Moshe Feiglin exige des primaires en vue de la fusion Zehut-HaYamin HaHadash
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Moshe Feiglin exige des primaires en vue de la fusion Zehut-HaYamin HaHadash

Le parti pro-cannabis a déclaré que les deux listes ont accepté, sur le principe, de s'allier, mais souligne qu'il est plus populaire que Bennett auprès des électeurs

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

A gauche : le chef du parti Zehut Moshe Feiglin dépose son bulletin dans l'urne du bureau de vote de l'implantation de Karmei Shomron, le 9 avril 2018. (Crédit : Hillel Maeir/Flash90). A droite : Naftali Bennett, ancien ministre de l'Education, lors d'une conférence le 26 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
A gauche : le chef du parti Zehut Moshe Feiglin dépose son bulletin dans l'urne du bureau de vote de l'implantation de Karmei Shomron, le 9 avril 2018. (Crédit : Hillel Maeir/Flash90). A droite : Naftali Bennett, ancien ministre de l'Education, lors d'une conférence le 26 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le parti Zehut a annoncé dimanche qu’il avait accepté sur le principe de se présenter avec le parti HaYamin HaHadash aux prochaines élections, mais a posé sa condition : la fusion n’aura lieu que si des primaires ouvertes sont organisées pour déterminer qui occupera la première place de la liste.

« Il nous semble que la première place d’une liste unie doit être attribuée à la personne qui a rapporté le plus de voix aux dernières élections », a déclaré le parti Zehut dans un communiqué.

« [Le président de Zehut Moshe] Feiglin a rapporté 120 000 [voix] et [les présidents de HaYamin Hahadash Naftali] Bennett et [Ayelet] Shaked ont obtenu 140 000 voix à deux. Par conséquent, Feiglin a rapporté plus d’électeurs [à lui seul], et il est juste qu’il soit à la tête de la liste », a indiqué le parti libertaire pro-cannabis.

« Néanmoins, nous avons accepté de remettre cette décision entre les mains du public et d’organiser des primaires ouvertes. Malheureusement, nous ne sommes pas parvenus à un accord sur ce sujet, et le temps passe. »

Évoquant la nécessité de fournir aux candidats suffisamment de temps pour s’organiser, Zehut a déclaré qu’il donnait à HaYamin HaHadash jusqu’à vendredi pour répondre à son ultimatum. Autrement, le parti n’acceptera la fusion que si Moshe Feiglin occupe la première place de la liste.

En réponse à Moshe Feiglin, HaYamin HaHadash a émis un communiqué indiquant que son président, Naftali Bennett, « construit un bloc de droit libéral qui associe ceux qui croient en une économie libre, en un judaïsme sans coercition et à l’intégrité du pays. Quiconque se considère comme un droitiste libérale est invité à [nous] rejoindre ».

Ayelet Shaked s’exprimant lors de sa cérémonie d’adieu, dans les locaux du ministère de la Justice à Jérusalem, le 4 juin 2019. (Hadas Parush / Flash90)

Si Naftali Bennett et Ayelet Shaked ont tous deux déclaré qu’ils avaient l’intention de se présenter aux élections de septembre, l’ex-ministre de la Justice n’a pas encore annoncé sous quelle bannière elle se présenterait.

Les sondages ont indiqué qu’Ayelet Shaked – qui avait quitté HaBayit HaYehudi en décembre dernier pour former HaYamin HaHadash – est l’une des responsables politiques les plus populaires de son camp. Elle devrait se décider entre la direction de HaYamin HaHadash aux côtés de Naftali Bennett en tant qu’adjointe ou la première ou deuxième place dans l’Union des partis de droite.

Il est probable que Zehut et HaYamin HaHadash attendent qu’elle se décide avant de décider de fusionner.

Les deux partis ont des points de vue communs sur les questions économiques, religieuses, et les deux listes se disputaient les mêmes électeurs lors de la dernière élection.

Si Moshe Feiglin a refusé, lors de sa dernière campagne, d’être classé à droite ou à gauche, il a déclaré, après avoir échoué à dépasser le seuil électoral, avoir appris de ses erreurs et qu’il n’hésitera plus à se revendiquer officiellement de droite.

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