Shaked : si nos demandes ne sont pas remplies, de nouvelles élections sont possibles
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Shaked : si nos demandes ne sont pas remplies, de nouvelles élections sont possibles

Kahlon dit en pleine crise qu’il n’abattra pas le gouvernement, et qu’ “il ne peut pas y avoir des élections tous les ans”

Le ministre de l'Energie Yuval Steinitz (à gauche ) et la ministre de la Justice Ayelet Shaked avant la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 22 mai 2016. (Crédit : Emil Salman/Pool)
Le ministre de l'Energie Yuval Steinitz (à gauche ) et la ministre de la Justice Ayelet Shaked avant la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 22 mai 2016. (Crédit : Emil Salman/Pool)

La confrontation entre les partis HaBayit HaYehudi et Likud sur la réforme du cabinet de sécurité a continué dimanche matin, la ministre de la Justice Ayelet Shaked (HaBayit HaYehudi) soulignant que de nouvelles élections étaient une « possibilité » si le gouvernement ne cédait pas aux demandes de son parti.

Naftali Bennett, dirigeant de HaBayit HaYehudi, a déclaré samedi soir aux membres de son parti à la Knesset qu’il était prêt à voter contre la nomination d’Avigdor Liberman au poste de ministre de la Défense si ses demandes sur la réforme du cabinet de sécurité n’étaient pas remplies. La menace à la stabilité de la coalition a été répétée dimanche par Shaked.

« Il n’y a pas besoin qu’il y ait des élections, mais s’ils veulent réduire la situation à ça, c’est sans doute une possibilité », a déclaré dimanche Shaked à la radio militaire.

D’autre part, le président du parti Koulanou Moshe Kahlon a déclaré dimanche qu’il n’avait pas l’intention d’abattre la coalition gouvernementale, quelques jours après la démission d’un ministre de son parti pour protester contre le gouvernement « extrémiste » qui mènerait, selon lui, Israël vers la destruction.

« Le gouvernement durera », a déclaré dimanche Kahlon, ministre des Finances, à la radio publique israélienne.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon au ministère des Finances, à Jérusalem, le 20 juillet 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le ministre des Finances Moshe Kahlon au ministère des Finances, à Jérusalem, le 20 juillet 2015. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

« Nous avons de grands défis, importants, et vous ne pouvez pas mettre à terre un gouvernement tous les mois, il ne peut pas y avoir des élections chaque année. Le gouvernement doit fonctionner », a-t-il ajouté depuis Rome, où il est en visite.

Avec 10 sièges, Koulanou est le plus grand partenaire de coalition du gouvernement, bien que le parti centriste, fondé par Kahlon, ancien membre du Likud, soit principalement concentré sur la politique économique.

L’impasse atteinte entre Bennett et le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la réforme menace de renverser le gouvernement, selon Tzahi Hanegbi, député du Likud et confident de Netanyahu. Mais une source proche du premier ministre a déclaré à la radio publique israélienne que le sujet devrait être résolu dimanche.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzachi Hanegbi, député du Likud, pendant une réunion à la Knesset en 2010. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzachi Hanegbi, député du Likud, pendant une réunion à la Knesset en 2010. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Bennett demande que Netanyahu nomme un attaché militaire au cabinet pour fournir aux ministres des mises à jour sécuritaires en temps réel, augmenter les visites d’enquête sur les bases et d’autres zones militaires, et faciliter l’accès aux informations classifiées.

Bennett a menacé que son parti votre contre la nomination de Liberman, sabordant l’accord de coalition signé mercredi avec le parti de ce dernier, Yisrael Beytenu. La coalition de 61 sièges a besoin des huit votes de HaBayit HaYehudi pour faire passer la nomination à la Knesset, qui compte 120 députés.

« Sauver des vies est plus important que des portefeuilles ministériels », a déclaré Bennett à ses collègues députés. « Nous voulons que cela cesse. »

Dans un post publié samedi tard sur Facebook, le ministre de l’Education a expliqué que le cabinet de sécurité, « qui commande le chef d’Etat-major et l’armée israélienne, qui prend des décisions qui sont des questions de vie ou de mort, doit cesser d’être aveugle. Aujourd’hui, il est aveugle. »

Les ministres du cabinet, a-t-il dit, « sont sans cesse maintenus à l’écart d’informations critiques ».

Le Likud a prévenu qu’un vote contre la nomination de Liberman entraînerait le licenciement immédiat des trois ministres de HaBayit HaYehudi – le ministre de l’Education Bennett, la ministre de la Justice Shaked, et le ministre de l’Agriculture Uri Ariel – et probablement l’effondrement de la coalition.

Même avec les cinq sièges du parti Yisrael Beytenu, une coalition sans HaBayit HaYehudi serait réduite à 58 sièges et perdrait sa majorité parlementaire, ce qui déclencherait probablement de nouvelles élections.

Netanyahu a proposé vendredi de mettre en place une commission dirigée par l’ancien chef du cabinet de sécurité nationale Yaakov Amidror pour examiner les moyens de réformer le cabinet de sécurité. HaBayit HaYehudi a immédiatement rejeté cette idée, accusant le Premier ministre de bloquer la réforme.

En pleine crise, Netanyahu a annulé la réunion hebdomadaire habituelle du gouvernement de dimanche. La réunion du cabinet de sécurité devait avoir lieu comme prévu en fin de matinée ou début d’après-midi, où les deux hommes devraient essayer de trouver un compromis.

La nomination de Liberman doit être approuvée par le cabinet, puis par la Knesset. Netanyahu aurait une majorité de votes au sein du gouvernement même sans HaBayit HaYehudi, mais il aura besoin des votes du parti à la Knesset. Les deux votes sont pour l’instant programmés lundi.

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