, la coalition s’effondrerait.

Avant le début du vote, le président de la commission de la Constitution, de la Loi et de la Justice de la Knesset, Simcha Rothman, s’est disputé avec les députés de Yesh Atid tout en présentant officiellement le projet de loi de la « raisonnabilité » pour sa deuxième lecture.

« Vous parlez de la fin de la démocratie, vous propagez de fausses informations ! » a crié Rothman au député Yorai Lahav-Hertzano, avant que le député de l’opposition ne soit escorté hors de la salle.

Rothman, dont la commission a parrainé et préparé le projet de loi, a également accusé l’opposition de semer la peur parmi les citoyens, ce qui a entraîné des manifestations actuellement devant la Knesset.

Les membres de la coalition ont applaudi lorsque Rothman a présenté le projet de loi, tandis que les membres de l’opposition l’ont hué.

Netanyahu est ensuite entré et a pris place aux côtés de Levin sur le banc du gouvernement, après avoir serré la main du chef de l’opposition Benny Gantz du parti HaMahane HaMamlahti.

Yariv Levin : la notion de « raisonnabilité » est un concept juridique vague

Le ministre de la Justice Yariv Levin s'adresse à la Knesset le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Justice Yariv Levin s'adresse à la Knesset le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Fustigeant la Haute Cour, le ministre de la Justice, Yariv Levin, affirme que la notion de « raisonnabilité » est un concept juridique vague qui empiète sur l’opinion personnelle, alors qu’il présente la position du gouvernement sur le projet de loi avant son deuxième examen.

Levin énumère plusieurs décisions de la Haute Cour qui ont fait appel à cette doctrine et affirme qu’il était inapproprié pour la cour de s’immiscer et d’annuler les décisions des élus.

« Vous [les juges] voulez décider ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas, au lieu des personnes choisies par la nation ? C’est raisonnable ? », lance-t-il.

« Je peux aller plus loin. Qui a dit que ce qui est raisonnable aux yeux des juges est même la chose logique à faire ? Qui a décidé que leurs positions personnelles sont meilleures que celles des ministres ? » poursuit-il.

« Où se trouve l’école de la raison, où l’on peut apprendre ce qui est raisonnable ? Y a-t-il un tel endroit ? Bien sûr que non !? », s’est exclamé Levin d’un ton moqueur depuis la tribune de la Knesset.

« Cela n’existe pas et ne peut pas exister. Parce que la raison est une vision du monde. Ce n’est pas le droit des contrats, ce n’est pas le droit des preuves, ce n’est pas une question légale, » a déclaré le ministre de la Justice.

« Je sais qu’une majorité décisive du public souhaite des changements dans le système judiciaire, » a prétendu Levin. Il affirme néanmoins être favorable à un « large consensus. »

Le chef du Mossad promet d’être « du bon côté » en cas de crise constitutionnelle

Le directeur du Mossad, David Barnea, s'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture du musée national Eli Cohen à Herzliya, le 12 décembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le directeur du Mossad, David Barnea, s'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture du musée national Eli Cohen à Herzliya, le 12 décembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le chef du Mossad, David Barnea, a rencontré aujourd’hui des employés de l’agence d’espionnage opposés à la réforme judiciaire pour discuter des retombées potentielles, selon l’émission d’investigation « Uvda » de la Douzième chaîne.

« Si la situation atteint une crise constitutionnelle, je serai du bon côté, mais ce n’est pas le moment », aurait déclaré Barnea au groupe.

Lapid : les efforts vers un compromis ont échoué

Le chef de l'opposition Yair Lapid prend la parole à l'université Reichman de Herzliya, le 15 juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef de l'opposition Yair Lapid prend la parole à l'université Reichman de Herzliya, le 15 juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, visiblement en colère et frustré, s’est présente devant les caméras de télévision à la Knesset pour annoncer qu’il était impossible de parvenir à un accord avec la coalition concernant la réforme judiciaire.

Ses déclarations, prononcées alors que la Knesset s’apprête à entamer le processus de vote sur la loi de la « raison », signalent l’échec des tentatives de parvenir à un compromis.

