« The Cakemaker » remporte l’Oscar israélien du meilleur film
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« The Cakemaker » remporte l’Oscar israélien du meilleur film

Le film, qui parle d'un boulanger allemand gay qui déménage en Israël, a raflé six récompenses aux Ophirs 2018

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Jeudi soir, « The Cakemaker », un film au sujet d’un jeune boulanger allemand qui vient à Jérusalem après la mort soudaine de son amant israélien avec qui il était marié, a remporté le prix du meilleur film aux Ophirs 2018.

Le lauréat du meilleur film aux Ophirs, le prix le plus prestigieux du cinéma israélien, est traditionnellement sélectionné pour représenter Israël aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger.

Réalisé par Ofir Raul Graizer, « The Cakemaker » a raflé six récompenses, y compris celle du meilleur scénario, le meilleur montage ou le prix de la meilleure actrice qui est allé à Sarah Adler.

Le prix du meilleur acteur a été attribué à Neveh Tzur pour son rôle dans le film de Marco Carmel le « Noble Savage », qui parle d’un jeune garçon de 15 ans ayant des problèmes alimentaires.

Shira Haas a remporté le prix du meilleur second rôle féminin pour son interprétation dans « Noble Savage ».

Avant la cérémonie, tous les espoirs portaient sur le film « Flawless » (Impeccable). Le filme relate les aventures de trois jeunes filles de Jérusalem, dont une est transgenre, qui vendent leurs reins à un réseau de trafiquants d’organes ukrainiens afin de pouvoir se payer des implants mammaires avant leur bal de fin d’année.

Le film de Tal Granit et de Sharon Maymon avait été nominé dans 12 catégories, mais il n’a remporté que trois prix, celui du meilleur maquillage, des meilleurs costumes et du meilleur casting.

La ministre de la Culture Miri Regev brillait par son absence. Pour la deuxième année consécutive, elle n’a pas été invitée au gala d’Ashdod.

Regev s’est vue désinvitée de la cérémonie de l’année dernière après avoir critiqué « Foxtrot » de Samuel Maoz, un film qui traite des soldats israéliens. Le film avait remporté le prix du meilleur film et sept autres récompenses.

Un an plus tôt, elle avait quitté la cérémonie en colère quand un poème de Mahmoud Darwish, un écrivain palestinien défunt, avait été récité.

Regev, qui est connue pour s’être opposée à la communauté créative d’Israël très libérale, n’a pas été invitée à la cérémonie de 2018 en guise de protestation à une loi qu’elle avait défendue et qui lui aurait donné le contrôle sur les films pouvant recevoir un financement de l’État.

Actuellement, le fonds officiel du cinéma est responsable du choix de l’attribution des deniers publics. Certains craignent que Regev ne politise le processus de sélection et refuse de financer des films qui ne rentrent pas dans sa vision politique de droite. Des remarques sur les calculs politiques de Regev ont été entendues, à plusieurs reprises, dans les discours prononcés au cours de la cérémonie.

En juillet, Regev avait déclaré qu’elle réduirait de 50 millions de shekels le budget annuel du fonds du cinéma après que la Knesset a rejeté son projet de loi.

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