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Refonte judiciaire : des chefs d’entreprise font part de leur craintes à Nir Barkat

Les dirigeants de Fox, Azrieli, Tnuva et d'autres entreprises ont fait part de leurs préoccupations et ont mis en garde contre un retrait massif de capitaux du pays

Le ministre de l'Économie, Nir Barkat, arrivant pour une réunion au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Économie, Nir Barkat, arrivant pour une réunion au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Économie Nir Barkat a tenu une réunion jeudi avec 20 chefs d’entreprise, qui ont fait part de leurs préoccupations quant aux conséquences négatives du projet du gouvernement de remanier radicalement le système judiciaire – des changements qui, selon eux, se font déjà sentir dans l’économie.

Organisée au domicile du PDG de la chaîne de mode Fox, Harel Wizel, la réunion a également été suivie par la présidente du groupe Azrieli, Danna Azrieli, la directrice de l’immobilier, Liora Ofer, le PDG de Phoenix Holdings, Eyal Ben Simon, et le président de Tnuva, Haïm Gavrieli, a rapporté la Douzième chaîne.

« Il y aura un retrait massif de capitaux du pays », auraient averti les membres du groupe à Barkat, ajoutant que la note de crédit d’Israël serait également dégradée.

La coalition dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en avant un ensemble de réformes spectaculaires qui augmenteraient le contrôle du gouvernement sur le système judiciaire, lui permettant d’annuler les décisions des tribunaux à la majorité la plus faible et lui donnant le plein pouvoir sur les nominations judiciaires.

Les détracteurs de cette réforme estiment qu’elle priverait le système judiciaire de son rôle de contrôle du pouvoir de la majorité au pouvoir et permettrait de porter atteinte aux droits de l’Homme. Ils ont également prévenu que cette mesure dissuaderait les investissements étrangers et affaiblirait l’économie.

Lors de la réunion avec Barkat (Likud), l’un des participants a affirmé que le simple fait de parler de refonte judiciaire a suffi à avoir un impact sur l’économie.

« Ce n’est pas une coïncidence si aucune entreprise high-tech ne s’est ouverte ici au cours du dernier mois », a déclaré, sous couvert d’anonymat, un cadre, selon la Douzième chaîne.

La marque phare de Fox Group Israel, une entreprise de vente au détail de vêtements qui comprend sa propre marque ainsi que d’autres franchises (Crédit : Fox Group)

Ils ont expliqué que même si tout le monde était d’accord sur la nécessité d’une réforme, la vitesse à laquelle le gouvernement faisait passer la législation était problématique. « Vous devez faire des compromis et dialoguer », auraient-ils dit à Barkat.

« Où sont tous les modérés du Likud ? Pourquoi leurs voix ne sont-elles pas entendues ? », a exhorté un membre du groupe.

En ce qui concerne l’impasse dans laquelle se trouvent les efforts pour trouver un compromis sur la question, Barkat aurait rejeté la faute sur le chef de l’opposition Yaïr Lapid, qui a demandé un gel de 60 jours de la législation sur la réforme du système judiciaire afin de pouvoir mener un dialogue.

Barkat, homme d’affaires multimillionnaire, avait auparavant assuré à un secteur commercial de plus en plus inquiet que les réformes judiciaires n’auraient pas d’impact sur l’économie du pays. « Lorsque je parle avec mes pairs dans le monde, cette question n’est même pas mentionnée », avait-il déclaré lors d’une conférence sur les cyber-technologies.

« Les investisseurs du monde entier s’intéressent aux meilleurs entrepreneurs, idées ou produits et recherchent des solutions – tant qu’Israël pourra fournir cela, il restera un leader », avait-il ajouté.

Toutefois, les initiés du secteur bancaire estiment que plus de 4 milliards de dollars ont déjà quitté Israël ces dernières semaines, les particuliers et les entreprises cherchant à protéger leur patrimoine dans un climat politique et économique de plus en plus incertain.

Danna Azrieli, fille du constructeur, designer, architecte et promoteur canadien, David Azrieli, le 7 juin 2010. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Jeudi, plus de 400 anciens hauts responsables de la sécurité ont signé une lettre publique exhortant le président Isaac Herzog à ne pas signer de lois qui contredisent les valeurs démocratiques fondamentales d’Israël, alors qu’il s’efforce de négocier une version de compromis concernant le plan de réforme du système judiciaire du gouvernement Netanyahu.

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