« Durant les dernières semaines, et surtout au cours des 48 dernières heures, nous avons tout fait pour parvenir à des accords, comme promis, » a assuré Lapid.

« Notre condition principale était de protéger la démocratie israélienne, mais avec ce gouvernement, il est impossible de conclure des accords qui préservent la démocratie israélienne. »

« Ils veulent déchirer l’État, détruire la démocratie, saper la sécurité d’Israël, l’unité du peuple d’Israël et nos relations internationales », a-t-il accusé.

« Il n’y a aucun moyen de continuer à travailler avec eux, car c’est le gouvernement le plus irresponsable qu’il y ait jamais eu ici », a conclu Lapid.

Lapid demande aux députés de la coalition de stopper la loi sur la « raisonnabilité »

Le chef de l'opposition Yaïr Lapid s'exprimant lors de la conférence Eli Hurvitz sur l'économie et la société, organisée à Jérusalem par l'Institut israélien de la démocratie, le 31 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de l'opposition Yaïr Lapid s'exprimant lors de la conférence Eli Hurvitz sur l'économie et la société, organisée à Jérusalem par l'Institut israélien de la démocratie, le 31 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, affirme que plusieurs membres de la coalition sont opposés au projet de loi sur la « raisonnabilité » et les a exhortés à arrêter la législation alors que les votes finaux du plénum sont sur le point d’avoir lieu.

« Au cours des dernières semaines, j’ai eu des centaines d’heures de discussion avec des membres de la coalition. Ne vous inquiétez pas, je ne dirai pas de noms, mais vous savez qui vous êtes et vous connaissez la vérité. Vous savez que quelque chose de terrible est en train de se produire ici », a déclaré Lapid.

Il a dénoncé la législation comme une « prise de contrôle hostile de la majorité israélienne par une minorité extrémiste, et aussi une prise de contrôle hostile de votre parti ».

« Vous savez que ce qui se passe ici est un désastre qui peut être évité. Une tragédie que nous devons arrêter », a-t-il ajouté.

« Vous pouvez l’arrêter. Ce n’est peut-être pas ce que vous aviez prévu. Ce n’est peut-être pas ce que vous êtes venu chercher en politique, mais si vous ne l’arrêtez pas maintenant, vous aurez des insomnies pendant les trente prochaines années à vous demander pourquoi vous n’avez pas agi alors que vous saviez que c’était la bonne chose à faire », a prédit Lapid.

Gallant rencontre Netanyahu à quelques minutes du vote sur la « raisonnabilité »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'un événement pour les soldats exceptionnels dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire de la Journée de l'indépendance, à Jérusalem, le 26 avril 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant lors d'un événement pour les soldats exceptionnels dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire de la Journée de l'indépendance, à Jérusalem, le 26 avril 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant rencontre actuellement le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, après que ce dernier s’est entretenu avec plusieurs des principaux partisans de la réforme avant les votes finaux sur le projet de loi du « caractère raisonnable ».

La rencontre entre Gallant avec Netanyahu intervient alors que des efforts sont également déployés pour négocier un accord entre la coalition et l’opposition sur le projet de loi, ainsi que pour retarder le reste des projets de réforme judiciaire du gouvernement.

Gantz: je sais « avec certitude » que des élus de la coalition s’opposent à la refonte

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s'exprimant lors du débat avant le vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable" à la Knesset, le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s'exprimant lors du débat avant le vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable" à la Knesset, le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le leader du parti HaMahane HaMamlahti Benny Gantz, affirme qu’il y a des législateurs de la coalition qui s’opposent au projet de loi visant à annuler le contrôle judiciaire sur le « caractère raisonnable » des décisions prises par les hauts responsables politiques.

« Il y a une majorité dans cet auditorium, et je le sais de source sûre, qui ne veut pas de ce résultat », a déclaré Gantz.

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti a averti que la législation, si elle est adoptée lors des votes de la Knesset prévus aujourd’hui, portera atteinte aux fondements démocratiques, à l’économie et à la sécurité d’Israël.

« Je suis très préoccupé par la situation en matière de sécurité et par ce que nous montrons à nos ennemis », ajoute Gantz, ancien ministre de la Défense et ancien chef d’état-major de Tsahal.

