Michal Akerman, à l’origine d’une « révolution viticole » en Israël
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Michal Akerman, à l’origine d’une « révolution viticole » en Israël

La viticultrice pourrait bien provoquer une "révolution viticole" qui permettra d’augmenter la biodiversité dans les vignes et dans divers types de fermes en Israël

Michal Akerman. (Crédit : Tabor)
Michal Akerman. (Crédit : Tabor)

Michal Akerman est à l’origine d’une « révolution viticole » en Israël, a titré dans un portrait que lui a consacré le magazine Forbes (en anglais).

Ingénieur agronome et viticultrice israélienne, elle travaille pour les caves Tabor, les cinquièmes plus grandes dans le pays, après avoir exercé au Chili, en Afrique du sud et à Chypre.

Le domaine viticole est situé à Kfar Tabor, en Galilée, au pied du mont Tabor – un village créé par la famille Rothschild et le château Lafite Rothschild, un domaine français, en 1901.

Michal Akerman est aujourd’hui considérée comme la première et officielle viticultrice en Israël. Selon Forbes, elle se démarque par son ingéniosité, elle qui pourrait bien provoquer une « révolution viticole » qui permettra non seulement d’augmenter la biodiversité dans les vignes, mais également dans divers types de fermes en Israël.

« Michal bénéficie d’une totale liberté à Tabor, domaine qui a confiance en ses connaissances, son expérience et son intuition, écrit Forbes. Cette confiance est très importante pour Michal. Lorsqu’elle a cherché un emploi après ses études supérieures, elle a réalisé que les plus grands producteurs israéliens investissaient dans le meilleur équipement pour leurs caves, mais pas dans leurs vignobles. Tabor, avec son respect de longue date pour la terre et ses producteurs, était la partenaire idéale afin de commencer ce processus de focalisation sur le terroir. »

Afin de parvenir à favoriser la biodiversité dans les vignes, elle travaille avec la Société de protection de la nature en Israël, qui a pour mission de préserver l’environnement israélien.

Ensemble, leur but est de lutter contre les conséquences de la monoculture, qui crée un éco-équilibre non naturel pour la faune et la flore, affectant ainsi la façon dont les animaux vivent et se nourrissent, ainsi que leurs habitudes migratoires, mais aussi les plantes et micro-organismes rares, importants pour l’harmonie de l’environnement.

Michal Akerman travaille ainsi dans le respect de l’environnement. « Ils [la Société de préservation de la nature en Israël] m’ont donné une nouvelle perspective, explique-t-elle. Quand je regardais mes vignes, je pensais que c’était génial de voir tout ce qui était autour des vignes être effacé, beau et propre, puis j’ai commencé à penser le contraire après avoir discuté avec eux. Au fil du temps, j’ai réalisé qu’il n’était pas nécessaire que ce soit comme ça [en détruisant tout ce qui est autour des vignes]. Nous pouvons travailler avec la nature et faire en sorte que les vignes s’intègrent dans l’environnement naturel. »

Cette « révolution viticole » a ainsi démarré il y a 7 ans, quand elle a approché le directeur des caves Tabor avec ce projet environnemental. Elle a ainsi commencé à travailler dans le respect de l’environnement dans les différentes vignes de la société.

En plantant 400 arbres et en utilisant moins de produits chimiques, de nombreux animaux et insectes sont ainsi revenus dans les vignobles, favorisant la biodiversité. Une vraie révolution écologique pour le vin israélien, qui pourrait bien inspirer de nombreux autres fermes et domaines.

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