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Syrie : Frappes israéliennes présumées sur des cibles liées au Hezbollah

L'armée n'a pas commenté ces frappes présumées sur des postes d'observation du sud de la Syrie ; il n'y aurait pas eu de blessés

Illustration : Des explosions sont visibles dans la ville syrienne de Salamiyah le 24 juin après une frappe aérienne (Crédit : capture d'écran vidéo).
Illustration : Des explosions sont visibles dans la ville syrienne de Salamiyah le 24 juin après une frappe aérienne (Crédit : capture d'écran vidéo).

Les hélicoptères israéliens auraient frappé trois cibles sur le territoire syrien, lundi avant l’aube, ont fait savoir les médias syriens.

Les hélicoptères auraient bombardé des cibles liées au groupe terroriste du Hezbollah, aux abords de la ville d’al-Baath, ainsi que d’autres sites du sud de la Syrie.

Ces trois localisations seraient toute liées au « dossier Golan » du Hezbollah – qui désigne les initiatives prises par le groupe terroriste d’établir un front le long de la frontière avec le Golan, avec pour objectif d’attaquer l’État juif.

Selon les médias syriens, deux de ces sites étaient des postes d’observation utilisés par le groupe terroriste libanais et la troisième cible se trouvait à proximité immédiate d’une structure militaire syrienne qui, selon Israël, travaille avec le Hezbollah.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), organisation d’opposition pro-syrienne dont le financement reste flou, a fait savoir que l’attaque avait entraîné « des dégâts matériels » sans évoquer de blessé.

L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire, conformément à sa politique mise en place qui est de seulement reconnaître les frappes effectuées en riposte à des agressions depuis le territoire syrien.

L’État juif a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie pendant la guerre civile qui a ravagé le pays, prenant pour cible les livraisons d’armes présumées qui, selon Tsahal, sont effectuées pour le compte du groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, qui se bat aux côtés des forces du gouvernement syrien.

Israël a aussi procédé à plusieurs bombardements le long de la frontière, détruisant des cibles liées à l’effort livré par le Hezbollah et par l’Iran d’établir une présence militaire permanente dans le pays. Dans ce contexte, un sniper présumé a tué, la semaine dernière, un agent syrien des renseignements.

Midhat as-Saleh, une personnalité connue en Syrie, a été mortellement blessé à Ain Eltinah, un village situé le long de la frontière israélienne, sur le plateau du Golan, où il dirigeait un bureau du gouvernement syrien. Selon la Syrie, il aurait été tué par un sniper israélien. De leur côté, l’armée et les hauts-responsables israéliens n’ont ni confirmé, ni démenti cette accusation.

Selon les médias israéliens, as-Saleh aidait les Iraniens à asseoir leur présence le long de la frontière. Si ces affirmations sont confirmées, ce serait la première fois que des snipers israéliens tuent un individu identifié comme étant une cible liée à la république islamique de l’autre côté de la frontière.

Les frappes survenues à al-Baath ont lieu quelques jours après qu’Israël a expliqué avoir obtenu l’autorisation de la part du président russe Vladimir Poutine de continuer à mener des attaques aériennes en Syrie.

Washington annonce avoir tué un dirigeant d’Al-Qaïda en Syrie

L’armée américaine avait annoncé vendredi avoir tué un dirigeant d’Al-Qaïda dans une frappe de drone en Syrie, deux jours après l’attaque contre une base du sud syrien utilisée par la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis.

« Une frappe aérienne américaine menée aujourd’hui dans le nord-ouest de la Syrie a tué le haut dirigeant d’Al-Qaïda Abdul Hamid al-Matar », a indiqué le commandant John Rigsbee, un porte-parole du commandement central de l’armée américaine (Centcom) dans un communiqué.

La frappe a été menée dans la région de Soulouk, dans le nord de la Syrie sous contrôle turc.

« Nous n’avons constaté aucun signe de victimes civiles à la suite de la frappe, qui a été menée par un drone MQ-9 », a-t-il précisé en référence au drone armé surnommé « Reaper » (« la faucheuse » en anglais).

Le porte-parole n’a pas précisé si la frappe avait été menée en représailles après l’attaque de mercredi contre la base d’al-Tanf, utilisée par la coalition antijihadiste près des frontières syriennes avec la Jordanie et l’Irak, qui n’a pas fait de victime.

Selon Centcom, cette attaque « délibérée et coordonnée » avait été menée avec des drones et des tirs d’artillerie.

« Al-Qaïda continue de représenter une menace pour les Etats-Unis et nos alliés », a-t-il simplement indiqué. Le groupe « utilise la Syrie comme une base de repli pour se reconstituer, se coordonner avec ses affiliés et planifier des opérations à l’étranger ».

« L’élimination de ce haut dirigeant d’Al-Qaïda affectera la capacité de l’organisation terroriste à planifier et mener des attentats contre des citoyens américains, nos partenaires et des civils innocents », a-t-il ajouté.

Le Pentagone avait éliminé fin septembre un autre « haut dirigeant d’Al-Qaïda » en Syrie, Salim Abou-Ahmad, lors d’une frappe aérienne près d’Idleb, dans le nord-ouest du pays.

Il était « responsable de la planification, du financement et de l’approbation d’attentats trans-régionaux » perpétrés par l’organisation jihadiste, selon Centcom.

Quelque 900 soldats américains restent déployés dans le nord-est syrien, où ils continuent de coopérer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), et sur la base d’al-Tanf dans le sud, aux confins de l’Irak et la Jordanie.

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