Hier, Gantz a reçu un briefing spécial du chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, sur l’état de préparation de l’armée, compte tenu du grand nombre de réservistes qui ont déclaré qu’ils ne participeraient pas au service volontaire pour protester contre la réforme du système judiciaire.

Gantz encourage la coalition à suspendre le projet de loi et à reprendre les pourparlers sur la réforme judiciaire, sous la médiation du président Isaac Herzog, mais il affirme que « certaines forces de la coalition ne veulent pas d’un accord, mais un combat ».

Le ministre des Communications, Shlomo Karhi a interrompu Gantz en l’accusant d’avoir « fait échouer les négociations à la résidence du président ».

Mansour Abbas et Aida Touma-Sliman se disputent à la Knesset

Des tensions éclatent à la Knesset entre les législateurs arabes de factions rivales.

S’exprimant en arabe, le député Raam Mansour Abbas a prononcé l’un des derniers discours de l’obstruction, mais il a été interrompu par la députée Hadash-Ta’al Aida Touma-Sliman.

Dans la brève partie en hébreu de leur échange, Abbas accuse Touma-Sliman d’avoir fait tomber la dernière coalition – dont faisait partie Raam. La querelle s’est poursuivie même après qu’Abbas est descendu de la tribune de la Knesset.

Netanyahu arrive à la Knesset et rencontre Levin et Smotrich

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à son bureau à la Knesset le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à son bureau à la Knesset le 24 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Netanyahu est arrivé à la Knesset, après sa sortie de l’hôpital ce matin.

Il est entré au Parlement par une entrée de secours, selon la Douzième chaîne, et a ainsi évité les manifestants à l’extérieur.

Netanyahu a ignoré les questions des journalistes et est entré dans son bureau, où il a rencontré le ministre de la Justice Yariv Levin et le ministre des Finances Bezalel Smotrich.

Après 26 heures d’obstruction, les votes sur la « raisonnabilité » devraient commencer

Le leader de l'opposition, Yaïr Lapid, s'exprimant lors d'un débat à la Knesset avant un vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable", le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader de l'opposition, Yaïr Lapid, s'exprimant lors d'un débat à la Knesset avant un vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable", le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après 26 heures d’obstruction de la part de l’opposition, les chefs des partis d’opposition, Yair Lapid et Benny Gantz, prendront la parole avant de passer le relais à la coalition.

Le ministre de la Justice, Yariv Levin, devrait résumer la position du gouvernement et le président de la commission de la Constitution, du droit et de la justice Simcha Rothman, s’adressera au plénum, avant de passer au premier des deux votes finaux sur le projet de loi visant à modifier la loi fondamentale : Le pouvoir judiciaire.

Les deux derniers votes – appelés deuxième et troisième lectures – commenceront en début d’après-midi.

Avant la deuxième lecture, les législateurs voteront sur les 140 objections émises par l’opposition. Ces réserves devraient être rejetées et ne pas être jointes au texte final.

Après la deuxième lecture, la Knesset devrait passer rapidement à la troisième lecture, qui est le vote décisif pour qu’un texte ait force de loi.

Les partis d’opposition ont décidé ce matin de boycotter le vote final, qui devrait avoir lieu en fin d’après-midi ou en début de soirée.

Parallèlement au processus législatif, le président Isaac Herzog a mené un ultime effort de médiation entre les figures de l’opposition et de la coalition afin de créer un consensus à la fois sur le projet de loi « raisonnable » et sur d’autres lois liées au plan du gouvernement visant à affaiblir le contrôle judiciaire.

Devant les portes du Parlement, des dizaines de manifestants opposés à la réforme restent sur place après une manifestation matinale mouvementée. À 18 heures, des manifestants favorables à la réforme devraient arriver pour exprimer leur soutien.

Miki Zohar : retarder la réforme porterait « un véritable coup à la démocratie »

Le ministre de la Culture et des Sports Miki Zohar à son bureau de Jérusalem, le 2 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Culture et des Sports Miki Zohar à son bureau de Jérusalem, le 2 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Culture, Miki Zohar, du Likud, le parti au pouvoir, s’est également prononcé contre l’amendement du projet de loi sur la « raisonnabilité » dans sa forme actuelle.

