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Syrie: Une frappe présumée d’Israël aurait empêché une livraison d’armes iraniennes

L'attaque qui a frappé l'aéroport international de Damas, le 20 mai, a endommagé les pistes d'atterrissage, ce qui aurait empêché des Boeings 747 venus d'Iran de se poser

Photo d'illustration : Images des frappes israéliennes sur des cibles iraniennes et syriennes dans le sud de la Syrie suite à une tentative d'attaque à l'explosif par des agents soutenus par l'Iran contre les troupes israéliennes sur le plateau du Golan, le 18 novembre 2020. (Crédit : Tsahal)
Photo d'illustration : Images des frappes israéliennes sur des cibles iraniennes et syriennes dans le sud de la Syrie suite à une tentative d'attaque à l'explosif par des agents soutenus par l'Iran contre les troupes israéliennes sur le plateau du Golan, le 18 novembre 2020. (Crédit : Tsahal)

Une attaque inhabituelle au missile sol-sol qui a visé l’aéroport international de Damas, il y a deux semaines, et qui a été attribuée à l’armée israélienne est parvenue à endommager certaines pistes, empêchant de gros avions-cargos de se poser.

En résultat, l’Iran a été dans l’incapacité de faire atterrir les Boeing 747 utilisés pour livrer des systèmes d’armement équipés de technologies d’orientation pour transformer les missiles existants en missiles de précision, a noté la Douzième chaîne, mardi.

Citant des images satellites de l’aéroport syrien suite à la frappe présumée, le reportage a fait remarquer que les pistes d’atterrissage avaient été bombardées aux deux extrémités, les raccourcissant significativement et empêchant les gros modèles d’avion d’atterrir.

Selon la chaîne, cette attaque stratégique a atteint son objectif et elle s’est attaquée à un problème qui préoccupe beaucoup l’État juif – les livraisons d’armes iraniennes de la part de l’Iran qui sont destinées à son groupe mandataire du Hezbollah, au Liban, et qui transitent par la Syrie.

Israël a reconnu avoir procédé à des centaines de sorties dans le ciel de la Syrie au cours de la dernière décennie, majoritairement pour déjouer les tentatives de la république islamique de transférer des armes ou d’établir une présence militaire dans un pays qui partage une frontière avec l’État juif.

Toutefois, la frappe qui a touché, le 20 mai, l’aéroport de Damas a été inhabituelle dans la mesure où elle a utilisé des missiles sol-sol qui ont été lancés depuis le plateau du Golan, a noté la chaîne publique syrienne SANA.

Cette dernière a précisé que la plus grande partie des missiles avait été interceptée. Toutefois, l’armée syrienne affirme avoir abattu les missiles israéliens lancés vers son territoire après presque toutes les attaques israéliennes – ce que les militaires israéliens et les analystes considèrent très largement comme de vaines vantardises.

Trois soldats syriens étaient morts dans la frappe, selon des informations. Cette attaque avait été la deuxième à toucher la Syrie en l’espace d’une semaine.

La frappe avait eu lieu quelques heures après que le porte-parole arabophone de Tsahal a accusé le gendre de Qassem Souleimani, commandant du Corps iranien des gardiens de la révolution islamique assassiné, de faire entrer clandestinement des armes à destination du Hezbollah via la Syrie à bord de vols civils.

Un Boeing 747 d’IranAir sur le tarmac de l’aéroport intérieur de Mehrabad à Téhéran, le 15 janvier 2013. (Crédit : AFP/Behrouz Mehri)

Avichay Adraee avait accusé la République islamique et le Hezbollah « de mettre en danger des civils » en transportant ces armements en empruntant des vols de passagers à l’aéroport de Damas « à des fins de discrétion ».

L’armée israélienne n’avait fait aucun commentaire suite à cette attaque.

Les frappes israéliennes ont continué dans l’espace aérien syrien qui est largement contrôlé par la Russie, alors même que les relations avec Moscou se sont détériorées, ces derniers temps. L’État juif est aux prises avec la Russie alors que Jérusalem apporte un soutien de plus en plus appuyé à l’Ukraine tout en cherchant à conserver sa liberté de mouvement dans le ciel syrien.

Plus récemment, la Syrie a accusé Israël d’avoir frappé son territoire dans la nuit de lundi. Un compte Twitter qui assure le suivi des activités militaires israéliennes dans le pays a affirmé que les attaques avaient visé des sites de la banlieue d’al-Kiswah, au sud de Damas, et les abords de l’aéroport international de Damas, qui est situé au sud-est de la ville.

Emanuel Fabian et Tobias Siegal ont contribué à cet article.

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