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Quinze pays de l’UE demandent à Israël de renoncer à un projet d’implantations

Dans une déclaration commune, les pays affirment que la construction de plus de 4 000 unités prévues "constituerait un obstacle supplémentaire à la solution des deux États"

Des travaux de construction dans l’implantation de Givat Zeev, en Cisjordanie, près de Jérusalem, le 10 mai 2022. (Crédit: Ahmad Gharabli/AFP)
Des travaux de construction dans l’implantation de Givat Zeev, en Cisjordanie, près de Jérusalem, le 10 mai 2022. (Crédit: Ahmad Gharabli/AFP)

Quinze pays européens, dont la France, l’Allemagne et l’Italie, ont demandé vendredi à Israël de revenir sur un projet de construction de plus de 4 000 logements en Cisjordanie.

« Nous sommes profondément préoccupés par la décision du Conseil israélien de planification d’avancer des plans pour la construction de plus de 4 000 unités de logement en Cisjordanie. Nous demandons aux autorités israéliennes de revenir sur cette décision », ont écrit les ministres des Affaires étrangères de ces quinze pays dans un communiqué commun.

Ils demandent aux Israéliens de « ne pas procéder aux démolitions ou aux expulsions prévues, notamment à Masafer Yatta ».

Des ONG israéliennes ont critiqué jeudi le rejet par la Cour suprême israélienne de pétitions émanant de Palestiniens menacés d’expulsion dans une zone désertique de Cisjordanie, considérée par l’armée israélienne comme une zone d’entraînement.

La veille, la plus haute juridiction israélienne avait donné raison à l’armée en statuant que la région de Massafer Yatta, où se situent 12 villages palestiniens dans le désert de Judée, à l’extrémité sud de la Cisjordanie, constituait un champ de tir depuis 1980. Cette décision ouvre ainsi la voie à la possible expulsion des habitants.

« Les nouvelles unités d’habitation constitueraient un obstacle supplémentaire à une solution à deux États », mettent en garde les chefs de la diplomatie des quinze pays – France, Belgique, Danemark, Finlande, Pologne, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Espagne et Suède.

Selon eux, les implantations israéliennes « constituent clairement une violation du droit international et empêchent une paix juste, durable et globale entre Israéliens et Palestiniens ».

Cette prise de position européenne est intervenue pendant les obsèques de la journaliste Shireen Abu Akleh, tuée d’une balle dans la tête en Cisjordanie, où elle couvrait un raid militaire israélien, sur fond de violences persistantes.

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