« Un compromis qui neutralise la loi restreignant la clause de raisonnabilité et conduit à un retard de la réforme [judiciaire] est un véritable coup porté à la démocratie », a écrit Miki Zohar sur Twitter, reprenant les termes utilisés par le parti d’extrême droite Otzma Yehudit pour s’opposer à la modification de la législation.

Le tweet de Zohar intervient alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réuni dans son bureau avec le chef du parti Shas, Aryeh Deri, le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, et le secrétaire du cabinet, Yossi Fuchs, avant les votes finaux prévus sur le projet de loi, qui interviennent alors que le président Isaac Herzog et d’autres tentent des tractations de dernière minute pour trouver un accord entre la coalition et l’opposition.

En l’absence d’accord, l’opposition boycottera le vote sur la « raisonnabilité »

Les dirigeants de l'opposition lors d'une conférence de presse sur la proposition alternative de réforme judiciaire du président Isaac Herzog, à Tel Aviv, le 16 mars 2023. (Capture d'écran Twitter ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Les dirigeants de l'opposition lors d'une conférence de presse sur la proposition alternative de réforme judiciaire du président Isaac Herzog, à Tel Aviv, le 16 mars 2023. (Capture d'écran Twitter ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Les partis d’opposition boycotteront les lectures finales du plénum sur le projet de loi « raisonnable » de la coalition si aucun accord n’est conclu entre les parties avant le début du vote, a déclaré un porte-parole de Yesh Atid.

Avigdor Liberman, du parti Yisrael Beytenu, salue cette initiative, qu’il a publiquement défendue.

Herzog : une base pour des « accords » existe, mais des « lacunes » subsistent

Le président Isaac Herzog lors d'une cérémonie de Yom HaAtzmaout à la résidence du président de Jérusalem, le 26 avril 2023. (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Le président Isaac Herzog lors d'une cérémonie de Yom HaAtzmaout à la résidence du président de Jérusalem, le 26 avril 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le président Isaac Herzog a déclaré qu’il travaillait « 24 heures sur 24 » pour négocier un accord entre la coalition et l’opposition sur la réforme judiciaire, avertissant qu’Israël se trouvait dans une « situation d’urgence nationale ».

« Il y a une base possible pour des accords, mais il y a encore des lacunes qui exigent que les différentes parties fassent preuve de responsabilité », a déclaré Herzog dans un communiqué.

« Les citoyens israéliens ont soif d’espoir et attendent de la responsabilité et du leadership. J’appelle les élus à agir avec courage et à tendre la main pour parvenir à des accords », a-t-il ajouté.

Ebranlé par la refonte, Tsahal va informer le cabinet sur son état de préparation

Illustration : Réunion du Conseil des ministres, dans les locaux des services du Premier ministre à Jérusalem, le 12 mars 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)
Illustration : Réunion du Conseil des ministres, dans les locaux des services du Premier ministre à Jérusalem, le 12 mars 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Le ministère de la Défense a déclaré que les responsables militaires informeront les membres du cabinet de sécurité de haut niveau aujourd’hui, alors que les protestations concernant la réforme judiciaire ont ébranlé l’armée israélienne.

Hier soir, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a informé le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, et le chef de l’agence de sécurité Shin Bet a rencontré le leader de l’opposition, Yair Lapid.

Le bureau du ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré qu’à la suite des directives du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministère de la Défense, « Tsahal informera les ministres du cabinet ce matin concernant la situation sécuritaire et l’état de préparation de l’armée ».

Plus de 10 000 réservistes ont déclaré qu’ils mettraient fin à leur service volontaire si le gouvernement mettait en œuvre ses projets controversés de réforme du système judiciaire, ce qui suscite des craintes quant à l’état de préparation de Tsahal.

Otzma Yehudit : le projet de loi sur la « raisonnabilité » doit être adopté tel quel

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à la Knesset, le 5 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à la Knesset, le 5 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le parti d’extrême-droite Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir s’oppose à tout « assouplissement » du projet de loi sur le « caractère raisonnable » et demande à la coalition d’adopter la législation dans sa forme actuelle.

