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Sara Netanyahu nie avoir dit que les ex-otages « ne nous ont même pas remerciés »

Le cabinet du Premier ministre nie la véracité des informations relayée par un reportage télévisé ; des ex-otages ont publié sur les réseaux sociaux : « Désolé d'avoir été kidnappé »

Sara Netanyahu assiste à une prière pour le retour des otages de Gaza, au Mur occidental à Jérusalem, le 21 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Sara Netanyahu assiste à une prière pour le retour des otages de Gaza, au Mur occidental à Jérusalem, le 21 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Jeudi, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu a nié que Sara Netanyahu se soit plainte que la centaine d’otages libérés à la faveur d’un cessez-le-feu, fin novembre, ne les aient pas suffisamment remercié, elle et son mari.

Selon la Douzième chaîne, l’épouse du Premier ministre aurait dit à un député de l’opposition, lors d’une récente réunion sur la négociation d’un accord pour faire libérer les otages : « Vous avez vu tous les otages revenus ? Ils ne nous ont même pas remerciés. »

Le cabinet de Netanyahu a catégoriquement nié ces propos, affirmant que ce n’était que « mensonges et inventions tirées par les cheveux ».

Au cours de l’attaque du 7 octobre, les terroristes ont fait 253 otages en Israël, dont un certain nombre de cadavres, qu’ils ont conduits à Gaza. A la faveur d’un cessez-le-feu d’une semaine en novembre dernier, le Hamas a libéré 105 civils, venus s’ajouter aux quatre otages libérés un peu avant. Trois otages ont été sauvés par les troupes de Tsahal, auxquels s’joutent les corps de 11 otages retrouvés dans la bande de Gaza, dont trois tués par erreur par l’armée à la mi-décembre.

On estime à 130 le nombre des otages enlevés le 7 octobre encore à Gaza, et l’armée israélienne a confirmé la mort de 33 d’entre eux, sur la foi de renseignements obtenus par les soldats déployés à Gaza.

Cela fait maintenant des mois qu’ex-otages et proches d’otages organisent des manifestations et des rassemblements pour demander un nouvel accord et faire libérer leurs proches.

Einav Zangauker, la mère de l’otage Matan Zangauker, a déclaré en réponse à l’article : « Je suis heureuse que Mme Sara Netanyahu se sente responsable de la libération des otages. Je le serais davantage si elle assumait la responsabilité de l’enlèvement de mon fils Matan et de son abandon, et davantage encore si elle faisait revenir Matan à la maison. »

Un homme collant des photos des Israéliens toujours retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza, sur la « Place des otages », à Tel Aviv, le 4 mars 2024. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Sara Netanyahu a assisté à une prière en faveur des otages, jeudi soir, au mur Occidental de Jérusalem. Interrogée par un journaliste de la Douzième chaîne sur les propos qu’on lui prête, elle n’a pas réagi.

Capturé lors de l’attaque terroriste du 7 octobre et libéré en novembre dernier, Liam Or s’en est pris à Netanyahu suite à cette information.

« Désolé, j’ai été kidnappé », a-t-il écrit sur son compte Instagram à côté d’une capture d’écran du reportage de la Douzième chaîne.

Les retrouvailles Maya et Itay Regev, libérés de Gaza à quelques jours d’intervalle, à l’hôpital Soroka à Beer Sheva, le 30 novembre 2023. (Autorisation)

Maya Regev, elle aussi ex-otage, a écrit sur ses comptes de réseaux sociaux : « Désolée d’avoir été kidnappée. Et encore plus désolée de voir ce qui les occupe, au lieu de faire libérer mes frères et sœurs. »

Yagil Yaakov, 13 ans, qui a été kidnappé avec son frère et libéré en novembre et dont la dépouille paternelle se trouve toujours à Gaza, a écrit sur Instagram : « Désolé d’avoir été kidnappé. La prochaine fois, je financerai moi-même mes vacances à Gaza. »

Yonatan Shamriz, le frère d’Alon Shamriz, l’un des trois otages abattus par erreur par les soldats de Tsahal à Gaza, a réagi sur X en écrivant : « Les propriétaires de la salle de mariage de Versailles ont répondu : Personne ne nous a encore remerciés pour les amuse-gueules » – allusion à la tristement célèbre catastrophe du salon de mariage Versailles, à Jérusalem, en 2001, dans laquelle 23 personnes avaient trouvé la mort dans un effondrement d’une dalle lors d’un mariage.

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