Selon un témoin, le policier qui a tiré sur Yehuda Biadga n’a pu faire autrement
Rechercher

Selon un témoin, le policier qui a tiré sur Yehuda Biadga n’a pu faire autrement

Un passant qui a vu le policier ouvrir le feu sur un Israélien d'origine éthiopienne armé d'un couteau dément que l'agent ait tiré trop rapidement

Des bougies allumées sur le site où l'Israélien d'origine éthiopienne Yehuda Biadga a été tué alors qu'il se ruait vers un policier, un couteau à la main, à Bat Yam, le 20 janvier 2019. Une bannière dit : "Yehuda Biadga a été assassiné ici" (Crédit : Flash90)
Des bougies allumées sur le site où l'Israélien d'origine éthiopienne Yehuda Biadga a été tué alors qu'il se ruait vers un policier, un couteau à la main, à Bat Yam, le 20 janvier 2019. Une bannière dit : "Yehuda Biadga a été assassiné ici" (Crédit : Flash90)

Un témoin qui a assisté à une récente fusillade au cours de laquelle un Israélien d’origine éthiopienne a trouvé la mort – un policier avait ouvert le feu sur lui alors qu’il se ruait en sa direction en tenant un couteau – a rejeté l’idée que l’agent ait utilisé trop rapidement son arme en raison d’une partialité sous-jacente liée à l’origine du défunt.

S’exprimant dans les colonnes du quotidien Haaretz, dimanche, le témoin, âgé de 50 ans et vivant dans une région du centre du pays, a expliqué que le policier impliqué n’avait eu que peu de temps pour ouvrir le feu avant que l’attaquant présumé ne le poignarde.

« Si le policier avait attendu encore une demie seconde, il aurait été poignardé », a-t-il dit. « Il devait clairement ouvrir le feu. Il se trouvait dans une situation de danger potentiellement mortel. Tout est arrivé vraiment vite et il n’avait pas de temps devant lui ».

Yehuda Biadga, 24 ans, a été tué vendredi dans sa ville natale de Bat Yam après qu’il s’est rué vers un policier, un couteau à la main, selon la police. Les forces de l’ordre ont démenti que la décision de l’agent d’ouvrir le feu ait été liée aux origines de Biagda, disant que ce dernier avait eu légitimement le sentiment que sa vie était en danger. Les proches du défunt ont pour leur part accusé la police d’usage excessif de la force, expliquant que Biadga avait des problèmes de santé mentale. La police a ouvert une enquête sur la fusillade.

Le témoin oculaire, qui n’a pas été nommé dans l’article, est entré volontairement en contact avec le Département des enquêtes internes de la police au ministère de la Justice pour raconter ce qu’il avait vu. Dimanche soir, des agents sont venus recueillir son témoignage – qui conforte la version des événements livrée par le policier qui a ouvert le feu, a noté Haaretz.

Se rappelant les événements, l’homme a expliqué à Haaretz qu’il se trouvait en voiture avec sa fille lorsqu’il avait soudainement aperçu un policier en moto le dépasser dans le sens inverse de la circulation.

« Puis il a arrêté son engin sur un passage piéton, il est descendu, il a sorti une arme et il a crié : « Lâchez ce couteau’, » raconte-t-il dans l’article.

Regardant alors dans la direction dans laquelle l’arme à feu était pointée, il a dit avoir remarqué « un type qui a commencé à courir vers le policier en agitant un couteau ».

« Il était sur le trottoir et il en est descendu en allant vers le policier. Il semblait qu’il allait l’attaquer et l’agent a immédiatement tiré deux fois », ajoute-t-il.

« Le type est tombé par terre et, très rapidement, d’autres policiers sont arrivés sur les lieux. Selon moi, il a tiré d’une distance de cinq mètres », poursuit-il.

Yehuda Biadga (Capture d’écran : Twitter)

Le témoin a indiqué que lorsqu’il avait entendu, dimanche, que la fusillade était présentée comme ayant un mobile racial, il avait ressenti le besoin de prendre la parole.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...