Dans une déclaration, le parti affirme que réduire le champ d’application du projet de loi – qui vise à interdire le contrôle judiciaire du caractère « raisonnable » des décisions gouvernementales – reviendrait à « neutraliser » la législation.

« Nous n’avons aucun mandat pour assouplir le projet de loi… et surtout pas pour nous engager à retarder le reste de la réforme [judiciaire] », déclare Otzma Yehudit.

« Nous devons adopter la législation en l’état et continuer ensuite à aller de l’avant. »

Un manifestant blessé après avoir été frappé à la tête par un canon à eau

Un manifestant près de la Knesset a été blessé après avoir été frappé à la tête par un canon à eau de la police.

On ignore l’état de santé du manifestant. Une ambulance a été appelée sur les lieux.

La police arrête 6 manifestants qui bloquaient les routes près de la Knesset

La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

La police déclare avoir arrêté six manifestants qui ont ignoré les ordres des officiers alors qu’ils bloquaient les routes à l’extérieur de la Knesset ce matin.

Un communiqué de la police accuse les manifestants de s’être battus avec les officiers et d’avoir essayé de renverser les barricades, ce qui a conduit les policiers à utiliser des canons à eau et à faire appel à des agents de la garde montée pour disperser les manifestants.

Une vidéo montre la députée travailliste Naama Lazimi se faire asperger par un canon à eau alors qu’elle se tient dans une file d’attente avec les manifestants.

L’ambassade américaine en Israël « garde l’espoir » d’un arrangement acceptable

Des manifestants contre la réforme judiciaire du gouvernement rassemblés devant l'ambassade des États-Unis, à Tel Aviv, le 13 juillet 2023. (Crédit : Yoram Shpirer)
Des manifestants contre la réforme judiciaire du gouvernement rassemblés devant l'ambassade des États-Unis, à Tel Aviv, le 13 juillet 2023. (Crédit : Yoram Shpirer)

Un porte-parole de l’ambassade américaine a déclaré au Times of Israel qu’il suivait de près tous les développements récents concernant la législation sur la réforme judiciaire et qu’il espérait un compromis.

« Nous comprenons que des discussions intensives se poursuivent ce matin pour tenter de parvenir à un compromis. Nous gardons l’espoir qu’un arrangement acceptable puisse être trouvé », a déclaré le porte-parole.

La mission américaine est actuellement dirigée par Stephanie Hallett, qui a pris ses fonctions de chargée d’affaires après le départ de l’ambassadeur Tom Nides il y a quelques jours. Cette déclaration intervient après que le président américain Joe Biden a déclaré au site d’information Walla que le gouvernement ne devrait pas précipiter un projet de loi « qui sème la discorde » visant à limiter le contrôle judiciaire en raison des menaces auxquelles Israël est confronté.

Le chef du Shin Bet à Lapid : l’agitation actuelle menace la sécurité d’Israël

Le nouveau Premier ministre Yair Lapid, à gauche, tenant une réunion avec le chef du Shin Bet Ronen Bar au quartier général militaire de Kirya à Tel Aviv, le 1er juillet 2022. (Crédit: Haim Zach/GPO)
Le nouveau Premier ministre Yair Lapid, à gauche, tenant une réunion avec le chef du Shin Bet Ronen Bar au quartier général militaire de Kirya à Tel Aviv, le 1er juillet 2022. (Crédit: Haim Zach/GPO)

Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, a averti le leader de l’opposition, Yair Lapid, lors de leur rencontre hier soir, que l’agitation actuelle autour de la réforme judiciaire affaiblissait la sécurité nationale, selon la Douzième chaîne.

La chaîne, qui ne cite pas de source, indique que Ronen Bar a exprimé de sérieuses inquiétudes quant au risque de violence et de chaos.

Dans un communiqué sur leur rencontre, Lapid a déclaré que les deux hommes avaient discuté « des menaces à la sécurité dans différents domaines » et qu’il avait souligné son inquiétude quant à la « résilience nationale ».

Selon la Douzième chaîne, la conversation a eu lieu à la demande de Bar et a été approuvée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Lapid a également rencontré hier le président Isaac Herzog, qui fait pression pour un accord sur le projet de loi « raisonnable » que la coalition s’efforce de faire passer dans la législation et une pause de plusieurs mois sur le reste du remaniement judiciaire pour permettre des négociations.

La police arrête Moshe Radman, un leader de la manifestation, près de la Knesset

Moshe Radman, leader de la protestation, est arrêté par la police lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire prévue par le gouvernement, le 23 mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
Moshe Radman, leader de la protestation, est arrêté par la police lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire prévue par le gouvernement, le 23 mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

La police a arrêté Moshe Radman, l’un des leaders du mouvement de protestation, près de la Knesset.

La police n’a pas fait de déclaration dans l’immédiat sur les raisons de l’arrestation de Radman.

L’arrestation s’est produite alors que la police cherchait à disperser les manifestants qui bloquaient l’accès à la Knesset, au moyen de canons à eau. La police montée a également été mobilisée.

Elharar défend la décision de Lapid : « Quelqu’un doit être l’adulte dans la pièce »

La députée Karine Elharrar prend la parole devant la Commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset, le 25 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La députée Karine Elharrar prend la parole devant la Commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset, le 25 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Karine Elharrar, députée de Yesh Atid, défend la décision du parti du chef de l’opposition Yair Lapid de prendre part aux discussions visant à restreindre le champ d’application du projet de loi sur la « raisonnabilité » et de suspendre le reste de la réforme judiciaire en attendant la tenue de nouvelles négociations.

« Il y a des moments dans la vie où l’on ne peut pas se contenter de faire des calculs politiques. Quelqu’un doit être l’adulte dans la pièce », déclare-t-elle au site d’information Ynet.

Elharrar ajoute qu’Israël a été précipité dans « une situation catastrophique » et affirme que Yesh Atid ne fait pas confiance au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« D’un autre côté, le reste doit être retardé », dit-elle, faisant référence aux autres propositions de la coalition visant à réformer le système judiciaire.

Le président Isaac Herzog a lancé hier d’ultimes tractations pour parvenir à un accord entre les deux parties, alors que la Knesset commençait à débattre du projet de loi avant les votes finaux attendus aujourd’hui.

Netanyahu quitte l’hôpital après la pose d’un stimulateur cardiaque

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant après s'être fait poser un pacemaker, dans une vidéo de l’hôpital Sheba, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant après s'être fait poser un pacemaker, dans une vidéo de l’hôpital Sheba, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quitté l’hôpital lundi au lendemain d’une intervention chirurgicale pour la pose d’un stimulateur cardiaque, a indiqué le centre hospitalier Sheba.

Netanyahu a quitté l’hôpital « il y a cinq minutes », a déclaré en début de matinée à l’AFP un porte-parole de l’établissement dans lequel il avait été admis dans la nuit de samedi à dimanche.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir le convoi du Premier ministre quitter l’établissement de Ramat Gan.

Netanyahu a été hospitalisé 24 heures la semaines dernière et a été de nouveau admis hier et présentait un « bloc cardiaque transitoire potentiellement fatal ».

On ignore à l’heure actuelle si Netanyahu se rendra à la Knesset, où les députés votent sur le projet de loi visant à empêcher les tribunaux d’exercer un contrôle judiciaire sur le caractère « raisonnable » des décisions gouvernementales.

La police utilise des canons à eau contre les manifestants à Jérusalem

Des manifestants anti-rénovation sont aspergés par un canon à eau de la police alors qu'ils bloquent une route près de la Knesset, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des manifestants anti-rénovation sont aspergés par un canon à eau de la police alors qu'ils bloquent une route près de la Knesset, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

La police utilise des canons à eau à Jérusalem pour disperser les manifestants qui bloquent les rues menant à la Knesset, où les députés délibèrent actuellement sur le très litigieux projet de loi sur la « raisonabilité », avant un vote final.

La police met en garde contre la fermeture de certaines routes dans le secteur de la Knesset au fil de la journée.

Par ailleurs, trois manifestants ont été arrêtés parce qu’ils bloquaient l’entrée du domicile du ministre de l’Economie Nir Barkat.

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